‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 634 sur 698 · SONT UTILISÉES · texte numérisé non relu

SONT UTILISÉES

pour les Dirigeables -

DEPPELIN ons | PARSEVAL KÜBR, are.

et un grand nombre de allons Sphériques

CONSTRUITS PAR LA FABRIQUE

LR IEDINMNEE ER), NA USSÉUrE

Société par Actions

METZELER & C

Paris, 1, Rue Villaret-de-Joyeuse

RÉ SCHINENSARNIS SURTH SURTH-S-RHIN

près COLOGNE

ha

COMPRESSEUR À

= è “5 à hautes pressions

pour A: , Hyérogése. Oxygène, Acide carbonique

Azote. Ammoniaque, ‘Chlore. Acide sulfureux, etc. INSTALLATIONS COMPLÈTES DE PRODUVTION D'HYDROGÈNE

pour postes de gonflement de ballons Henri PEL ANCHON se

pins ésentant : Téléphone ç 127

FABRICATION EN ANGLEY£&RRE. — MAISON D'INGE- NIEURS bien connue, ayant ateliers parfaitement agences et pouvant travailler jusqu'a n’'in perte quel drgré de precision, désire entreprendre en ANGLETERRE (d'accord avecles stipulations de la Loi sur lesbrevets d'invenlion) la fabrication de moteurs oour a roplanes. — Écrire à 1446 Seiis Adver ising Offices, Fleet Street, Londre , Angleterre.

k PREMIERES CARTES AÉRONAUTIQUES À .

Sous le Patronage de l'Aëro-Club de l'rance

LES SORTIES DE PARIS A VOL D'OISEAU

Sur papier, 4 fr. 5O — Entoilée anec baguettes, 4 f”.

REIMS ET BETHENY A VCL D'OISEAU

slondel La Rougery, éditeur, 7, rue Saint-Lazare, PARIS. Lu v vente aux Bureaux de 1’: Aér ophile, 63, RRIUDES “Elysées, PARIS:

diac-I11 dans ce beau voyage, le plus long qu'ait encore accompli un @rigeable d'aussi faible tonnage. La distance totale effectuée dans celle ascension est de 100 kil. en ? h. 30. La hauteur moyenne fut de 100 à 150 mères. Dans celte course aux cathédrales, le ballon évoluait avec une précision absolue, rasant les croix qui terminent les flèches, en des virages très serrés.

Bien que MM. de La Vaulx et André Schelcher ne soient pas des « poids légers », le ballon emportait 9 sacs de lest de 15 kilog. et 90 litres d'essence, plus un bidon d'eau de rechange. Il ne fut dépensé qu'un sac de lest et 35 litres d'essence durant tout le voyage. La durée aurait donc pu être à peu près triplée si les aéronautes l'avaient voulu. Ce résultat est tout à fait digne

Bruxelles

Itinéraire du Zodiac III dans son voyage d'Auvers à Bruxelles

d'attention, lorsqu'on songe que ce ballon ne fait pas plus de 1.400 m°. L'économie de lest provient de ce que, durant la plus grande partie du voyage, la stabilité en altitude a été maintenue au moyen du gouvernail de profondeur biplan dont le ballon est muni.

A 4 heures du soir, le même jour, nouvelle sortie avec 4 persornes à bord Au cours de cette ascension d'adieux, le pilote du Zodiac achevait cette Semaine d'Anvers, commencée sous la pluie, en semant sur la foule des centaines de bouquets. A 4 h. 1/2, le ballon regagrait scn hangar Il avait donc accompli 12 ascensions en 10 jours, alors que les aéroplares restaient parfois au hangar. I! avait, en outre, fait goûter les joies du tourisme aérien à 41 personnes.

Le lendemain, à midi, il était dégonflé, démonté et emkarqué au chemin de fer à destination de Paris. Cette opération de dégoniiement et de démontage, si longue avec les autres modéles, n'avait donc pas demandé plus de quelques heures. On sait que c'est là

un des avanl'iges qui rendront d'un emploi si utile et si commode, à la suite des armées en campagne, ce type de ballon remarquablement étudié. Cet avantage sera également apprécié de tous les sportsmen qui désireraient se livrer le plus commodément possible et avec le minimum de frais, à l'automibilisme aérien, par ballons. Aulre application plus prosaïque, mais qui 4 bien son intérêt : nous voyons très bien ces petits ballons faisant par les airs une publicité commerciale fructueuse et évoluant au-dessus de nos villes en faisant hurler leur sirène, leurs flancs exaltant la vertu de tel savoureux chocolat ou de telle onctueuse sardine à l'huile.

