‹ L'AesculapeChapitre 162 sur 236 · I. — PARIS · texte numérisé non relu

I. — PARIS

Hospice Alquier-Debrousse.

1/48, rue de Bacjnolet [944.06].

Fondé par la baronne Alquicr, qui a désiré que Çct hospicP prît le nom de son père. Inauguré le 7 juillet 1802 Occupe l'emplacement de l'ancien château de Bagnolet, propriété des ducs d'Orléans, dont il ne reste plus qu'un pavillon. . -ii i

Renferme 200 lits, tous occupés par des vieiliarcls.

Personnel médical : i médecin et i interne.

Hôpital Andral

35, rue des Tournelles [249-92]-

Omnibus: BastUle-Grenelle, Madeleine-Bastille, Gare Montparnasse-Bastille.

Créé en 1880, sous le nom d' « Hôpital des Tournelles», il prit le nom d'hôpital Andral en i885. Il a été installé dans les anciens bâtiments du couvent de la Charité Notre-Dame, édifié sur les terrains de 1 ancien palais des Tournelles, et supprimé par la Révolution. Ces bâtiments furent alors (1793) occupés par la «Filature» desindigents. Ala fermeture de celle-ci, en 1866, on y installa le magasin central des hôpitaux, puis, en 18G7, la « Direction municipale des nourrices», supprimée par un décret de 1876.

Actuellement, l'hôpital comprend un service de

t,çjo HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS

médecine de loo lils : 66 lits d'hommes ; 34 lits de femmes et un service de consnUation quotidien.

Le personnel médical comprend : i médecin, 2 internes, 8 externes ; i médecin consultant.

Hôpital de la Porte d'Aubervilliers.

[4ir.o3].

Tramway : La Chapelle- Square Monge (10 minutes à pied). — Aubervilliers-Opéra (passe devant 1 hôpital).

L'hôpital d'Auherviliiers a été ouvert le 20 novembre 188Z1, lors de l'épidémie de choléra, et fut d'abord destiné à recevoir les convalescents cholériques évacués de divers hôpitaux de Paris. Lorsque l'épidémie fut en décroissance, en janvier i885, la commission d'hygiène hospitalière résolut de maintenir ces baraquements. Néanmoins, l'établissement fut fermé le 16 janvier i885 et ne fut ouvert de nouveau que le 28 mai 1887 pour être affecté au Irailementde la variole et de la rougeole. A partir du i'"' octobre 1892, on y reçut en outre les malades atteints d'érysipèle et de scarlatine. Le I" juin 1898, un pavillon spécial, lepavillon André, fut installé pour la diphtérie. Ce pavillon, qui ne peut être chaulTé sunisamment, est-fermé pendant les grands froids et ne reçoit plus que la rougeole. En 1898, fut ouvert un pavillon Pombla pour la scarlatine, et en 1900 un second pour les convalescents.

Les besoins du service firent bientôt restreindre le nombre des affections contagieuses soignées à l'hôpital. C'est ainsi que la diplitérie fut dirigée sur Larinoisière, le i"'' décembre 1893; l'érysipèlc sur l'Hôtel- Dieu-Annexe en 1893, et la scarlatine à Neckcr, en 189/1. ^'^^ din'érenles évacuations avaient été rendues nécessaires par l'augmcntalion du nombre des varioleux. Actuellement, 1908, l'hôpital reçoit : 1° les cas

Zi92 HOSPICES ET HOPITAUX DE PAHIS

de scarlaline, de rougeole, de varicelle, d'oreillons des adultes; 2° les cas de choléra, de diarrhée choléri forme, de dysenterie, de variole et d'érysipèle des enfants et des adultes; 3° les cas cas d'angines diphtériticfues des adultes hommes.

L'hôpital renferme 268 lits, répartis en i3 pavillons espacés les uns des autres et disposés en ligne droite sur une longueur d'à peu près un kilomètre. Il se développe le long des fortifications sur les glacis des bastions 3o et 3r, entre la Porte d'Aubervilliers et le canal Saint-Denis, vis-à-vis la gare et le port d'Aubervilliers.

