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TALONS

Depart d'un ballon de l'ASTRA au Parc de l'Aéro-Club de France

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Téléphone : 660-356 Adresse Télégraphique : SURCOUF-BILLANCOURT

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Publie le BULLETIN OFFICIEL DE L’ A CLUB DE FRANCE RÉDACTION & ADMINISTRATION: 63, Avenue des Champs-Élysées, PARIS (8°) — Téléphone 666-21

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PAérophile du 1° Décembre 1909

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Revue technique et pratique des ilocomotions aériennes

Directeur Fondateur : GEORGES BESANÇON

ABONNEMENTS ANNUELS (Au gré de l’abonné, du 1+r janvier ou du mois de la souscription) Sans frais dans tous les bureaux de poste : 206e liste, 16 août 1908 France et Algérie. . . . . . . . . ee URL SUfT Colonieset Étranger . . . . . . . . . . . . UN AN: 18 fr.

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17° Année. - N° 23 1: Décembre 1908

SOMMAIRE : Aéronautes contemporains : Jules Fourcade (Léon Barthou). — Expérienees d'aéroplanes. — Voyages à travers pays de Paulhan et de Latham. — Aéroplanes divers. — La « passade » du faucon (commandant Thouveny). — Observations sur le vol des oiseaux (Prof. Charles Richet, Ch. Richet fils et Alb:rt Richet). — Sur

la qualité du plarement des oiseaux (Louis Breguet). — L'Ecole Supérieure d'aéronautique (A. Hec). — Bride élastique (Emile Wenz). — Etre et paraître (André Noël). — Les dirigeables en Allemagne. — Le dirigeable Clouth, — Le tir contre les ballons. — Torpilles aériennes. — Tour du monde aérien. — Nécrologie. — Les ballons étrangers et la douane. — La souscription nalionale pour

l'Aéronaulique militaire. — Conseils praliques de Photo-topographie aérieane, 2° partie (capitaine J. Th. Sacconey. — Bibliographie. — Aéronautique-Club de France,

SOMMAIRE DU BULLETIN OFFICIEL DE L’AERO-CLUB DE FRANCE : Convocations. — Commission des sphériques du 12 octobre 1909. — Concours d'automne et Prix Denoncin. — Ascensions au Parc de l'Aéro-Club de France.

Jules FOURCADE

C'est à Pau, — où comme des oiseaux migrateurs, chassés par les vents hostiles de l'hiver, se réfugient, pour voler dans le ciel bleu, nos aviateurs, — que Jules Fourcade fit ses premières as£ensions. Il y a longtemps déjà, en février 1875! Mais, sil'implacable précision des dates ne venait pas l'altester. personne ne pourrait croire que J. Fourcade fut un élève de Duruof.

Il est si jeune, si vigoureux, celui qu'on appelle

JULÉS FOURCADE (Photo C'allizo, Pau.)

dans les Pyrénées « Le Capitaine » ! D'Henri IV il a le masque, le sourire el cette savoureuse ironie on il y a plus de cordialité moqueuse que de sceplirisme agrossif.

É * ++ \u mornent du « jàchez tout », ce n'était pas le pilote inquiel et nerveux, mais le gentleman cor-

rect, aimable qui S'en va là haut comme d'autres s'éloignent, d'une allure tranquille, vers un rendez-vous mondain. In redingote et coiffé d'un haut de forme gris, (il n'a arboré la casquette salonnée, chère äux aéronautes d'autrefois, que du jour où il a fait du yatching), Fourcade a exécuté un grand nombre d'ascensions dont cinq en monogolfière. Il à porté la bonne parole, comme conférencier, et jeté le bon lest dans diverses résions de la France et à l'étranger.

Le premier, en 1880, il utilisa les petits ballons, en effectuant, à Madrid, à bord d'un 320 m° gonfi- au guz d'éclairage, une ascension remarquabis.

Et c'est à d'autres égards un précurseur. À mes camarades Esnault-Pelterie et Granet, les triomphateurs de la première Exposition Internationale de la Locomotion Aérienne, je révélerai que Fourcade, en 1884, lors de l'Exposition de Toulouse, organisa, à ses frais, Ja section scientifique el aéronautique. Ce qui lui valut de la part du Vite Congrès internalional de géographie, la plus haute récompense.

Je me garderai bien d'omelltre parmi les prouesses de Fourcade, les ascensions qui se Lerminèrent de la façon la plus heureuse dans le massif pyrénéen, français ou espagnol. Mais la gloire de Jules Fourcade ne serait pas complète s'il n'était un « rescapé » ou un repèché, comme on voudra.

A deux reprises il fit en mer d'émouvanis al- {errissages, si je peux employer ce mot pour des descentes dans la Méditerranée. Ce m'était pas la première fois qu'il voyait la mer, car, en 1867, engagé volontaire dans notre flotte de guerre, il était « le fin gabier » pour qui les brises n'ont pas de secrets et dont la vigueur prodigieuse, la froide audace émerveillaient les équipages.

\ ce vieux loup de l'air, à ce jeune doyen des pilotes de l'Aéro-Club de France, je suis heureux de dire toute ma sympathie.

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