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MATÉRIEL DE CLASSEMENT *ETHALAC" D PONNET-THIRION =. |
ie Bibliothèque 1| Ingénieur des Arts et Manufactures, Docteur en Droit |à SRE * démontable k Ancien Avocat à la Cour de Paris
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Foie RECHERCHES D'ANTÉRIORITÉS
E, GALANTE
15, Ed du Montparnasse
PARIS
Maison fondés en 1852 par Ch. THIRION 95, Boulev. Beaumarchals, Paris
l’Aérophile 521
SS
Les dirigeables qui participèrent aux manœuvres allemandes d'autoballons. 1. Le Zeppelin vu par l’arrière— 2. Le Zeppelin vu par l’avant.— 8. Le Gross 11 (on distingue au milieu les panneaux de teinte différente qui servirent à agrandir l'enveloppe). — 4. Le Parseval III en pleine marche à Zurich.— 6. Gonflement du Par-
seval 111 à Zurich. (Photos Branger.)
de Colcgne, atteignant une hauteur de huit cents mètres. I repartil à 1 h. 36 pour Leichlingen où il a aticrri à 3 heures.
Le Gross-[[ partit à midi 50 et le Parseval-I, à 2 h. Les deux dirigeahles reslerent dans les airs jusqu'à 5 heures, évoluant au-dessus de la ville et du Rhin. D'après les indicalions provisoires, ils auraient atteint l'un et l'autre, une hauteur de 1.200 mètres.
Le Zcppelin-Il n'a pu participer aux manœuvres, par suile d’une evarie de moteur,
Le.5 novemtre, les Parseval-1, Gress-II et Parseval-IIl vont à Coblen!z faire une manœuvre d'altaque contre les forüficalions d'Ehrenbreitstein
Partis de Cologne à midi, le Parseval-1 prend sur la rive droite, Je Gross, la rive gauche, et le Parseval-IIl plare au-dessus du Rhin. Malheureusement, un brouillard éjais gêéna fortement. Les dirigeables, arrivés à 2 heures, après avoir exésulé les manœuvres prévues, alterrirent sur le Karthause. lls relcurnèrent vers Cologne à #h., à toute vitesse, et dès 6 h., élaient rentrés eu hangar.
Ce même jour, le Zeppelin a été visité par le prince 2 la princesse de Schaumbourg-Lippe, qui ont pris place dans la nacelle ; puis le Zeppelin a évolué pendant près de trois heures au-dessus de Cologne.
Le 6 novembre, profilant du temps splendide, les dirigeables ont évolué au-dessus de Cologne.
midi, le Parserul-[Il, resté à Cologne la nuit, s'élève, suivi bientôt sur le Parseval-Il, le Gross-Il et le Zeppelin-Il. Tous prennent la direclion de Cologne, l’un suivant l'autre.
Ce fut une vue inoubliable. Ms volèrent plusieurs fois
autour de la cathédrale, puis évoluèrent au-dessus de la ville et, à 2 heures, rentrèrent au hangar, à Bickendorf, sauf le Parseval-IIl qui a filé sur Leichlingen, où 1l a allerri à 3 heures.
Le Ÿ noveinbre, les membres de la Commission Aérienne Mililaire se sont réunis el ont décidé de terminer les manœuvres acronauliaues, vu que les résullats ont été suflisants et satisfaisants.
Puis la Con,mission est repartie pour Berlin. Les pilotes miililaires sont encore restés à Cologne, toutes les escensions ayant lieu désormeis servent à l'instruction des nouveaux pilotes el des équipages. Le Parsevai-I!1 restera cncore quelques jours à Leichlingen, puis filera à Bilterfeld pour y prendre ses quarliers d'hiver.
Pendant ces manœuvres aéronautiques, le service fut fait par 207 aérostiers militaires dirigés par 5 officiers.
