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NADIA

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Fig. 10.

phiques (1). La suspension Thiélé est constituée par un laisceau de 6 fils aboutissant à un cadre hexagonal portant 6 chambres photographiques rayonnantes, plus une chambre verticale.

L'emploi de la chambre à pointage vertical vient d'entrer dans le domaine de la-pratique courante, gräce aux remarquables résultats obtenus par la section photographique du Génie militaire italien. C'est ainsi qu'en 1908, 50 kilomètres de rivière (Tibre) (2) ont été levés en quelques journées au moyen d'un appareil photographique élevé par ballonnet. La suspension était uniquement formée d'une pyramide de 3 fils de 10 m. de longueur aboutissant à un cadre triangulaire portant en son centre la chambre photographique.

b) Le système pendulaire que nous venons d'examiner ne convient pas pour suspendre un appareil unique à pointage horizontal. Il est en effet indispensable d'assurer dans ce cas, d’une manière invariable, l'orientation donnée à la chambre.

La solution la plus pratique du problème consiste dans l'emploi d'un double cardan. On sait en effet qu'un tel dispositif permet l’ascillation pendulaire complète, mais ne laisse pas tourner sur lui-même le corps suspendu.

Les suspensions Gilbert Totten Woglom (1897) et Dinochau (3) (1904) réalisent cette condition de la manière la plus simple au moyen d'une tige oscillante portée par un cadre disposé le long du câble.

Le système que nous avons imaginé nous semble présenter sur les tvpes simplifiés précédents l'avantage d'une plus grande rigidité. Nous en donnons ci-après la description.

4) Emploi d'un drachen-ballon.

(2) Expériences du capitaine Tardivo.

(3\ Lieutenant d'artillerie, élève, en tant que cerf-volantiste, de M. Wenz.

Fig. 11.

Suspension « Saconney » (fig. 9). — Les deux axes d'oscillations sont le câble et une ligne horizontale perpendiculaire.

Pratiquement l'axe horizontal est relié au câble par une petite poutre armée en tubes extra-légers (1) Les 6 éléments de la poutre, d'une longueur uniforme de 60 em. se réunissent à leurs extrémités au moyen de boulons et d'écrous à oreilles.

-A l'axe horizontal est fixée la suspension proprement dite, formée d'une armature de 4 tubes longs de 1 m. 50. Les extrémités de ces tubes sont boulonnées sur un plateau gradué sous lequel peut tourner la chambre photographique.

Dans ces conditions, les balancements de la suspension se produisent soit dans le plan vertical passant par le cäble, soit dans un plan perpendiculaire à celui-ci.

Afin de permettre la montée de la suspension le long du câble la tige supérieure de la poutre porte deux galets de roulement dont les chapes s'ouvrent à volonté et permettent l'accrochage du système sur le câble tendu.

L'ensemble de cette suspension (chambre comprise) pèse 9 kg.

Amortisseur d'oscillations. — Dès le début de nos expériences (1901), nous nous sommes préoccupés d'amortir les oscillations longitudinales dues aux variations brusques de tension et d'inclinaison du câble (2). La pratique nous a démontré depuis que les effets de ces varialions étaient moins nuisibles que la théorie ne

(1) Les ateliers mécaniques de M. Boulade le distingué président de l'Aéro-Club du Rhône (que nous tenons à remercier de son amical et précieux con£ours) ont réalisé d'une manière parfaite la construction de cette suspension en tubes extra-légers.

(2) En 1904 nous avons également essayé la stabilisation gyroscopique en utilisant le vent comme force motrice. Le gyroscope était constitué par un tore monté autour d’un ventilateur à ailettes placé face au vent dans l’armature de la suspension proprement dite.

nous le laissait prévoir et que, dans tous les cas, un bridage convenable du cerf-volant permettait de les réduire notablement,

Toutefois nous avons cru préférable de conserver dans le type définitif de notre matériel un amortisseur à plans oscillants que nous avions étudié dès le début.

Cet appareil (fig. 12) est constilué par un gouvernail horizontal dont les 2 faces font un angle d’une dizaine de degrés. Un tel gouvernail est toujours en prise au

Fly. 12

vent et son action est d'autant plus énergique qu'à toute inclinaison correspond une augmentation de pression sur l’une des faces et une diminution sur l’autre (effet différentiel).

L'axe d'oscillation de l'amorlisseur porlé par la poutre armée est placé près du bord d'attaque des plans, de manière à donner au dispositif une position d’équilibre stable horizontale. La suspension est reliée au gouvernail par un parallélogramme articulé dont les éléments sont tels que gouvernail et suspension soient toujours perpendiculaires l'un à l’autre.