Des i3 pavillons, 6 sont affectés au service des malades. Les 4 autres comprennent:

1° Le pavillon d'administration : chambres des internes, salle de garde, bibliothèque; bureaux; chambres de quelques employés ; vestiaire du médecin ;

2° Le pavillon occupé par les services généraux : cuisine, pharmacie, lingerie ;

3° Le pavillon de l'amphithéâtre avec la salle d'autopsie, la salle des morts, le caveau du linge sale ;

4° Le pavillon de l'étuve à désinfection avec la soufrière.

Sur les g pavillons affectés aux services des malades, 5 sont de construction récente : i" le pavillon André, ouvert en 1893 (fig. 3i); 2" deux baraques en carton (système Espitallier), qui sont d'ailleurs d'un très mauvais usage et servent actuellement à loger le personnel : 3" deux pavillons Pombla bien aménagés.

11 existe une étuve à vapeur destinée à la désinfection de tous les effets et de tout le linge, tant du personnel que des malad(>s.

Il n'y a pas de consultation. Les malades sont dirigés sur l'établissement, soit sur l'ordre de la préfecture dans ses voitures spéciales, soit dans celles des and^ulances municipales par les divers établissements où la maladie contagieuse a été constatée.

HOPITAL D'AVBERVILLIERS igS

Si un malade est amené dans un fiacre ou dans une voilure autre que celle de la préfecture de pohce cette voiture est 'désinfectée avant son départ au rSoyen du pulvérisateur. Ce système de desmfec Uon St d'aiUeu s parfaitement insuflisant et Ion peut remarquer que\es voitures des ambulances mumapa e Xs-mèmes sont impossibles à désm ec er tan elles ont mal construites L point de vue de le- ster.hsa-. tien. Les voilures de la « >\iener frenvdhgen Kettungsgesellschaft » (Vienne) sont autrement mieux comprises sous ce rapport.

FiG. 32. — Hôpital d'Aubervilllflrs. — Pavillon des douteux.

Tout malade amené à l'hôpital est immédiatement examiné par l'interne de garde qui fait le diagnostic de l'alVection dont il est atteint et en détermine ainsi le placement dans un des pavillons. En cas de doute, le malade est couclié dans le service des douteux. Les vêlements quittés par le malade sont portés à 1 ctuve ;

/.£/i HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS

les cuirs, fourrures et feutres qui seraient mis hors d'usage par 1 etuve sont passés à la soufrière. Pendant la durée de son séjour à l'hôpital, le malade est exclusivement revêtu de linge et de vêtements fournis par l'Administration, et il ne reprend ses propres vêtements qu'après complète guérison.

Les visites sont absolument interdites et les parents des malades ne peuvent que venir prendre au bureau des entrées des nouvelles sur un carnet rédigé par la surveillante de chaque service, d'après les indications du chef. La correspondance des malades est recueillie deux fois par jour et portée à la soufrière avant d'être remise à la poste dans des boîtes dont le fond est en toile métallique. Les lettres sont perforées avant d'être désinfectées.

^ Nul ne pénètre dans une salle de l'hôpital : i° s'il n'y est appelé par ses fonctions ; 2» s'il n'est récemment vacciné. Toute {jersonne admise à pénétrer dans un service revêt, avant d'entrer, un vêtement spécial qu'elle enlève à la sortie. En outre, en sortant des services des varioleux et des douteux, on est tenu de se laver les mains avec une solution antiseptique. L'entrée de la cuisine est formellement interdite au personnel affecté aux contagieux. Les serviteurs attachés .aux services généraux prennent seuls leurs repas au réfectoire ; les autres sont servis dans leurs pavillons respectifs. Après chaque repas, les ustensiles sont lavés à l'eau bouillante avant d'être reportés à la cuisine pour la distribution suivante. La même précau-' tion est prise pour les couverts.

Les internes de l'hôpital d'Aubcrvilliers touchent, ■outre l'intlcnmité réglementaire, une indemnité supplémentaire de contagion de 3oo francs et une indemnité de déplacement de 3oo francs, soit 600 francs d'indemnité supplémentaire ; ils sont en outre logés et nourris.

Les externes reçoivent une indemnité fixe de Coo

Page 1