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sÉyré

l’Aérophile 509

Paulan à Sandown-Park

Le 5 novembre, Paulhan reprenait ses essais au champ de courses de Sar.down-Park, dans la banlieue de Londres. Le matin, deux petits vols à grande hauteur de 5 m. 40 s. et 6 m. 30 s.; l'après-midi, trois envolées de 8 m. 30 s., à 300 mètres de hauteur, 9 m. et 14 m. à 120 mètres. Tel était le bilan de la journée.

Paulhan bat le record du monde de la hauteur. — Mais le lendemain, l’aviateur français faisait mieux encore, battant officiellement le record du monde de la hauteur.

Vers midi, il commençait une série de vols sur la distance, mesurée officiellement, d’un mile et arrivait à couvrir la distance en 2 m., 1/5

Vers 2 heures, il partait pour essayer le record de la hauteur. Paulhan volant en immenses cercles en dehors des limites du Park, montait régulièrement et doucement à 977 pieds, soit 296 mètres, mesurés officiellement par des instruments précis, maniés par des officiers du génie.

Après 15 min. 55 sec., Faulhan arrêtait son moteur à une hauteur de 150 mètres, descendait en planant jusqu’à cinq mètres du sol, et repartait, sans toucher, pour un tour, presque cemplet, à quelques mètres audessus des spectateurs. Il s'arrêtait ensuite à dix mètres du hangar, salué par les hurrahs !

Puis, Paulhan terminait la journée par un vol avec atterrissage involontaire, mais sans accident, dans l’enceinte populuire, et quelques tours à 20 m. de hauteur.

En Angleterre. — Mocre Brabazon gagne le Prix de 25.000 francs du « Daily Mail ».

Le riche sportsmar et automobiliste anglais Moore Brabazcn, réussit, il y a quelques mois, de forts jolis vols sur un biplan Vcisin.

Mais, rentré en Angleterre, le nouvel aviateur résolut &> s'attaquer au prix de 25.000 francs offert par le Daily Mail au premier aviateur anglais volant un mile en circuit fermé avec un appareil de construction anglaise.

A Batlersea, il fit construire un biplan ayant quelque analogie avec le Wright et vint s'installer sur le terrain de Shellbeack, dans l'ile Sheppey.

Le mauvais temps contraria tout d'abord sa tentative, mais le 30 octobre, enfin. Moore Brabazon réussit un vol en circuit fermé d’un mile trois quarts en ? m. 36 s., s'adjugeant ainsi les mille livres de notre sportif confrère.

Le 1° novembre, sur l'Aérodrome de l'Aéro-Club, à Shellbeach, Hon. Rolls, suivant l'exemple donné par Moore Brabazon, accomplissait, à son tour, un peu plus d'un mile, sur son biplan Wright. Le temps brumeux était d'un calme presque absoiu.

En Autriche et en Roumanie

A Vienne. — Le 23 oclsbre, au mctin, dans les plaines du Semmering, Plériot vole 10 minutes pour mettre au point son appareil. JNans l'après-midi, en présence de plus de 100.000 personaes et de l’empereur, l’aviateur réussil un vol de 22 m. 5 s., suivi d'une autre envolée à 100 mètres de hauteur.

Blériot 4 Bucarest

Les 24, 25 et 26 octobre, l’aéroplane Blériot-XI a été exposé au public bucarestois, el Lous les visiteurs ont été frappés et séduits par la simplicilé ei l'élégance de la machine.

Le 26 octobre, M. Blériot faisait à l'Athénée une conférence fort upplaudie, à laquelle assistait la famille du prince héritier.

Le 27, dans l'après-midi, devaient avoir lieu les premieres expériences de vol. Une foule immense s'était rendue à l'hippodrome de Banéassa, transformé pour la circonstance en aérodrome. On mit le moteur en marche vers 2 heures, pour le vérifier. Tout à coup, le carter éclate, ses débris et l’hélice déchiquetée sont projetés dans le plan de rotation. Ce fut une consternation générale. Il fallut montrer l'appareil au public pour éviter le désarroi et M. Blériot lui-mème s'approun des berrières, chaleureusement acclamé par la oule.

