‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 681 sur 698 · ALPHA · texte numérisé non relu

ALPHA

sont les

plus puissants, les meilleurs B 4 2 ACÉTYLÈNE DISSOUS BR C.

incomparable

l'Éclairage

JA FAINEUF ” à neuf, nettoie métaux, gfaces, ete,

—B ee EN VENTE PARTOUT

BOAS RODRIGUES et Cie, 67, Boulevard de Charonne, PARIS

|: ANCIENNE MAISON V7 L. LONQUEMARE

FAR LONBUEIARE Frères

SUCCESSEURS 12, Rue du Buisson-Saint-Louis PARIS (10°)

Téléphone : 422-837 Télégraphe : LONGUEMARE-PARIS

MÉTROPOLITAIN | mérusrious

RÉPUBLIQUE

CARBURATEURS A ESSENCE

| à Pétrole et à Alcool

É © pour Motocyelsttes, Voitures, Moteurs fixes, Canots, Bellons dirigeables

À CARBURATEURS RADIATEURS À à nid

fl réglage d'’abeilles

H| automatique à

À et à

i réplège eouture

h commendé main NS + ï BAULEURS ROBISETTERIE fi SRE

Léon MAXANT.

38 et 40, rue Belgrand, PARIS (20°) (Station du Métro : Gambetta)-

t Baromètres de nano rtciAipne graduation alti-

métrique 3.000, 5. et 8.000 mètres.

Baromètres extra-sensibles, indiquant les différences de hauteur de moins de |] mètre.

Trousses Altimétriques de poche, renfermant bouss9!s, baromètre de hauteur, thermomètre avec ou sans montre.

BAROMETRES, THERMOMÈTRES. HYGROMÈTRES ENREGISTREURS STABILOSCOPE du Capitaine ROJAS

indiquant instantanément la montée ou la descente d'un ballon.

Dynamomètres pour ballons captifs et pour l'essai des tissus et des cordages employés à leur construction.

Appareils enregistreurs combinés, réunissant les indications de plusieurs instruments sous un petit volume et un faible poids

l’Aérophile 555

1. Monoplan Vendome-Oôier, monté par M. R. Vendome. Enveryure 5 m.; longueur 5 m : surface 7 2,8) ; moteur Anzani (Photu Branger) — 2. Système moto-propulseur du monoplan Anzani ; moteur Anzani 40 HP., 3 cyl., transmission à l’hélice par courroie (Fhuto Branger). — 3. Le monoplan Anzani : envergure 8 m. ; longueur 6 m. ; surface 16 m?; cnâssis porteur mixte à roues et patins (Photo Branger). — 4. Le biplan Goupy en plein vol, monté par Ladougne (Photo Branger). — 5. Paulhan dans son biplan Heuri Farman muni d’un rouf protégeant l’aviateur du froid (Photo Branger).

16 mètres par seconde, et la pluie faisait rage. Latham imperturbable continuait à s’élever durant un nouveau tour de piste. Mais le vent redoublait de violence atteignant 20 mètres par seconde, soit 72 kilomètres à l'heure, vitesse sensiblement égale à la vitesse propre de la machine. Celle-ci n’avançait plus et paraissait rester immobile par rapport au sol. Après quelques minutes de celte lulte splendide, Latham commençait sa descente ; il reprenait terre avec une habilelé parfaite et sans le moindre dommage à 3 h. 4 m. 5 s. ayant tenu l'atmosphère, par ce gros temps durant 22 m. 5 s., et salué par les assistants, d'acclamations enthousiastes. Le général Journée, qui avait assisté à ce magnifique exploit et contribué à son contrôle, témoigna son admiration au célèbre aviateur, dans les termes les plus chaleureux. La hauteur atteinte officiellement constatée par le marquis de Kergariou, commissaire de l’Aéro- Club de France est de 475 mètres, et constitue à ce jour le record officiel de hauteur en vol mécanique.