Ajoutez à cela que le Zodiac-IIl n'est nullement un jouet, et qu’un ballon transportable, qui peut faire, — les faits le prouvent, — plus de 7 heures de voyage avec 40 kilomètres de vitesse propre, est capable de rendre les plus grands services militaires ou sportifs entre les mains de ceux qui sauront l’employer.

PHILOs

Les dirigeables allemands

BEnLIN, de notre correspondant particulier. — Dans ma dernière correspondance, j'ai dû négliger les dirigeables au profit de la Semaine de Berlin (V. 4érovhile du 15 octobre 1909; Mais les autoballons allemands ont accompli dans l'intervalle quelques performances intéressantes, notamment le Parseval-III. Il semble donc bon de les résumer brièvement.

Le « Zeppelin-IIl »

Le Zeppelin-Ill, réparé, quitte Francfort le 19 septembre, vers 6 h. du matin, suivant la vallée du Main. Temps pluvieux : vent assez violent de l’O. et du N.-O. Rüdesheim (60 k11.) est passé à 7 h. 40, Saint-Goar {85 kil.) à 9 h.. Coblence (110 kil.) à 11 h. 10, Neuwied (125 kil.) à 11 h. 30, Boon (170 kil.) à 1 h. 20, Cologne (190 kil.) à 2 h. 45. La pluie est intense et 1° ‘allor essaie vainement de combaltre le vent! Faisant un virage vers le sud, il échappe au vent pour essayer de louvoyer. Il arrive à Dusseldorf, but du voyage (225 kil.) vers 5 h. 1/2 pour .atterrir aux environs, à 6 h. du soir, après 12 h. de marche.

Le lundi, 20 septembre, par temps meilleur, départ pour Duisbourg; à Essen, où a lieu un changement de passagers, il est salué par tes cloches de la ville et les grosses pièces des usines Krupp. Mais la pluie recommence à tomber très tort, de sorte qu'eu lieu de rendre visite aux aulres-centres industriels de la région, on rentre au plus vite à Düsseldorf.

Le lendemain 21, retour à Francfort.

Le 22 septembre, à 9 h. 3/4, départ pour Friedrischshafen. Le temps est beau, le vent de N.-E. Passé Darmstadt (30 kil.) vers 10 h. 1/2, Heidelberg (80 kil.) à 11 h. 1/2, Tübingen (185. kil.) vers 3 h., et après avoir passé le Jura de Souabe, arrivée à Manzell (295 kil.) à 6 h. 50. À 7 h., le Zeppelin-Ill était dans son hangar où l’attendaient nombre de pièces de rechange, elc.

Le 28 seplembre, deux ascensions pour des essais de radiotélégraphie, l’une de 2 heures, l'autre de 1 h. 1/2. Ces essais sont poursuivis jusqu'au 12 oc- {obre, et ont comporté notamment une ascension de 7 heures.

Le Zeppclin-IIl à été muni d'un troisième moteur de 115 chx seulement, entraînant par bande d'acier deux hélices Ce moteur fut placé au milieu de la passerelle reliant les deux naeclles. Ur essai fait le 21 octobre, aurait permis de faire une centaine de kilomètres en 1 heure, au-dessus du lac de Constance, avec une vitesse propre de 18 m, à la seconde au lieu de 1% m. anciennement, avec les deux premiers moteurs seulements Cependant, le 3° moteur a été ensuite enlevé et ne figurera que dans les prochains Zeppelin.

Le dirigeable « Parseval-Illl »

Le 25 septembre, le Parseval-Ill reprenait. de Franc-

fort-sur-Mein, ses excursions avec passagers. A bord se trouvait, entre aulres notabilités, l'ingénieur bien

connu Dürr, constructeur et pilote des rigides Zeppelin. Le but du voyage fut une prison. à Preungesheuu, aux environs de Iombourg. Les habitants involonlaires de Preungesheim avaient adressé une demande, très désireux eux aussi de voir un dirigeable !

Le 27 ne visite à Mannheim et retour ee ron 150 kil).

Les ascensions se succèdent. Le 3 octobre, pendant 2 h. 1/2, l'équipage se dirigea, non d'après les indications du sol, mais d’après es observations astronomiques, selon la méthode du professeur Marcuse.

