CORRESPONDANCE
Monsieur G. Besançon, Directeur de l'Aérophile.
Mon cher ami,
Je trouve dans votre numéro d'octobre 1900 un article signé de M. Henry de Graffigny, dans lequel le jury de la classe 34, auquel j'avais l'honneur d’'appartenir, est quelque peu malmené. Notre jury a, comme ceux des autres classes, pris pour règle de conduite de ne jamais répondre aux attaques de tous ceux, et ils sont forcément nombréux, qui n'ont pas les Grands Prix qu'ils se seraient certainement décernés s'ils avaient été leurs propres juges. Je ne prendrai pas la peine de relever l'accusation de partialité ou d'ignorance formulée un peu légèrement par M. de Graffigny, s’il ne s'agissait en l'espèce d’une erreur matérielle.
L'exposition de M. Wilfrid de Fonvielle, pour laquelle réclame M. de Graffigny, faisait partie du Musée Centennal et, par conséquent, n'avait pas à être examinée par le jury de la classe 31 qui, à plus forte raison, ne pouvait la récompenser, si tant est qu’elle l'ait mérité. Cette lettre m'étant toute personnelle, je me contente de faire appel à votre bonne camaraderie pour l'insérer dans votre prochain numéro de l’Aérophile.
Bien cordialement à vous. Edouard SURCOUF.
Expériences de « Dépression atmosphérique »
Nous avons assisté le 18 décembre, dans la Salle des Fêtes du Figaro, à des expériences de MM. P. Filippi et Ch. Macler.
Une palette en bois actionnée par un moteur électrique, d’un poids quelconque, reposant sur une table et recevant le courant du secteur créait, en vertu des lois de la force centrifuge, une dépression au-dessus d'un disque en bois de 60 centimètres de diamètre.
Ce disque, soulevé par la poussée atmosphérique qui s’exerçait normalement sous sa face inférieure, s'élevait et supportait deux rondelles en tôle de fer de 1oet 15 centimètres de diamètre. Une hélice mue par le même moteur et créant en dessous du disque une pression en rapport avec la force dépensée, aurait-elle produit un effet équivalent ?