EN FRANCE
hes Wright à Pau
Wilbur et Orville Wright sont, aujourd'hui, installés à Pau. À vrai dire, Orville Wright faillit bien n'y parvenir jamais. En compagnie de sa sœur, miss Katherine Wright, il se trouvait en eifet dans l’express Bordeaux- Pau télescopé par un train omnibus le 16 janvier 1909, près de la gare de Puyoo. Il y eut deux morts et des blessés ; mais le céièbre aviateur et sa sœur, heureusement indemnes, purent gagner avec 5 heures de retard, la capitale du Béarn où Wilbur Wright et quelques amis les attendaient avec une anxiété bien compréhensible.
L'installation du hangar est terminée, et six aéroplanes Wright sont arrivés à Pont-Long. Ils sont destinés aux élèves de Wright, MM. le comte de Lambert, Paul Tissandier, Alfred Leblanc, Albert Guyot, membres de l’Aéro-Club de France. On assure, d'autre part, qu'une Société fondée par M. Michel Clemenceau aurait passé commande ferme des 25 premiers appareils construits. à la Compagnie générale de Navigation Aérienne, la société propriétaire des brevets Wright pour la France (V. dans l’'Aérophile du 15 janvier 1909 les principales clauses de l'acte de constitution de la Société). La Société Michel Clemenceau intervient donc à titre d’intermédiaire entre le producteur et les acquéreurs comme un agent d'automobile entre l'usine et les clients.
D'autre part, MM. Gustave Garnier, concessionnaire des appareils Wright pour l'Angleterre, et Pareyre, recevront aussi à Pau les leçons de Wright.
On assure que les frères Wright ont pris à Washington un nouveau brevet relatif à un procédé de déformation de la surface du gouvernail, qui augmente son efficacité.
— Le Sénat des Etats-Unis a invité le ministre de la Guerre à décerner des médailles d'or à Wilbur Wright et Orville Wright en reconnaissance des services rendus à la locomotion aérienne.
L'aéroplane « Henri Robart ». — Voici les caractéristiques de cet appareil dont nous avons déjà dit un mot : plan à extrémités releveés, surmonté d'un plan
L'acroplanc Henri Robart vu de 3/4 par l'arriere.
de 7 m°, plus étroit, à bord avant rectiligne ; empennage horizontal en forme de queue d'aronde à coins postérieurs relevés. Gouvernail vertical arrière. Trainporteur à 3 roues. Envergure : 12 m. Poids : AOÛ kilos.
Moteur Antoinette 40-50 actionnant par chaîne droile
et croisée 2 hélices tractives de 2 m. 20 de diamètre.
Au camp de Châlons. — Le camp de Châlons scra sans doute, ce printemps, un des centres principaux de l'aviation expérimentale.
Henri Farman y a fait édifier un deuxième hangar et se propose d'y essayer le nouvel aéroplane que lui
56 1°" Février 1909
construisent les frères Voisin et les deux qu'il établit lui-même. Moore-Brabazon, avec son biplan Voisin, y a réussi plusieurs vols de 2? kilomètres et plus et se propose de faire mieux encore.
On assure que Gabriel Voisin, l’un des chefs des ateliers d'aviation de Billancourt, s’'installera à demeure au camp de Châlons pour y surveiller commodément les essais d’autres appareils sorlis de ses établissements lels que l’aéroplane Bolotoff, et peut-être le triplan Goupy.
De son côté, la Société Antoinelte fait édifier deux hangars et fera dans l'immense plaine la mise au point de plusieurs de ses beaux monoplans montés par MM. Welféringer, René Demanest, le capitaine Burgeat, du 6° cuirassiers… Et la liste n’est pas close.
L'hélicoptère Vuitton-Huber, qui Sera muni d'u: moteur Farcot 8 cylindres, commencera prochainement ses essais aux environs de Paris.
Le biplan Thézenas et Reynaud, construit à Sainl- Etienne, comporte, outre 2? plans porteurs de 9 m. 50 d'envergure, un gouvernail de profondeur biplan, et un gouvernail vertical de direclion, 2 hélices propulsives à l'arrière des plans et 2 hélices sustentatrices. Des ailerons et le gouvernail arrière sont manœuvrés à l’aide d'un volant incliné, La selle où s'installe l'aviateur. le châssis à double cadre sont en tubes d'acier et les boïtards en aluminium.
. L’aéroplane Raoul Vendôme, essayé le 16 janvier à Bagatelle, s'est enlevé à diverses reprises.
Le biplan Obre. — | nouveau biplan Obre a été essayé le 18 janvier à Issy. Après un faux départ, l'appareil, insuffisamment réglé, s'est brisé. L'aéroplane Obre est muni d'un moteur Anzani.
Premits vols du « Blériot-XI ». —- |e Blériol-\] expérimenté par M. Louis Blériot, le 23 janvier. à Issyles-Moulineaux, à fourni devant MM. Robert Esnauit- Pelterie, Lamort et André Fournier, el plusieurs officiers étrangers, à la vitesse de 75 kil. à l'heure environ un vol de 200 mètres.
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L aeroplane Co 1y transporté au lieu d'expériences, à Farhaborough, par les soldats du génie anglais.
Ce nouvel appareil que nous décrirons se distingue par ses dimensions réduiles, 12 m° de surface seulement ; ailes gauchissables ; il est muni d'un moteur REP 25 chx dont le fonctionnement fut absolument parfait.
Le monoplan Demanest. — M. René Demanest, le sympathique sportsman à qui seront confiés les essais du monoplan Antoinelte-V, va s'installer à cet effet au camp de Châlons où la Société Antoinette fait édifier un hangar. Le capilaine Burgeat, propriétaire de l’Antoinelte-VI, l'y rejoindra prochainement.