PATES
l’Aérophile 533
le vol ramé, conduit à l'explication des parlicularités présentées par les principaux types d’ailes (1). On objecla't que les lois concernant l’aéroplane ne sont pas applicables à l’aile rameuse parce que le terme 0.164 prend une valeur prépondérante par rapport à celui qui renferme V£. La vérité est que ce terme contenant correctement calculé, a une valeur relativement très faible ; on n'avait pas songé d’ailleurs que l'aile, à la fin de l’abaissement, prend un mouvement relardé, auquel cas, d’après Didion, le terme en y devient négatif, de sorte qu'en définitive on peut pratiquement le considérer comme n'existant pas.
Passade avec gain de hauteur
Il est évident que pendant la passade, l'oiseau est soumis à des résistances qui usent une partie de son énergie, et que si ces pertes n'étaient pas réparées, les sommets A, C.…. successivement atteints seraient de moins en moins élevés, comme cela se produit pour le pendule. Or non seulement cet abaissement continu ne se produit pas toujours, mais encore il arrive parfois que le Rapace atteint un niveau supérieur à celui d’où il est part.
Le fait s'explique très aisément par l’action d'un vent intermittent ou de vitesse variable.
Supposons, par exemple, que la descente ait eu lieu en air calme et que, pendant la remontée, le vent vienne à souffler dans une direction telle que, par une orientation convenable de sa trajectoire, l'oiseau puisse exéculer sa ressource en ayant plus ou moins complètement vent debout. En vertu du principe A (2), il sera soumis à une force tangentielle motrice, et si, en moyenne, cette force l'emporte sur les résistances passives, il est clair que le Faucon remontera à une altitude C supérieure à celle du point de départ.
Soient Go %, deux points de la trajectoire : Z5, Z, leurs hauteurs au-dessus d’une horizontale fixe XX’ ; Vo, V; les vitesses en ces points ; W la vitesse du vent, supposé horizontal ; 4, y1 les angles de V, Vi avec W; 6 le travail des résistances passives ; nous avons démontré ailleurs (3) que l’on a, pour un oiseau ayant l'unité de poids :
W g formule dans laquelle E représente le gain d'énergie de Go à G1, et a pour expression :
2 2 NS, Vo .
E = — (Vo ces Yo — V1 cos y1) — @ Q)
Admettons. pour simplifier l'exposé, que le vent commence à souffler au moment où le mobile pa au point bas B, et qu’il continue à agir avec une vitesse constante pendant tout le parcours B C. Pour appliquer les formules à cette branche BC, il faudra faire :
To— 00 7 2 77e
(1) Le Vol ramé et les formes de l'aile ; 1909, Berger- Levrault (résumé dans les Comptes Rendus de l’Académie des Sciences, 21 juin 1909).
@) Principes du Vol à voile; Comptes-Rendus au 28 décembre 1908 et Aérophile du 15 mars 1909.
(3) Une manœuvre de Vol à voile; evue scienlijique du 11 septembre 1909, page 328.
Ces équations donnent alors, en égalant les deux valeurs de E :
vi -v += À 2
TA eo UL (3)
Pour la descente A B, exécutée en air calme, on peut établir, soit d’après les mêmes principes que ci-dessus, avec la condition W = o, soit directement, par applica- SL eo EC des forces vives, une relation sembla-
le à (3) :
+ a+ = — 04 co)
En ajoutant les égalités (3) et (4), on obtient, pour le gain de hauteur à la remontée :
WV Zu — Zi = © (0 + Où * * * Application numérique, — Prenons, par exemple,
pour vitesse Vs, ceïile qui correspond à une chute de 30 mèlres dans le vide :
VE V2 g x 30 — 24 m96 et soit :