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FETE ES +066 Q EE ee 0 == di SE — — g”\? VF Parke CAEN) = at Tps = er makol- (54 Mars 1899 = ik Arvitl REMARQUES. — L'écheile altimétrique des baromètres n'avait pas été réglée convenablement.
L'altitude de 4,609 mètres que nous croyions avoir atteinte (et que nous avons transmise télégraphiquement à la Commission par l'intermédiaire du facteur d’Arville, accouru sur le lieu de l'atterrissage) était déduite hâtivement de la lecture du sommet de la courbe de l'enregistreur.
Les malaises que nous avons éprouvés nous rendaient cette altitude inespérée assez vraisemblable. Les calculs ultérieurs nous ramènent à 4,300 mètres environ sans tenir compte de la température,
L'ALROPHILE 43
plusieurs secondes. Pendant les lectures, le niveau n'oscillait que de omms à 1m: mais 3 ou 4 secondes après, il avait souvent varié de 5 à 6 millimètres.
Quoiqu'il en soit, l'accord est satisfaisant autour du minimum de pression, surtout avec l’anéroïde enregistreur. (Les dixièmes sont évidemment illusoires, et s'ils figurent, c'est qu'ils proviennent des réductions et corrections.)
J'ai calculé les altitudes d'après les données du baromètre à mercure, en tenant compte des températures observées, au moyen des tables de M, Angot (Annales du bureau central, 1896, T. I. B. 184), les altitudes intermédiaires sont calculées avec les moyennes anéroïdes.
Relativement à la température : les observations normales placent le minimum (— 31,6) au minimum de pression (447"" à 10 h. 46 m.). L'enregistreur, qui était exact sur le sol avant le départ, a marqué constamment, pendant l'ascension, une température trop élevée, et le minimum (— 28,6) n’a été atteint que 53 minutes après le minimum normal. À partir de là, pendant la chute rapide du ballon, la température de l’enregistreur parait du reste inférieure à la température réelle de l'air. D'après la courbe, la variation verticale de la température a été assez régulière. La caractéristique de la situation atmosphérique serait, d’après cela, un décroissement très rapide de la température de 1° par 123 mètres; soit un gradient de 0,008 en moyenne. La courbe de variation avec la hauteur montre que le gradient restait à peu près constant du sol vers 4,000 mètres.
Relativement à l'humidité, les données du thermomètre mouillé ne semblent pas devoir être prises en considération. À partir de — 20° la température est restée constamment supérieure à celle du thermomètre sec, malgré une ventilation très active (du moins en apparence) entretenue par 3 et 4 remontages opérés pendant 13 à 20 minutes, sans remouiller la mousseline (j'avais eu soin de garder sur moi le récipient d'eau du psychromètre Assmann, de telle sorte que j'ai pu conserver cette eau à l’état liquide, mais, par conséquence, à une température qui augmentait le temps de mise en équilibre du thermomètre humide).
Je n'ai pas eu le temps d'expérimenter le psychromètre fronde (avec lequel j'avais obtenu de très faible humidité (12 à 15 centièmes) à 4,000 mètres, dans mon ascension du 11 septembre 1897 (à une température de — 60).
D'après l’hygromètre enregistreur, l'humidité relative n'est pas descendue audessous de 49 centièmes dans la zone supérieure autour de 4,000 mètres. L’atmosphère inférieure jusqu’à 1,000 mètres était aussi humide (84) que près du sol (87); la fumée y formait un voile brumeux irrégulier assez dense, où se distinguaient des bandes ventées de W. à S.-E. De 1,000 à 1,200 mètres, l'humidité diminue jusqu'à 70 : les cumulus se forment à l'altitude d'environ 600 mètres, et l'humidité paraît augmenter pendant cette formation, de telle sorte que le ballon continuant à monter l’hygromètre marquait 78 vers 2,000 mètres.
De 2,000 à 2,500 mètres, le ballon s'élevant assez rapidement, l'humidité diminue jusqu'à 55 centièmes. Mais les nuages se sont accrus et ont suivi le mouvement ascensionnel du ballon, l'humidité augmente un peu dans un arrêt relatif d'ascension, puis diminue pour se maintenir vers 30 à partir de 3,500 mètres, La surface supérieure des nuages s'est élevée elle-méme vers 3,000 mètres, et il semble bien qu'il se produit une évaporation à cette surface, telle, que l'humidité des couches supérieures en est notablement accrue. Le ciel, Au-dessus du ballon, est d'ailleurs d'un bleu beaucoup plus clair que celui que j'ai noté dans mon ascension du 11 septembre 1897, alors que l'humidité était de 12 à 13 à 4,000 mètres.