Le 7 octobre, par léger vent N.-E., à 7 h. du matin, départ vers Coblence en suivant le Rhin, soit environ 119 kil. Arrivée à 9 heures et manœuvres au-dessus de la ville ; puis on fila vers Ems-les-Baïins, à une dizaine de kilomètres, pour revenir vers 11 h. à Coblence, où ie ballon atterrit. Retour à Francfort l'après-midi. Le 11 octobre, visite à Giessen, à environ 95 kil au N.-E. de Francfort, au nord du Taunus. Le retour à Francfort eut lieu, favorisé par un vent N.-E., en 1h. 20 m

Le 12 octobre, à 5 h. 1/2 du matin, le Parseval-Ill quitte Francfort pour aller à Nuremberg. Le temps est brumeux, le vent dn N.-0. est favorable. Suvant la vallée du Main, le bailon est obligé d'atterrir vers “4 h., près de Tauberbischofsheim (100 kil), à cause de l'épais brouillard et d’une iégère réparation au gouvernail. Au bout d'une demi-heure, on repart; on atteint Würzbourg {125 kil.) à 1 h. 1/2. Mais un vent vioient de S.-E. atteignant par moment 12 m. vient ralentir la marche, de sorte que Nuremberg (215 kil.) n'est atteint qu'à 5 h. Après quelques manœuvres, audessus de la viüle, on se dirigea vers le Dutzendteich, où eut lieu l'atterrissage. Tout comme. lors de l’atterrissige du Zeppelin-Ill, la foule rompant les cordons du service d'ordre, envahit la place, se pressant autour du dirigeal:le.

Le 15 octobre, à 9h. 55, après ravitaillement, par vent du S.-G. et temps pluvieux, départ pour Augsbourg. Passé Weissenburg (50 kil.) à ?1 h. 45, filé vers Freuchllingen, où l'on passe la crête dû Jura de Franconie. Puis, traversant la vallée du Danube, le ballon SOUS vers Augshourg (105 kil), q''il atteignit vers

Le 1% septembre, après avoir été ravitaillé par le personnel de la maison Riedinger. d’où sortent toutes les enveloppes des Parseval el des Gross, nouveau départ vers 9 h. 1/2 pour atteindre Munich (55 kil.), à 11 heures. Après plusieurs manœuvres au-dessus de la ville, atterrissage sur le Oberwiesenfeld, aux accents de la musique militaire. Le temps était splendide. Après avoir déjeuné, on quitta Munich, à 2 h. 10, pour faire encore quelques manœuvres au-dessus de la ville, et retourner à Augshourg.

De cette ville on vit arriver le ballon à 3 h. 55, quand, tout à coup, un ouragan, soudainement survenu, l’entraina. Vers 5 h. 20, le Parseval-IIl reparaissait ; il put enfin atterrir à Augsbourg, à 5 h. 45.

Le 15 octobre, à 10 h. 40, départ contre un léger vent d'ouest ; le ballon atteint la vallée du Danube. à Ulm (65 kil.), à 12 h. 15, puis s'engageant dans le Jura de Souabe, passe Gôppingen (110 kil), à 16 h. 25, Esslingen (140 kil.), à 2 h. 20, et arrive à Cannstatt (155 kil.), à 2 h. 45. C'est la première fois qu'un dirigeable atterrit près de Slultgart. Le lendemain, 16 octobre, départ à 8 h. 3/4, manœuvres au- -dessus de Stuttgart. Le Payseval-III se dirige ensuile vers le nord et arrive à Francfort-sur-Mein (155 ki.), à 1 h., favorisé par un léger vent S.-0., après avoir manœuvré au passage près d'une demi- heure au-dessus de Heiïlbronn.

Le Parsevil-IIl avait ainsi terminé dans de bonnes conditions, son excursion de 5 jours, après avoir passé 4 nuits en plein air et couvert près de S00 kilomètres par des temps plus où moins favorables. Le pilote était, comme toujours, le premier lieutenant Stelling.

Après avoir fait ses dernières excursions à Francfort, avec pltsieurs passagers princiers à bord, le ParsevalIIl à quitté Francfort le 27 octobre, vers 8 h 1/2 du matin, et après un tour d'adieu au-dessus

520 15 Novembre 1969

de la ville, il filait le long du Main, pour prendre la vallée du Rhin et s2 rendre à Cologne’ (environ 180 kil.), où il arrive, aidé par un vent du S.-E., à 11 h. 40. il prendra part aux manœuvres aéronautiques, de concert avec le Zeppelin-Il, le Parseval-I1, le Gross-Il.