Un nouveau dirigeable allemand, le Leichlingen, vient de faire ses essais de début à Leichlingen. Il appariient à la Rheinisch Weslfaliche Molorlufstschiff Gesellschaft, sociélé industrielle créée en décembre 1908, à Elberfeld, par Oscar Erbslôh, le brillant vainqueur de la Coupe Gordon-Bennell 1907 en Amérique. Celte société s'occupe de construire des ballons dirigeables de sport ou de tourisme, el d'encourager les inventeurs en faisant ies essais des inventions aéronauliques paraissant pratiques. PA À
Son nouveau dirigeable à enveloppe non rigide jaugeant 2.900 m° sous une longueur de 56 m. et un diametre maximum de 10 m., comporle 4 soupapes de sûreté, 2 plans horizontaux de stabilisation en profondeur et une quille fixe verticale à laquelle fait suile le gouvernail de direction.
15 Novembre 1909
Le hangar du dirigeable militaire italien et les installations annexesau bord du lac de Bracciano.
Nucelle en bois de frêne avec manchons-raccoïds en aluminium, reliée à l'enveloppe par des suspentes fixées à 2? ralingues latérales. Longueur, 27 m.; iargeur au centre, 1 m. 50 ; hauteur, 2 m. Cette nacelle comme cells du Zodiac, que le Leichlingen rappelle aussi par sa iorme générale, est démontable en trois parties.
Le réglage et la direction en altitude sont aidés par le déplacement d'une certaine quantité d'eau entre un réservoir antérieur et un réservoir postérieur, déplacemer:t commandé par pompe rotative. (V. Aérophile de sept. 199%, p. 199, un dispositif de stabilisation de ce genre, prévu aux brevets Lebaudy et qu'on n'eut pas à utiliser dans la pratique.)
Ballonnet ccmpensateur de 450 m° alimenté par un ventilateur débitant 125 m° d'air par minute. Le ventilateur étant placé derrière le radiateur, aspire ainsi de l'air échauffé qu'il peut, à volonté, soit envoyer
Le dirigeable. Leichlingen
dans le balonnel, soit laisser échapper à l'air libre. On espère ainsi pouvoir réchauffer le gaz dans une certaine mesure el accroître son pouvoir porteur. (V. 4érophile de juillet 1904, l'application de la même idée dans le Méditerrenéen-11.)
Moteur Benz de 125 chx, pesant 420 kilog., aclionnant par cardans et une transmission oblique au démultiplicateur, une hélice en acajou de 4 m. 50 de diamètre, tournant à 400 tours, en avant de la poutre armée, formant nacelle.
Le hangar d'abri, érigé suivant les prescriptions du ministère de la Guerre allemand, et d'accord avec !a municipalité de Leichlingen, près Elberfeid, mesure
80 m. de long, 39 m. de large et-29 m. de haut. Une usine de production d'hydrogène lui est annexée.
Le 21 octobre, eut lieu la première ascension d'essai.
Le ballon étant maintenu par deux cordages aux mains dés équipes, lé moteur était mis en marche à demi-force, de facon à ce que les hommes pussent suivre ; mais les cordages se détachèrent, ce dont le pilote s'apereut trop tard, alors que le vent l'avait poussé près d'une colline qu'il ne put éviter. L'atterrissage fut assez dur et quelques parties de la nacelle furent faussées, ce qui obligea à. vider l'enveloppe sur place et à ramener l'arpareil démonté.
E. RUCKSTUHL
Le dirigeable Renner, dont l'Aérophile du 1* novembre a relaté les débuts, n'est qu'un jouet dangereux : l'enveloppe est divisée intérieurement en trois compartiments élanches ; pas de soupapes ni de ballonnet compensateur. La nacelle, en forme de poutre armée de seclion triangulaire, n'avait pas de plancher de sorte que les aéronautes, — deux jeunes acrobates, du reste, — se trouvaient sur une sorte d'échelle horizontale, à cheval sur l'arête. supérieure, le long de laquelte ils se déplaçaient pour provoquer la montée cu la descente par relèvement ou abaissemnet de la proue. Les ascensions ont élé prohibées par la police.
Beau raid du Dirigeable ltalien
Le dirigeable italien, parli de Bracciano, le 31 octobr, à huit heures du malin, arrivait à Naples à une heure de l'après-midi pour rendre visite à l'escadre française.