Dans ces conditions à toute oscillation pendulaire tendant à écarter l'appareil! photographique de la verticale, correspond une rotation de même amplitude du gouvernail, tendant à l’écarter de l'horizontale, cette rolation est immédiatement combatlue par l'action du vent.

Compensateur. — Le vent, en agissant sur la masse de l'appareil, tend à faire prendre à l’ensemble de la suspension une inclinaison qu'il importe de diminuer le plus possible. On peut, dans ce but, donner à l'amortisseur un angle de calage initial en le relevant un peu au-dessus de l'horizontale. Dans ces £onditions, le vent en agissant sur le gouvernail pour l'abaltre, combat automatiquement l'effort de redressement qu'il lui communiauait d'autre part par l'intermédiaire de la suspension.

Suspension pendulaire elliptique (lis. 13. — Ln même temps que la suspension pendulaire rigide, dont il vient d'être question, nous avons étudié un système pendulaire elliptique dont le but élait de rendre plus facile le freinage direct des oscitiations (1). Le principe de ce dispositif consiste à faire décrire aux 4 points d'attache du plateau support d'appareil, un ellipsoïde. Le centre de gravité de la chambre, invariablement lié au plateau, décrira une surface parallèle à la premiére et comme il tendra loujours à venir en occuper le point

(1) Suspension utilisée par M. Roger Aubry.

bas, le plateau parallèle au plan tangent en ce point bas sera toujours horizontal.

Pratiquement, on réalise £ette suspension en disposant aux extrémités d'une tige portée par le càble deux poulies jumelées. Dans ces poulies passent ? fils de même longueur dont les extrémilés préalablement dé-

l'ig. 13.

doublées viennent se fixer aux % points d'attache du plateau support. Ces points se trouvent donc ? à 2 sur une ellipse ayant les poulies pour foyer. Cette ellipse engendre précisément l'ellipsoïde de révolution lorsque la suspension oscille autour du câble.

Il est facile de voir dès lors, avec quelle facilité on peut stabiliser les oscillations longitudinales (les seules à craindre) puisque l’on dispose sur la tige qui porte les poulies jumelées, d’une ligne de points d'appui le long desquels glissent les fils de suspension. On peut en particulier placer sur ces fils des cônes de toile dans lesquels s'engouffrera le vent; dispositif qui offre le double avantage d'amortir les oscillations et de compenser l'effort du vent sur l’ensemble de la suspension.

Pointage de l’appareil photographique.

Tout système de pointage doit, en principe, permellre de donner à la chambre photographique une orienlalion et une inclinaison convenables par rapport aux plans origines qui sont, dans le sens du pointage horizontal, le plan du càble el dans le sens du pointage vertical le plan du plateau support,

Ce double pointage offre l'avantage de donner des clichés où le point visé occupe le centre de la plaque, mais il présente le très grave inconvénient de fournir des documents médiocres au point de vue lopographique. En effet, sauf le cas très spécial de levers de régions parfaitement piates, la photographie avec appareil inrliné complique d'une manicre inadmissible les opérations graphiques de restitution en exigeant des tracés complexes.

Les clichés pris avec appareil pointé horizontalement ou verticalement, ne demandent, au contraire aucune construction, géométrique spéciale et peuvent être utilisés immédiatement

Nous avons renoncé à tout pointage incliné (1) el nous nous sonines contentés de munir notre suspension d'un plateau horizontal mobile permettant de donner à volonté l'orientation azimulüie.

Il est d'ailleurs facile de démontrer que le pointage à inclinaison variable n'est nullement obligatoire au point de vue des applications pratiques de la photographie aérienne et cela, aussi bien pour la topographie que pour les reconnaissan£es militaires.

S'il s'agit, en effet, de reconnaissance à grande dis-

(1) Dans nolre appareil nous avons laissé à la chambre la facilité d'osciller de quelques degrés de manière à pouvoir corriger, le cas échéant, un défaut d'horizontalité du plateau.

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tance de régions, inaccessibles, l'appareil téléphotographique employé se trouve tout naturellement dirigé horizontalement et il est facile de compenser les quelques degrés de plongement qui lui seraient nécessaires par un décentrement vertical de l'objectif.

S'il s'agit au contraire de topographie et que la région à parcourir soit accessible, il suffit de transporter au-dessus du terrain l'appareil pointé verticalement.

Détermination de l'angle de pointage horizontal. — Le pointage de l'appareil photographique se fait en déplaçant le plateau support d'un angle égal à celui que fait avec le plan vertical du câble, le plan vertical passant par la station ct le centre de la région à photographier. Pour déterminer cet angle on a recours à une carte orientée sur laquelle on trace la direction du vent et la ligne allant au centre de la région en question. Si les points à photographier ne sont pas très éloignés, on tient compte de la dérive horizontale que prend l'appareil lorsqu'il s'élève le long du càble. La correction angulaire s'évalue facilement en admettant que la dérive horizontale est égale à environ les 2/3 de la longueur du câble de retenue.