Il y a lieu de remarquer que le gaz humide du ballon donnait lieu à un panache de brouillard en sortant par l'appendice : les gaz expirés par les observateurs donhaient lieu au même phénomène.
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On pourrait peut-être faire quelques réserves pour la température et l'humidité enregistrées, à cause de l'insuffisant éloignement du ballon de la nacelle.
Relativement au vent : La direction générale a été N. 80 N. W. Elle résulte des courants de W. N. W.aàù 1/4 N. E. qui ont successivement entraîné le ballon dans son ascension depuis le sol jusqu’à 1,300 mètres d'altitude au-dessus de laquelle le courant s’est sensiblement maintenu N. ou N. 1/4 N. E.
Quant à l'intensité, elle était sensiblement plus forte sur le sol et à 1,000 mètres (30 kilomètres à l'heure) qu'à 3,000 mètres ou 4,000 mètres. Ce fait résulte évidemment des remarques consignées dans le tableau des observations, en cours de route comme à la descente.
Le cumulus nimbus traversé à la descente avait environ 2,000 mètres d'épaisseur (de 3,000 à 1,200 mètres d'altitude), nous tombions plus rapidement que le grésil qui ascensionnait et tourbillonnait autour de nous à l’intérieur du nuage.
CONCLUSIONS. — En résumé, les résultats obtenus comportent isolément cette conclusion : La situation atmosphérique du 24 mars matin était caractérisée dans la région de Paris et jusqu'à 4,000 mètres de hauteur:
1° Par une décroissance rapide de la température dans la verticale. Le gradient
at, = étant à peu près constant et égal en moyenne à 0,008. a
29 Par un air relativement humide dans les couches supérieures, avec nuages cumuliformes et Cu. N. à grain entre 1,200 et 3,000 mètres : les Cu. N. donnant lieu dans leur épaisseur à une bruine congelée ou fin grésil.
32 Par un vent d'intensité plutôt décroissante et de direction variable de gauche à droite (de W. N. W. à N. 1/4 N. E.) depuis le sol jusqu'à 3,000 mètres.
Georges LE CADET.
AÉËÉRO-CILUEB
L'Aéro-Club a tenu le mercredi 26 avril une réunion à laquelle assistait un grand nombre de membres.
Dix-sept candidats reçus. M. Mignon s'inscrit comme membre à vie.
Avant une conférence de M. Vallot, sur l'utilité de complèter par les ballons l'étude des questions atmosphériques pratiquées déjà sur les montagnes, et une de M. Tatin, sur l'état des progrès de l'aviation, l'assemblée a pris différentes résolutions, entre autres celle d'accorder son patronage à l'épreuve d'aérostation militaire qui aura lieu le 2 juillet prochain à l’ Exposition d'automobiles des Tuileries.
M. Santos-Dumont a offert à l'Aéro-Club un superbe album dans lequel seront apposées les photographies aéronautiques que les membres du Cercle voudront bien adresser au secrétariat.
Un autre donateur est notre directeur, M. Georges Besançon, qui meuble la bibliothèque des années écoulées de l'Aérophile.
Lecture est donnée du réglement de la « Coupe des aéronautes », pour laquelle les engagements commencent déjà à parvenir.
La Commission de contrôle et d'homologation a été nommée ainsi : MM. Besançon, Blum, Ph. Monnier, Serpollet, docteur Cadier, de Contade-Gizeux, Hermite, Lachambre, Mallet, Boureau, Leteneur.
Lecture a été donnée ensuite du règlement des ascensions qui sera terminé et adopté par la Commission spéciale.
La Commission chargée de décerner le brevet d'aéronaute a été nommée. Elle se compose de MM. Besançon, Lachambre, Mallet, Santos-Dumont, Ch. Sibillot.
Le Direcieur-Gérant : Georges BESANÇON.
Directeurs : GEORGES BESANCON et WiLFRib DE FONVIELLE
7e Année — N° 5 Mai 1899
PORTRAITS D'AERONAUTES CONTEMPORAINS