Après avoir passé au-dessus de Rome, les escadres française et italienne, ainsi que toute la population napclilaine, saluaient l’arrivée de l’aérenat par une imposante démenstration ; puis l'aéronal filait sur Rome.
Il y arrivait dans la soirée, évoluait sur la Ville Eternelle, raais le manque d'essence le contraignait à atterrit à 10 h. du soir sur la place d'Armes.
Il se préparait a en repartir le 1* novembre, à une heure du matin, lorsque se preduisit un pénible accident
Un oflicier du génie, le lieutenant Rovetti, faisail écarter la foule pour laisser au dirigeable l’espace libre nécessaire, lorsque le moteur étant mis en marche, l'hélice commença à tourner. L'oflicier voulut se baisser pour l'éviter, mais il n'en eut pas le temps. Sa tête fut saisic par une des branches de l’hélice qui le souleva de terre. Il relomba, le crâne fracassé. Transporté aussilôt dans l'automobile qui avait servi au ravilement, il mourut dans le trajet vers l'hôpital.
l’Aérophile | 5213
Cet accident ajourna le départ, car l'hélice avait été faussé par le choc. Le dirigeable fut remorqué jusqu à un angle de la place d'Armes où il demeura, protégé par un cordon de so!dats.
Le 2, enfin, à 7 h. 30 du matin, 1es réparations élant
Le dirigeable militaire italien
terminées, le dirigeable repartait pour Bracsiano, quil atteignait sans autre incident.
Le raid Bracciano-Naples el retour, ainsi accompli, peut s’estimer à 500 kilomètres, résultal tout à l'honreur des savants constructeurs de l'engin, les capitaines Crocco et Ricaldoni.
LES DIRIGEABLES EN FRANCE Les sorties de l’«Espana»
Le 1“ novembre, le dirigeable Espana avait effectué une sortie, évoiusnt dans le brouillard pendant une heure et demie dans les environs de Meaux, et passait deux fcis sur la ville, acclamé par la popuiation.
Mais il accomplissait, le lendemain, une plus jolie performance encore, venant évoluer sur Paris, au cours de la sortie de cinq heures imposée par le programme de réception du gouvernement espagnol.
A 9 h. 46, donc. départ du hangar de Beauval, près Meaux. A bord : le rmilote, M. Aiïrauit : le colonel espagnol Vivès y Vich, le capitaine Kindelan et les deux mécaniciens Gomts (Espagnol) et Antoine (Français).
Le ballon venait directement sur Paris à une vitesse de près de 60 kil. à l'heure. Il évoluait au-dessus de Mcntmartre, du quartier des Batignolles, puis continuuit sur Courbevoie, Carrière-sous-Poissy, les Mureaux, Mantes Gù, après avoir contourné la cathédrale et évolué av-dessus de la ville, il faisait demi-tour.
A superbe allure, l’aéronat revenait alors par Meulan, Triel, Sartrouville, Paris (Montmartre), Le Raincy, Montfermeil, etc. Il atterrissait près de son hangar de Beauval, à trois heures, ayant accompli plus de 250 kilomètres en 5 h. 10 erviron.
Le voyage, qui fut splendide, sans aucun incident, a été effecté à l'altitude moyenne de 400 mètres,
Beau raid et panne
Le 5 novembre, V « Espana » partait pour effectuer une sortie de durée exigée, comme essai de réceplion, par le gouvernement espagnol.
Départ à 2 h. 27 du matin. À bord : MM. Airault, pilote : les officiers espagnols : colonel Vivez y Vich ét capitaine Kindelan, et deux mécaniciens.
L'Espana s'équihbrait alors à 200 mètres et, ne voulant point accomplir un raid en ligne droite, à cause dé la nuit, quis de la brume, évoluait sur le circuit Beauval, Trilport, Meaux.
Déjà l'Espana avait exécuté la moitié de l'ascension de 5 heures, projetée, et les officiers espagnols pouvaiènt constater Ja slabilité, la maniabilité et la souplesse du ballon,
« — Il était excatement 7 h. 35, m'a déclaré, pour l'Aulo, M. Aïirault, commandant du ballon, et nos
nous trouvions iustement au-dessus de notre hangar de Beauval, lorsqu'un choc, une sorte de longue vibration, passa dans la nacelle.
