MALADES
y admit lesjeunes filles nobles, victimes de revers de fortune : elles y devinrent si nombreuses que la maison put être considéi'ée comme une succursale de la Maison Royale de Saint-Gyr. En 1701, rétablissement reçut la sanction royale, par lettres patentes.
L'administration fut confiée aux religieuses de Saint-ïhonias de Villeneuve, ordre voisin des Augustines, et dont le chef était le curé de Saint-Sulpice.
Les jeunes filles malades et indigentes furent soignées en grand nombre et l'hôpital prit le nom « d'Hôpital de l'Enfant-Jésus ».
La Révolution confisqua la maison (1793) ; elle devint la propriété de l'Administration des Hospices qui y installa un hôpital pour les enfants de 2 à i5 ans.
En 1802 l'hôpital subit un accroissement considérable : à cette clate, en effet, les enfants commencèrent à ne plus être admis dans les hôpitaux généraux et la nécessité d'hôpitaux spéciaux se fit de plus en plus sentir. Aussi de 1802 à i843 le nombre de hts fut-il porté h l\oo ou 440. En i843, la généreuse donation de M. Bilgrain permit d'augmenter encore de 160 le nombre des lits.
Depuis, on a construit (i853) un gymnase couvert transformé aujourd'hui en école de teigneux. En i863, on a édifié l'amphllhéâtre d'opérations et de cours, puis la buanderie, les bains externes, enfin les nouveaux pavillons d'isolement c|ui seuls présentent de l'intérêt au point de vue des constructions hospitalières et que, pour cette raison, nous décrivons avec détails (■fig. 5i).
Ces deux pavillons d'isolement, inaugurés en 1900(1), sont destinés à hospitaliser l'un les enfants attemts derougeolc, l'autre les diphtéricpes. M. Bclouct
(i) F. Jayle. Les nouveaux pavillons des Enfants-Malades. La Presse médicale, 1900, n" i5, 21 février, p. 89.
en a été l'architecte ; et il s'est inspiré des conseils de MM. Roux et Grancher.
Les deux pavillons sont parallèles et séparés par un' long espace de terrain. Primitivement, ce large espace devait être en partie couvert par un bâtiment à un seul étage, qui eût été fort utile et n'eût gêné personne. On a changé d'avis : la suite dans les idées n'est pas donnée à tous. Un laboratoire qui existait sur le plan est resté à l'état de projet. Enûn, il existe à gauche du pavillon de la rougeole une petite usine indépendante, destinée au chauffage des deux pavillons. Le terrain sur lequel sont construits les deux pavillons ofi're une surface de 5 85o mètres carrés environ. Comme le sol était peu résistant h cause du voisinage des carrières, il a fallu creuser des puits de 8 à 1 1 mètres, sous tous les points portants.
Chaque pavillon comprend : un sous-sol, un rezde-chaussée, un premier. Il est essentiellement constitué par un corps flanqué de deux petites ailes ; chacune de ces ailes est surmontée d'un deuxième étage réservé au personnel.
Les murs de fondation et du sous-sol sont en meulière ; tous les murs de façade sont en brique de Chartres pour les parements extérieurs et en brique ordinaire pour le surplus d'épaisseur, et pour les murs et cloisons intérieures.
Le plancher du rez-de-chaussée est en fer et brique creuse, celui du premier étage est en fer et ciment armé. Ce faux plancher et les combles sont en ciment armé. Tous les sols sont en grès céramé, sauf ceux des logements du personnel, qui sont en bois.
En fait de bois, il n'y a que les portes et les croisées, le parquet des logements du personnel, le clievronage, le voligeage des combles. La couverture est en
tuile. ,
Véclalrage est électrique et assure par le courant
pris au secteur de la rive gauche.