‹ L'AesculapeChapitre 174 sur 236 · HOPITAL'DES E N FA !\' T S -M A L A D E S · texte numérisé non relu

HOPITAL'DES E N FA !\' T S -M A L A D E S

Le chaiiJJage est à l'air chaud. Il est constitué par une série de poêles-calorifères établis, dans le sous-sol. Dans chacun de ces poêles est une batterie de chauffe constituée par des serpentins en 1er lisse dans lesquels arrive de la vapeur vive provenant de la petite usine centrale établie près des pavillons. Chaque poêle est muni d'uae porte que l'on peut ouvrir facilement dans le sous-sol ; le nettoyage du serpentin devient ainsi aisé et peut être fait souvent. L'air frais est amené directement de l'extérieur dans le poêle par une prise d'air spéciale ; après s'être réchauffé au contact du serpentin, il alimente une bouche de chaleur ou deux tout au plus.

L'aéralion est obtenue, soit directement par les portes et fenêtres, soit par les bouches de chaleur.

La venldation n'a pas été assurée par un système spécial ; il n'existe, outre les fenêtres et quelques vasistas, qu'un certain nombre d'orifices d'appel établis çà et là près des plafonds.

Vahinenlalion en eau est double : elle est assurée et pour l'eau de source et pour l'eau de rivière par une double canalisation. Le chauffage de l'eau est obtenu de la façon suivante : de la petite usine centrale part pour chaque pavillon une canalisation spéciale destinée a porter la vapeur vive dans une série d'appareils ou l'eau sera chauffée et portée au besoin jusqu a 1 ebullition. Dans tous ces appareils, le chauffage est elleclué au moyen de serpentins dans lesquels circule la vapeur, et au contact desquels va se chauffer l eau Iroide C'est ainsi qu'il existe des réservoirs d eau . chaude pour les offices et les bains, des marmites a double fond pour faire bouillir l'eau destinée au lavage de la vaisselle, une bouilloire également à doulolc fond permettant de faire immédiatement bouillir leau nécessaire aux infusions, tisanes, etc., des tables chaudes et enfin des étuves. Il n'y a pas d'eau stérilisée.

58o HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS

La vidange est assurée par le tout à l'égout.

Des trémies sont installées en nombre suffisant pour recevoir le linge sale ; le tuyau de chute est en grès vernissé et peut être parfaitement désinfecté.

Le linge tombe dans les sous-sols, est recueilli dans des hottes spéciales, et emporté de là à la buanderie.

La disposition générale des deux pavillons est la môme, sauf c[uelques détails que nous indiquerons au passage. Nous n'étudierons donc que le pavillon de la diphtérie.

11 comprend, comme il a été dit : i° urt sous-sol réservé à la canalisation, aux poêles-calorifères, etc. ; 3° un rez-de-chaussée consacré exclusivement aux convalescents ; 3" un premier étage destiné à recevoir les aigus ; 4° un deuxième étage réservé au personnel.

Le système des grandes salles est complètement abandonné. Pour les cas aigus, chaque enfant a sa chambre; pour les convalescents, on ne trouve pas une agglomération de plus de six lits.

A chaciue étage il existe deux chambres d'isolement à deux lits.

Au premier étage a été ménagée une petite salle d'opérations. Des baignoires fixes et mobiles sont en nombre sufQsant ; un réfectoire, une petite salle de récréalion ont été réservés au rez-de-chaussée.

Le prenfier étage est remarquable par la disposition et l'aspect tout particulier qu'il présente. Ln large couloir a été ménagé en son milieu et va^ d'un bout à l'autre du paNillon: de chaque côté s'cclielonncnt les chambres des enfants; les cloisons de chaciuie de ces chambres sont vitrées et les châssis et les montants sont en ciment armé et en fer ; le soubassement seul des cloisons est plein ; ce soubassement est d'ailleurs très bas, afin que les enfants puissent s'apercevoir d'une chambre à l'autre.

Ces cloisons de verre sont d'un très heureux aspect Comme le plafond du couloir central est très élevé.

FiG. 56. — Ilipilal des Enfants-Malades.

luavillon de la diphtérie: une chambre d'isolement.

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