MAISON DE LA ROCHEFOUCAULD
un d'accouchements. Des consultations de médecine, de chirurgie, d'ophtalmologie, d'obstétrique ont lieu tous les jours.
En outre cleux fois par semaine ont lieu les consultations de laryngologie (mardi et samedi), d'oto-rhuiologic (lundi, vendredi), de gynécologie (jeudi).
Le service, destiné à la chirurgie des voies urinaires, est ouvert depuis 1900. Il a été parfaitement construit et aménagé par M. Rochet comme le montrent les plans ci-joints.
Le personnel médical comprend : 6 médecins, 4 chirurgiens, i accoucheur, i ophtalmologiste, i otorhino-laryngologiste, I médecin consultant, i chirurgien consultant, 18 internes, 68 externes, 5 sages- T'emmes internes.
Maison de La Rochefoucauld.
i5. Avenue d'Orléans [718.85.]
Tramways : Montrouge-Gare de l'Esl (passe devant). — Saint-Germain des-Prés-Chàlillon (passe devant).
La Maison de La Rochefoucauld, fondée en mars 1781 sous les auspices de M™'" de La Rochefoucauld- Doudeauville fut, à l'origine, destinée à recueillir les officiers infirmes ou indigents, des ecclésiastiques sans fortune et des magistrats tombés dans la misère. Lors de son ouverture en 1788, cette maison était plutôt un hôpital qu'un hospice : elle comprenait 16 litset s'appelait Maison Royale de santé. En 1793, elle prit le nom d'Hospice National. Un arrêté de 180 1 convertit l'hospice en maison de retraite pour les deux sexes. Le Conseil général en i8a i lui redonna le nom de Maison de La Rochefoucauld. Les bâtiments actuels ont été construits en i8o'i.
Le nombre de lils réglemenlaires est de 2Z16.
Pour entrer il faut avoir 60 ans révolus, ou être atteints d'infirmités incurables, séjourner depuis 2 ans dans le département de la Seine lors de la demande et verser à l'administration les sommes suivantes : 1° un capital qui suivant l'âge, l'état de validité ou d'infirmité varie de 875 à A 5oo francs, ou bien une pension annuelle de 260 francs pour les valides et 372 fr. 5o pour les infirmes ; 2" une indemnité de 100 francs une fois donnée pour le mobilier. — 11 faut enfin justifier d'un revenu annuel de i5o francs. Les admissions sont faites suivant l'ordre d'inscriptions ; une sur deux est attribuée aux octogénaires. Les anciens serviteurs de l'Assistance publique sont admis bors tour jusqu'à concurrence du quart des vacances.
Il existe une infirmerie qui comprend 10 lits d'hommes et 10 lits de femmes.
Des consultations dermatologiques ont lieu les lundi, mercredi et vendredi.
Le personnel médical comprend : i médecin, i interne et 2 externes.
Maison Municipale de Santé.
(maison Dubois)
200, rue du Faubourg- Saint-Denis.
Tramway: Square Monge-La Chapelle (passe devant) cl les omnibus qui vont à la Gare du Nord.
La création de la Maison municipale de Santé est due à l'initiative du Conseil général des hospices et fut l'objet de son arrêté do 1802. Elle fut inaugurée la môme année et placée d'abord dans la Maison dite du « Nom de Jésus », au Faubourg Saint-Martin.
MATEBNITÈ 62'
Elle fut destinée k la réception de malades en état de payer une somme déterminée. p, , 1
* 'En i8o(3, la Maison de Santé fut transférée dans l'ancienne communauté des Sœurs Grises, faubourg Saint-Denis et portait à celte époque en vertu d une autorisation spéciale de Louis 111, le nom de Maison royale de Santé. , -, r -,
En l'an \I, son service de santé était lait par un médecin et un chirurgien. Ce dernier était Dubois qui V exerça pendant longtemps, d'où le nom de « Maison Dubois » que donne à cet établissement le public^
Cette Maison avant été deux fois atteinte par i expropriation, en i853 pour l'ouverture du BoulcA^ard de Strasbourg et en i858 pour le percement du Boulevard du Nord, l'Administration acciuit au 300 du Faubourg Saint-Denis un emplacement, ou lut construite la nouvelle Maison. Son ouverture a eu lieu
en i858. . , ,
Elle comprend actuellement deux services de médecine et deux de chirurgie ouverts à tous les malades payants sans distinction de nationalité. Le nombre des lits est de 'it\o, dont i/i3 de chirurgie.
Le personnel médical comprend: 2 médecins, 3 cln-
rurgiens, 7 internes et 20 externes.
Maternité.
119, Boulevard Port-Royal [80/1-17].
Omnibus : Square Monlholon-Rue de la Tombe-Issoire (passe devant). - Monlroiigc-Gare de TEst (descendre a l'Observatoire). .
Tramivay : Bastille-Montparnasse (arrêt rue Sauit-Jacques, devant la Maternité).
La création de la Maternité remonte à 1795. Avant celte date, il n'existait aucune maison spéciale
pour les accoucliemcnls : les femmes enceintes étaient reçues dans les gi ancls hôpitaux et notamment dans le plus ancien de lous, l'Hùtel-Dicu. De bonne heure ce dernier rcserAa une salle aux accouchées, dès le xiii" siècle, semble-t-il . Nous savons que, sous Louis X 1 les femmes enceintes étaient logées, à l'Hôtel-Dieii,' « en un lieu détourné et clos ». Pour arriver à celle salle, il fallait descendre une vingtaine de marches. On pénétrait alors dans une salle basse et sombre « connue ung cellier » et, lors des grandes eaux « l'eau de la Seyne vient à ung pied près des fenêtres ».
Dans la suite le sort des accouchées fut bien peu amélioré. A la fin du xviii" siècle, les malades couchaient encore à deux ou trois dans le même lit et avec leurs enfants! Aussi, bien fréquent était l'étouffement de l'enfant, bien commune l'infection de la mère.
Cependant l'opinion pubbque s'était émue ; les quelques améliorations récemment faites lui avant paru insuffisantes, force fut d'opérer une réforme radicale ; elle fut décidée en 1796 et la même année la section des accouchées fut transférée à l'Institut de l'Oratoire et à la Maison de la Bourbe qui lui était contiguë.
Le premier de ces établissements remontait à i65o : il était occupé par le noviciat de la Congrégation de rOratoire, supprimé en 1792.
La « M aison de la Bourbe », ainsi nommée parce qu'elle donnait sur la rue de la Bourbe, n'était autre que l'Abbaye de Port-Royal, fondée en iGsG par M""^ Arnaud. Ce fut longiemps la succursale iiarisienne de l'Abbaye de Port'-Royal des Champs, située près de Chcvreuse : cpiand celle-ci fut supprimée en 1709, elle demeura seule jusqu'en 1798. é|)0(|ueon elle lut supprimée à son tour pour faire jilacc pendant ciiK| ans à une pri.son, la prison du a Port-Libre»: les bâtiments subsistèrent.