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CONSULTATIONS TECHNIQUES & LÉGALES RECHERCHES D’ANTÉRIORITÉS

Maison fondée en 1852 par Ch. THIRION 95, Boulev. Beaumarchals, Paris

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Fig. 20-et 21.

l'inclinaison. La distance d (fig. 21) qui sépare la projection du point fixe de la ligne des ménisques, fixe la valeur de l’inclinaison ; en effet, si L est la HAE des

cadres, on a, en appelant à l'inclinaison : tg à = 10,

Pour retrouver la projection du point fixe sur l'épreuve, on détermine, une fois pour toutes, par une expérience préliminaire faite avec un appareil parfaitement horizontal, la distance m de la ligne des ménisques au point prinsipal. La projection du point fire se trouvera dans chaque cliché sur le petit axe de syméirie de l'épreuve à une distance du point principal égale à m.

Supposons donc deux photographies prises de 2 stations au moyen de l’appareil muni du niveau spécial (1). Traçons sur chacune d'elles les lignes qui joignent les repères d’axes et les images des ménisques du cadre arrière. On détermine ainsi le point principal, l'axe vertical de l'épreuve, l’inclinaison longitudinale de l’appareil. Cette inclinaison due aux oscillations est d’ail- US toujours très faible, de quelques degrés tout au plus.

Connaissant l'inclinaison i, on peut tracer, au-dessus du point principal, la ligne d'horizon dont la distance OI à ce point est fonction de la distance focale et de l'inclinaison. On a en effet: OI = SO tgi

Soient À et B deux points que nous savons être sensiblement à la cote et que nous retrouvons sur chaque épreuve. Deux points d'altitude sensiblement égale existent toujours : ce sont le long d’une côte deux points quelronque du rivage en pays plats, deux points remarquables du terrain, dans une région légèrement accidentée (2), deux points d’un cours d’eau, d’un lac, d'une ligne de chemin de fer, d’une route à pente douce, ele.

D'ailleurs, en prenant A et B tels que la ligne AR soit inclinée d'au moins 45° sur l'axe horizontal de l'épreuve on élimine les causes d'erreurs qui seraient dues à une pente légère.

(1) Ce procédé de reconnaissance est celui que nous avons étudié en 1906-1907 pour les reconnaissances en dirigeable.

(2) Dans une région réellement accidentée l'intérêt de la photographie aérienne disparaît,

Construisons (fig. 22) séparément sur chaque épreuve comme il a été dit pour le 1" cas le faisceau qui lui correspond. Nous portions au lieu de la distance focale, la din qui sépare l'œil de l'horizon et qui est égale © cos à

On trace sur chaque faisceau, les lignes Sa er Sb et la direction Sf qui joint l'œil au point de fuite f de la ligne ab.

Ce point de fuite f se détermine sur l'épreuve en prolongeant ab jusqu'à sa rencontre avec l'horizon. Sf

Fig. 22.

représente, par définition du point de fuite, la direction de la ligne horizontale AB.

On a donc tous les éléments nécessaires pour placer sur chaque faisceau un segment parallèle à Sf et limité aux deux lignes Sa et Sb. Ce segment représentera, à une échelle quelconque, la ligne AB du terrain placée par rapport à la stalion S.

Si l'on prend AB de même longueur sur les deux faisceaux, on obtient, en rapportant ces faisceaux l’un sur l'autre de manière à faire coïncider les 2? segments et la position relative des 2 stations et l'orientation relative des 2? lignes principales. Remarquons que la distance S et S, des ? stations est reportée à la même échelle que AB. Cette échelle reste indéterminée tant que l’on -n’aura pas construit au moyen des 2 faisceaux ainsi placés un détail du terrain dont on puisse apprécier les dimensions réelles ou tant que l’on n'aura pas déterminé, comme nous le verrons plus loin la hauteur réelle de l'une des deux stalions.

3° Lever de la planimétrie.

Le lever de la planimétrie du terrain se fait très rapidement lorsque les stations sont déterminées et les faisceaux orientés. Il suffit, en elfet, de reconnaitre sur les 2 photographies un même point pour obtenir, immédiatement en reportant sur les faisceaux les écartements correspondants les deux droites dont l'intersection fixe

la projeclion horizontale du point.

Le lever du terrain s'obtient ainsi, point par point, il importe simplement d'opérer par grandes lignes en

levant d'abord le canevas formé par les routes, les lignes de grandes cultuges, les contours des bois, etc. et de terminer par les détails isolés, tels que maisons, enclos, boqueteaux,

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4° Nivellement,

Les opérations de reslilulion ne comportent pas uniquement le lracé de la planimétrie du terrain. Elles cou.prennent également la délermination de l’allilude des divers points. : Le

Supposons connue la position rigoureuse de l'horizon (1g. 23). Si l'on appelle : k

y la dépression de l'image d’un point au-dessous de l'horizon ; ï ;

H la hauteur de l'appareil au-dessus du point;

f la distance focale ; ?

D la distance du point à la station, distance mesurée, sur la carte suivant la ligne principale on peut écrire sans erreur sensible la plaque étant verlicale à quelques degrés près) : e p

4 D D “ue d'où l'on tire H—=y>x<-+. Cette relation fournit l’al-

tilude de l'appareil au-dessus du point considéré ou ce qui revient au même la dépression du point en contrebas de l'appareil. En prenant un point parliculier conime origine des-coles on a, par différence. des cotes en contre-bas, la valeur des alliludes relalives.

Ce qui précède, exige que la plaque soil à peu près verlirale (ce qui est réalisé mécaniquement: el que l'on détermine rigoureusement la position de l'horizon qui sert d'origine à l'évaluation des dépressions. Celle détermination de l'horizon se fait de la façon suivante : Le

1” cas. — On dispose de 2 points connus dont les images se retrouvent sur les pholoaraphices (fig. 23). Le niveau Jardinet donne la direction de l'horizon ; on

mesure sur l'épreuve perpendiculairement à cette direclion la différence h des dépressions des deux points. Si y et y sont ces dépressions au-dessous de 1F-vi- ZOn inconnu, on a y — y —<h. Soit K la différence d'altitude des 2 points de cote connue (si les points sont De Ensra de la mer) ou sur un même plan horizontal CH=NO) : On a, d'après ce qui a été dit précédemment, les relaions :

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