A bord des navires en marche, le pointage se complique quelque peu. Le procédé le plus simple à employer consiste à donner à la chambre un pointage de 15° par rapport à la route suivie et à ne déclancher l'obturaleur, l'appareil étant en l'air, qu'au moment où la région à photographier est vue du bord sous cet angle.

L'APPAREIL PHOTOGRAPHIQUE

Chambre. — La chambre photographique doit présenter une rigidité absolue en raison de la précision des mesures basées sur son emploi. Afin d'obtenir cette rigidité tout en assurant à l’ensemble une légèreté suflisante, on peut constituer la chambre au moyen d’une armature en bois de noyer ou d’acajou revêtue de tôle d'aluminium. Le métal (1) doit toutefois être protégé par un vernis extérieur.

Le para-soleil qui abrile l'objectif sera formé par les parois métalliques de la chambre prolongées en forme d'auvent. Ses dimensions devront être telles que les rayons solaires inclinés à 45° ne puissent pas atteindre la monture de la première lentille.

Pour des opérations topographiques ordinaires (reconnaissances et levers à distance moyenne) (2), on

emploiera une chambre de format 18 x 24 (fig. 14) munie

d'un objectif de 30 cm. de foyer décentré vers le bas. Le

décentrement vertical devra être dans ces conditions de

3 cm. de manière à permettre un plongement de =

soit de. Avec un tel plongement, le terrain est battu

à partir d'une distance égale aux + de la hauteur de l'appareil. (A 560 m. d'altitude, l'objectif voit le terrain à partir de 1.250 m.).

Objectif. — L'objectif doit être très lumineux. La sé- : 1 : ns . :

rie Tessar & de la maison Zeiss permet d'obtenir des

résultats parfaits au triple point de vue de l’instantanéilé, de la netteté et de l'absence de toute distorsion.

(1) Action destructive rapide de l'eau de mer. () De 2 à 4 kilomètres.

Le poids de l'objectif Tessar de 30 cm. 5 de foyer est de 800 gr. environ, monture et diaphragme « iris » compris.

Obturateur. — L'sbtaraleur d'objegtif ne permet pas d'obtenir une instantanéité suffisante. On devra donc avoir recours à l'obturateur à rideau qui donne des résultats satisfaisants à condition de rechercher la rapidité d'obturation par la diminution d'ouverture de la fente et non par la tension du ressort. Dans les conditions les plus défavorables, c'est-à-dire avec un vent irrégulier provoquant les GÉGUENORS, la vitesse d’obturation maxima sera de mn à 555 de seconde.

Systèmes de déclanchement. Le déclanchement de l’'obturateur s'obtient par courant électrique. Deux fils sont nécessaires.

Lorsque l’on emploie les cerfs-volants, le courant part par le câble principal, pénètre dans la suspension par les galets de roulement et descend jusqu'à la chambre par un fil isolé. Il repart de celle-ci par un second fil qui aboulit au câble secondaire de retenue.

La très grande résistance des petits câbles d'acier et l'augmentation même de cette résistance avec les efforts de traction conduit à employer un courant à haut voltage et faible intensité.

L'emploi d’une petite magnéto, lorsque l’on ne dispose pas de piles en nombre suffisant est tout indiqué (1).

Le mécanisme de déclanchement approprié au type d'obturateur devra êire actionné par un électro-aimant de résistance au moins égale à celle de l’ensemble des ? cables d'acier mis bout à bout. Une lampe interposée dans le courant, près d'un manipulateur de fermeture du circuit, permettra de vérifier le passage du courant et par suite le fonctionnement du système.

Niveau. — [Lors de nos premiers essais, nous avions installé dans la suspension même un niveau à mercure dont le but était de ne laisser passer le courant qu'au moment précis où l'horizontalité du plateau-support était alleinte. Ce niveau (fig. 15) était composé d'une coupelle en matière isolante (bois) dont le pôle

portait deux contacts en platine reliés au circuit général de déclanchement. Une gouttelelle de mercure venait établir la communication entre les deux contacts lorsque la coupelle était horizontale. \

Ce niveau hermétiquement fermé, de manière à empêcher toute fuite de mercure, était disposé à l'intérieur de la suspension et relié d'une manière invariable à ses montants. Un système de réglage à vis, permet-

(1) M. Roger Aubry a très ingénieusement monté une petite magnéto sur son treuil. L'appareil étant en l'air, un simple débrayage permet d'utiliser la manivelle du treuil pour actionner la magnéto.

PAR LME EESTI AU Ur

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