Rsie Lourmel -- PARIS
41X Ve)
l’Aérophile 65
porte des anneaux dans lesquels passe une cordelette plate B. (Cette cordelette fait le tour de l’appendice.)
2 Une cordelette C est attachée à la cordelette B et vient dans la nacelle à portée de la main du pilote.
3° Une autre cordelette D est attachée à B à l’autre extrémité du diamètre; elle vient « faire double » à portée de la main et retourne s’attacher à une patte d’oie F fixée à un simple cerceau E, qui rend rigide le bord inférieur de l’appendice et s’y fixe par quelques petits œillets.
Ceci posé, la manœuvre est facile à comprendre : pour fermer : tirer à refus la corde C (fig. 2); pour ouvrir : tirer un peu D pour faire glisser dans les anneaux la moitié de B environ (fig. 3), puis agir sur la partie de D attachée à la patte d’oie.
Ce dispositif est celui qu'applique son auteur, le distingué ingénieur aéronaute Louis Godard, à tous ses ballons de sport, type 1908-1909. — P. Poucxer
Nouvellz Méthode Altimétriqu2 applicable en ballon
M. À. Bergel, à une récente séance de la Société française de navigation aérienne, a fait une intéressante communication sur les moyens de reaonnaitre l'altitude exacle d'un ballon lorsqu'i est à une grande hauteur, comme il arrive pour les ballons-sondes.
Notre savant ami, Wilfrid de Fonvielle la résume ainsi dans « Cosmos » :
… J'exactitude des déterminations obtenues à l'aide du baromèlre décroît en proportion logarithmique à mesure que la hauteur augmente en proportion arithmétique. L'épaisseur du trait enregistreur, quelque soin que l'on prenne pour diminuer ses dimensions transversales, constitue à elle seule une déplorable cause d'erreur. M. Berget croit avoir trouvé un procédé qui. s’il n’est pas réellement pratique, ce que l'on ne saurait dire actuellement, offre cependant un très vif intérêt.
On sait que l'intensité de l'attraction est en raison inverse du carré de la distance au centre de la Terre. Si l'on parvient à déterminer à tout instant avec exactitude la valeur de cette attraction, on aura donc à sa disposition un moyen certain d'apprécier l’augmentation de distance résultant d’une ascension à grande hauteur. Malheureusement, on ne peut songer à employer pour cette détermination la balance, car la variation produite s'exerce rigoureusement de la même manière sur l’ohjet dont le poids est étudié, et sur les poids employés à sa mesure. On doit donc recourir à un ressort dont la tension sera évaluée numériquement ; malheureusement, la perfection avec laquelle cet appareil est fabriqué est loin d'égaler celle où l'on est arrivé pour la balance.
En employant les formules de l'analyse, M. Berget a montré facilement que, au sommet de la tour Eiffel, l'intensité de la pesanteur est inférieure de 1/10000 à sa valeur au niveau de la Seine, Muni de ce premier renseignement, il a essayé d'employer la méthode de la balance dans son laboratoire de la Sorbonne. Il a atlaché à un plateau de la balance un fil de 6 mètres «de longueur, traversant le plancher et aboutissant à l’étase inférieur, et il a attaché successivement un même objel pesant 5 kilogrammes d'abord au plateau de la balance, puis à l'extrémité inférieure du fil. Le millième de milligramme qui devait constituer la différence a été reconnu. On voit par suite de quel délour ingénieux le génie inventif du physicien est parvenu à vérifier d'un seul coup, à l’aide d'un instrument destiné à un tout autre usage, l'exactitude des mesures géodésiques qui nous ont donné si péniblement le rayon de la Terre.
Il est évident, après ce qui précède, que si nos plus habiles opticiens se donnent le heau problème de fabriquer le ressort idéal que désire M. Berget, le premier endroit où les expériences démonstratives devront élre tentées ne sera pas la nacelle d'un ballon, mais bien la plus haute plate-forme de la tour Eiffel.
WILFRID DE FONVIELE
FÉDÉRATION AÉRONAUTIQUE INTERNATIGNALE
Deuxième Conférence de Londres
(11-12 Janvier 1909)