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HOPITAL SAINT-ANTOINE

iranslbi-mail aussi en hôpital la ci-devant maison Bcaujon : Salnl-Antolne cul i6o lils, Beaujon 80.

Les services du nouvel hôpital furent Installés par Glavareau, architecte des hospices civils. Les travaux furent rapidement menés : l'église abbatiale fut vendue et démolie (24 sep. 1796), les terrains de l'abbaye furent aliénés, des voies nouvelles ne tardèrent pas à les utihser. Finalement, on ne conserva de l'abbave que les constructions faites en 1767 par M'"^ de Beauvau-Craon, dernière abbesse de Saint- Antoinedes-Chanips.

Le nouvel hôpital s'appela successivement hospice du faubourg Antoine, hospice de l'Humanité, hospice de l'Est, enlin hôpital Saint-Antoine.

Les débuts du nouvel hôpital ne paraissent pas avoir été très heureux: à plusieurs reprises les malades se plaignirent de l'insuffisance de la nourriture et du chaulfage et la mortalité était élevée. Cependant le nombre des lits allait sans cesse en augmentant : à l'ouverture, il y en eut 200; en i8i5, il y en' eut 25o; en 1844, 820; en 1867, 694; en 1887, 756; en 1899, 897.

De nouvelles constructions ont été ajoutées aux anciennes : pharmacie, pavillon de bains, cuisines ; en 1859, un premier et, en 1862, un second pavillon de malades; en 1870, huit baraques en bois dont quatre furent consumées en 1877 : plus récemment, le pavillon MoYana, le pavillon Gosselin, le bâtiment des internes en médecine, enhn le service d'accouchements.

Signalons en terminant le zèle et le dévouement remarquables dont hrent preuve le personnel médical et administratif de l'hôpital Saint-Antoine dans plusieurs circonstances mémorables : les journées de juillet i83o, février et juin 1848, décembre i85i (i).

(i) Baudiii fut apporté niouranl, à l'Iiopilal, le 3 décembre i85i : il n'y resta d'ailleurs que cpiclques heures.

enfin pendant la Commune (187 1), et d'une façon générale pendant toute la guerre. Pour ne citer qu'un exemple : au moment des batailles de Champigny, i/|5 blessés militaires furent admis à l'hôpital "le i" décembre, ce qui n'empêcha pas les médecins de donner leurs soins, le lendemain, à loi nouveaux entrants.

Au point de vue hygiénique, tous les anciens bâtiments qui composent la majeure partie de l'hôpital sont dans un état déplorable. Seuls le pavillon Moyana, le pavillon Gosselin, méritent une visite.

Plus intéressants sont les services d' accoiichemenls et de laryncjoloyie.

Le premier a été cdihé suivant toutes les règles de l'hygiène hospitalière moderne et on ne peut lui reprocher cjue d'être comme toutes les maternités nouvelles, d'un prix de revient élevé et d'un entretien très coûteux.

Le service de laryngologie, tout aussi parfaitement aménagé dans d'anciens locaux, intéressera davantage le médecin soucieux d'avoir à bon compte d'excellentes installations : on trouvera, en effet, dans ce service, toutes les dépendances qui sont nécessaires pour le bon fonctionnement de l'art laryngologique, et on pourra remarquer qu'aucune d'elles n'est luxueuse, qu'aucune d'elles n'est difficile à établir, cju'aucune d'elles n'est d'un entretien délicat ou dispendieux.

Actuellement l'hôpital comprend 900 lits : 55Zi

Four la médecine, i/i5 pour la chirurgie, 65 pour obstétrique, 50 berceaux et 30 lits de crèche pour les enfants et ao pour les mères, l^ do nourrices cl f\ berceaux, et Sa lits pour la laryngologie.

Ces lils sont répartis en huit services de médecine, deux de chirurgie, un d'accouchement, un d'otorhino-laryngologic.

11 existe en outre des consultations de médecine.

FiG. 72.