« Nous vimes l'avant de noire fuselage, fléchir, puis, se rompre, l'arbre de propulsion se »priser et l’hélice ralenlir, Lourner folle au gré du vent : l'Espana était devenu ballon libre. Heureusement, la perfection au syslème de suspension par rallingue continue des ateliers Astra se manifestait alors, et la nacelle ne souffrait nullement de l'accident.
« Ii ne fallait malheureusement point songer à atterrir, car le vent rous ermmenait à 40 à l'heure, allure qui permet facilement l'atterrissage d’un sphérique, mais rend singulièrement plus compliqué celui d'u ballon allongé. du cube de l'Espana. ë
« Il fallait donc se laisser emmener à la dérive cependant, nous soupapions légèrement et ‘guideropions bien!ôt sans que ceux qui nous virent passer, avie notre hélice tournant encore sous la brise, eussent l'idée de saisir le câble. Nous rassâmes ainsi au-dessus de Goresse, Ecouen, Saint-Leu, Meulan, sans que le ballon se trouvät un seul instant en danger. À 9 h. 59 enfin, le maire de Frémainville, qui se trouvait aux champs, saisissant notre guiderope. appelait à l’aide : lentement. sans aucune serousse, sans un ‘hoc, notre bel aéronat blessé venait se poser sur le sol.
Le ballons avait pris terre à quelques mètres de la route d’Arvernes à Meulan. non loin de Frémainville, à 82 kilomètres de son hangar de Beauval. Te vent s'était calmé, M. Airault. jugeant qu’il nv avait aurun danger à tenir le dirigeable à bras, avait télégraphié a M. Surcouf.
Celui-ci arrivait à 1 h. 1/2. hientô! suivi de M. Deutsch de la Meurthe jacrompagné de M. Péan de Saint-Gilles Un rapide conseil fut tenu : il ne fallait point songer à réparer ou à rentrer par les moyens du bord.
Le dégonflement fut donc décidé, et hisntôt. l'enveloppe jaune s’aplatissait sur le sol, non loin des stabilissleurs démontés et du gouvernail de profondeur aux armes d'Espagne.
Le tout, chargé sur des camions. fut transporté aux ateliers Astra où toutes les réparaticns seront bientôt effectuées. Ni l'enveloppe, ni l'hélice, ni le moteur n'ont en effet, souffert, et il suffira de réparer la nacelle et changer l'arbre de couche.
Nous verrons donc bientôt le magnifique aéronat évoluer à ncuveau dans le ciel de Paris, sous l'habile direction de M. Airault.
Ajoutons que l'accident est attribué à la rupture d'un croisillon de palier.
E. PoirLor
La réception du « Liberté »
Après plusieurs essais au point fixe de ses nouvelles hélices en bois, le dirigeable La Liberté a été sorti de son hangar le 31 octobre à trois heures.
D: quatre heures à cinq heures seize, des mesures de vitesse cnt cté faites entre l'aérodrome de Moisson et la cathédrale de Mantes, à l'altitude constant de 200 m.
Elaient à bord. MM. Juchmès, pilote ; Rey et Planche, mécaniciens, et l'ingénieur Julliot.
Tout a parfaitement fon2tionné. Le dirigeable, ayant accompli sons aucun incident tous ses essais officiels de recette, va étre dégonflé
L'administralion de la guerre est en pourparlers avec les atsïiers Lebandy, nour la construction d’une nouvelle nucelle à deux moteurs qui serait cssayé avec le dirivgeahle La-Liberté, Yélé prochain.
524 15 Novembre 1909
CoNVocATIONS
Comité de direction, le jeudi 18 novembre et le jeudi 2 décembre.
Commission scientifique, le lundi 29 novempre.
Commission sportive, sur convocation du jrésidont.
Commission des dirigeables, sur convocaiion du président.
Commission des sphériques, sur convocation du président.
ES Le pittoresque en ballon :
BULLETIN OFFICIEL DE L'AÉRO-CLUB DE FRANCE