© E. RüCKSTUHL

dWanœuvres Militaires des Dirigeables Allemands

A l'effet d'éprouver comparativement la qualité des différents tvpes allemands d’autoballons, de mieux apprécier, par des essais répétés et simultanés, les services qu'ils sont réellement capables de rendre, les autorilés militaires viennent de faire procéder à une série d'expériences, à de véritables manœuvres miliaires de dirigeables, qui présentèrent le plus haut intérêt. Le général von Lyncker, inspecteur des troupes de transport, et le colonel Schmiedecke, délégué du Ministère de la Guerre prussien, présidaient à ces manœu- VI'ES.

Ces manœuvres ont réuni le Zeppelin-Il, conduit par l'ingénieur Dürr ; le Gross-11, conduit par le commandant von Sperling : le Parseval-l, conduit par le capitune von Kehler ; et le Parseval-[1l, conduit par ie lieulenant Stelling. Les ballons étaient garés à l’aérodrome militaire de Bickendorf, près Cologne, qui leur servait de port d’attache, de ravitaillement et de centre d'opérations, sauf le Pareeval-1ll, garé au hangar de la Compagnie Aérienne Rhénane, à Leichlingen.

Le 28 octobre, a 11 h., évolutions du Parseval-I111, sur Cologne, puis sur Leichlingen ; atterrissage à midi 30. Le Gross-Il, le Zeppelin-I1 et le Parseval-l manœuvrent aussi sans incidents sur Cologne.

30 octobre. — Le Zeppclin-Il fait une sortie de 4 h., évcluant sur Cologne, pour éprouver un des moteurs récemment réparé.

Le 30 octobre, à 11 h. 20 du soir, les trois dirigeables Zeppelin-I1, Parseval-Il et III et Gross-Il s'élèvent ensemble, filant au nord, vers Wesel, malgré le brouillard et un vent du N.-E. L'excursion devait durer 10 heures. Le Zeppclin est rentré à 7 h. 52, le larseval-1 à 9 h, 55 et le Gross à 11 h. 10. Le Parseval-IIl arriva vers 4 h. du matin à Wesel, en passant par Crefeld, tandis que le Gross longeait le Rhin. Le Parseval-IIl le Parseval-1 et le Gross-Il se réunirent à Wesel et manœuvrèrent ensemble. En cours de route, le Zeppelin-II1 et le Gross-11 montèrent à 500 m., le Parseval-1 à 350 m. seulement. Le Parseval-[f, perdu dans le brouillard, atterrit à 9 h. 10, près Welldorf, en repartit à 11 h. 35, pour rentrer à 1 h. 25 à son hangar de Leichlingen.

Le 1* novembre, poursu'te du Parseval-I par le Gross- II. Partis à 7 minutes d'intervalle, le Parseval-I1 conserva son avance durant toute la course. Les deux dirigeables, partis endre 1 h. 12 et£r h., rentrèrent à 3h.

Dans la nuit du 2? au 3 novembre, pour simuler l'atlaque de la forteresse d'Ehrenbreitstein, près Coblentz, face au coniluent du Rhin et de la Moselle, partent, vers le sud : à 11 h. 30, le Parseval-l (cap. von Kehler) ; ensuite le Gross-11 (pilote : le major Gross); à 11 h. 50, le Zeppelin-II (pilote, le major von Sperling), Le Parseval-I &rrive à Coblentz à 1 h. 30 du m., le Gross-Il à 2 h., le Zeppelin-II à 2? h. 20. Rentrent à Cologne : le Gross-Il à 8 h. du m., le Furseval-I1 à 8 h. 30, le Zeppelin-Il à 9 h. 50. Les ballons ctaient de retour sur Cologne vers 5 h. du m., mais il régnait un tel brouillard qu Tils ne pouvaient distinguer les” hangars et ils durent attendre én manœuvrant que la brume se dissipât.

Le parcours moyen est 250 kil. et la duree de 9 heures.

Le Parseval-Ill ne put participer à cette manœuvre, les tubes d'hydrogène destinés à le ravitailler n'étant pas parvenus à temps.

Le 4 novembre, à 10 h 30 du matin, le Parseval-I1l est arrivé de Leichlingen à Cologne, pour participer aux manœuvres d'altitude.

A midi, le Parseval-IlIl s'élevait et évoluait au-dessus

Es

J’Aérophile du 15 Novembre 1909 X11]

MAL IMITÉS

les aéroplanes des célèbres constructeurs

VOISIN FRERES

restent les ROIS des biplans

Page 1