Le 39 octobre. deux nouveaux moteurs étant arrivés de Paris, Blériot vole, vers le soir, devant Son Altesse Royale le prince Charles de Roumanie et quelques spectateurs privilégiés Pour compléter la mise au point de son motcur, il vola encore le jour suivant dans la malinée. Enfin, dans l'après-midi, il vola pour dédommager cette même foule qui était venue l'aclcamer lors de l'accident. Inutile de chercher à décrire l'enthousiasme. Le ciel est couvert, il fait froid, mais te vent n’est pas trop fort.

L'aviateur fit trois vols magnifiques, le troisième dura 21 minutes 20 secondes et atteignit 75 m. audessus du sol. Sa Majesté la reine Elisabeth ,qui y assistait, félicita chaleureusement le célèbre ingénieur.

La belle réussite de la journée est due, en bonne partie, aux efforts des membres de l'A. C. R. (Autoimotile-Club Roumain), notamment du prince Valentin Bibesco et de Jean Camarachésco, qui invitèrent Blériot à venir expérimenter en Roumanie ; elle est due aussi à l'emabililé du Jockey-Club, lequel mit gracieusement son hippodrome à la disposilion du comité organisaeur.

Ce fut ure journée que les Roumains n'oublieront jamais !

Pendant son séjour en Roumanie, l’aviateur a été l'invité de S. M. le roi, à Sinaïa. Il quitte le pays en emportant un bea souvenir de l'accueil que lui fit ce peuple frère.

M. Blériot a reçu !a cravate de commandeur de l’ordre de la « Couronne Roumaine ».

Ure machine volante roumaine. — A la suite d'expériences très réussies avec des modèles réduits, devant le ministre de l’Instruction publique et les autorités militaires, l'Etat a accordé une subvention de 20.600 francs au lieutenant de l'artillerie Rodriges Goliésco pour aller consiruire, dans un des ateliers parisiens, un Aion de sen invention.

LIEUTENANT PETRESCU

À Hambourg

Le 28 octobre, au cours d'un essai, Edwards heurte un arbre ; ies pompiers le tirent de sa mauvaise posture

Le 36 octobre, Sanchez-Besa, sur biplan Voisin, réussit un vol de 10 minutes à 100 mètres de hauteur.

Le 1* novernbre, le mécanicien Péquet sort avec le biplan de Sanchez-Besa ; mais, à soixante mètres de hauteur, l'appareil s’entlamme, le jeune aviateur atterrit brusquement ; il s’en tire avec quelques légères blessures.

Le même jour, l'aviateur allemand Grade, le gagnant du Prix Lanz, arrivé le malin de Berlin, réussit deux vols magnifiques de trois et six minutes.

Un aéroplane belge. — Un sportsman belge, M. de Laminne, va metlre en essais, aux environs de la Verlaine (Belgique), un aéroplane de son invention, qu'il a construit, et dont voici les principales données :

Aéroplane à deux surfaces portantes superposées, reliées par des montants de frène assemblés par manchons et raccords d'aluminium ; surfaces tendues de tissu caoutchoulé, concaves en dessous, avec lèche de 1/20. Envergure : 13 m. ; largeur au sens de la marche : 2 m. 20 ; écartement vertical : 2 m.

Gouvernail biplan de profondeur à 5 mètres en avant des surfaces portantes ; en arrière, gouvernail de profondeur réparti en 3 panneaux verticaux, côte à côte.

Stabilisation transversale par gauchissement des 4 coins postérieurs des surfaces portantes, commandé au moyen de deux cäbles métalliques rattachés à un levier placé à la droite du pilote.

Moteur Vivinus à 4 cylindres verticaux, 60 chevaux, 120 kilogrammes, en ordre de marche, actionnant à 500 tours par minute 2 hélices en noyer, tournant côte à côte en sens inverse à l'arrière des surfaces por tantes ; transmission par deux chaînes croisées courant sur deux poulies de bronze.

Train porteur et de lancement supprimant l'emploi du pylône et comportant patins et 4 roues pneumatiques dont les 2 postérieures orientables.

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