Les biplans Henri Farman au Camp de Châlons

Henri Farman qui fut le premier aviateur installé au camp de Châlons, non seulement pour s’y entraîner mais encore pour y construire et y essayer ses appareils, voit aujourd'hui se grouper autour de lui toute une colonie, chaque jour augmentée d'élèves et de clients désireux de voler sur les traces du maître. Parmi eux, il faut citer Valeton qui vole déjà seul ; Masson, le mécanicien de Paulhan, qui endommagea sérieusement le 26 novembre, le biplan du célèbre aviateur ; Osmont, de relour d’une fructueuse tournée en Amérique et qui doit paraïl-il prendre livraison du biplan Henri-Farman de Sommer avant de partir pour l'Autriche, et bien d’autres élèves et clients de toute nationalité.

Le nouveau biplan Henri Farman, — Louis Paulhan a pris livraison le 7 décembre du nouveau biplan Henri- Farman. Cet appareil, fut essayé le 23 novembre par Henri Farman, qui couvrit 6 tours d’aérodrome. Il diffère de son aîné par plusieurs détails de construction et surtout par ses dimensions plus réduites ; il pèse une centaine de kilogrammes de moins. Paulhan qui utilisera ce nouveau biplan dans sa tournée d'Amérique, estime qu'il fera aisément du 80 kilomètres à l'heure.

Henri Farman à qui l’on doit l'appareil titulaire des records les plus enviés ne s'arrête pas dans sa recherche de la perfection.

Les biplans Voisin an Camp de Châlons

L'école d'aviation créée à Mourmelon, par les célèbres constructeurs-aviateurs est l'une des plus fréquentées

ce qui n'étonnera personne si l’on se rappelle qu'entre

autres qualités, les biplans Voisin se sont de tout temps distingués par la facililé de leur conduite et de l’appren-

tissage.

L'ingénieur Château, bien connu dans le monde de l'aviaion a pris la direction de cette école, Lout en s’occupant assidüment de ses élèves, il accomplit luimême, à titre d'exemple et de démonstration, de fort jolies performances. Il volait notanument 50 minutes, exactement 4) min. 35 sec., le 27 novembre.

Etienne Bunau-Varilla, pilote déjà bien connu, continue aussi son entrainement.

Parmi les élèves, beaucoup volent déjà de leurs propres ailes et ont réussi à évoluer plusieurs minules et à bonne hauteur, notamment MM. F. de Baeder, Mme de Laroche, la première femme qui ait conduit un aeroplane, Fisher, Mortimer-Singer, etc.

A Issy-les-Moulineaux

Les aviateurs n'ont pas déserté le champ de manœuvres d’Issy les-Moulineaux qui vit la période héroïque de l'aviation française. Bien que ce terrain, rapelissé encore par les hangars à dirigeables qui y ont élé édiliés, soit devenu vraiment exigu pour les aéropianes actuels à marche plus rapide, sa proximité de Paris et des usines le rend toujours comniode pour la mise au point et les essais de vérilication des appareils et pour le premier apprentissage des aviateurs.

C'est là que Jacques Balsan sur son monoplan Blériot du type À1 a fait prudemment et sans accroc ses débuts progressifs avant d'aller se perfectionner à Pau. Blériot y fit une apparition le 23 novembre pour les essais de vérification des deux monoplans Blériot, dont MM. Bertrand et Jacques de Lesseps et Malingaux prirent possession. M. Bertrand de Lesseps a déjà fait plusieurs vols intéressants et paraît devoir arriver rapidement à la maîtrise complète de son appareil. M. Jacques de Lesseps, disputant le prix Colloredo-Mansfeld, attribué aux débutants effectuant 5 kil. au moins, le gagne le 14 novembre, par plus de 7 kil. Il avait aussi réussi des vols de 30 et 35 min.

Legagneux a fait également les essais d'épreuve de plusieurs appareils Voisin. Brégi, aviateur déjà class, s’entraîne aussi sur biplan Voisin.

Notons aussi les débuts à Issy-les-Moulineaux du nouveau monoplan Odier-Vendéme. Cet engin, dont la construction originale et simplifiée avait été Lrès

556 15 Décembre 1909

mm 7

k NZ \€ A

Page 1