L'Hôpital Saint-Louis au ivii* siècle (Fac-simil

'.gravure de l'architecte de l'Hôpital, Claude Chàtillon).

HOPITAL SAINT-LOUIS 64i

de chirurgie, sous la direction de médecins et de chirurgiens consultants, d'oto-rhino-laryngologie sous la direction du chef de ce service, et des consultations spéciales.

Le personnel médical comprend : 8 médecins, I médecin laryngologiste, a chirurgiens, i accoucheur, I médecin et i chirvirgien consultants, i8 internes, 65 externes et 5 sages-femmes.

Hôpital Saint-Louis.

liO, rue Bichat [/laa.o/i].

Se rendre à la gare de l'Est, prendre la rue des Récollets, traverser le canal Saint-Martin et gagner la rue Bichat, — ou aller à la place de la République, prendre la rue Beaurepaire à l'entrée du boulevard Magenla, adroite, traverser le canal et prendre l'avenue Richeraud.

Sous le règne d'Henri IV, la peste .sévissait avec une intensité telle que l'IIôtel-Dieu, le seul grand hôpital à l'époque, devint rapidement insuffisant. 68000 personnes, dit Husson (1), y moururent en 1662. Deux succursales furent créées : l'une fut la Maison du faubourg Saint-Marcel, l'autre fut l'hôpital Saint-Louis, La fondation de ce dernier remonte à l'année 1607 ' elle se fit grâce aux libéralités du roi et des bourgeois de Paris. La pose de la première pierre eut lieu en grande pompe le 3o juillet : les constructions, faites sous la direction de l'architecte Claude Yille-Faux sur les dessins de Claude Ghastillon, furent poussées avec une grande activité. Henri lY vint d'ailleurs très souvent surveiller les travaux : il faisait des chantiers un

(i) A. Husson. — Etude sur les Hôpitaux. Paris, 1862, page i5.

L'^SCULAPE. lll

but de promenade. A sa morl, l'œuvre était presque aclicvée. En 1612, l'hôpital fut ouvert. Il était destiné aux pestiférés et l'architecte avait essayé de réaliser les meilleures conditions possibles d'aération ; Alibert(i) vantait encore la hauteur des plafonds, l'immensité des salles, le nombre et les dimensions des fenêtres.

L'hôpital des pestiférés avait reçu de Henri IV le nom de Saint-Louis parce que ce monarque était mort de la peste.

Ce n'était au début qu'une annexe de l'Hôtel-Dieu qui lui envoya au xvii" siècle ses pestiférés, au xviii" siècle ses scorbutiques et ses convalescents.

A la fin du xviii" siècle, Saint-Louis devint le refuge des maladies chroniques contagieuses ou non : ulcères, gales, scrofules, teignes s'y accumulèrent ; bientôt la spécialisation de l'hôpital s'accentua plus nettement. Mais c'est du début du xix"" siècle que date la renommée aujourd'hui universelle de son Ecole de dermatologie et de syphiligraphie. Cet enseignement qui devait briller d'un si vif éclat fut inauguré par Alibert, nommé médecin de Saint-Louis en 1802.

Il n'a guère été apporté de modifications aux bâtiments : dans la deuxième moitié de ce siècle, on a érigé de nouvelles constructions, mais le vieil hôpital d'Henri IV subsiste toujours.

Parmi ces nouvelles constructions, l'une des plus intéressantes est fEcole des teigneux qui porte le nom d'école Lallier. La construction en a été commencée en mai 1895 et l'établissement a été ouvert le 5 juillel 1897. Cette école comprend trois bâtiments distincts : l'un est destiné aux enfants atteints de teigne tondante, le second aux enfants atteints de favus et de pelade, le troisième comprend une inûrmerie avec salle commune

(i) ALUtiiUT. Monographie des Dermatoses, 182a. Préface.

et chambres d'isolement oVi trois institutrices donnent l'instruction aux petits malades : ceux-ci sont en même temps traités mais non loges à l'hôpital.

L'hôpital comprend actuellement i 367 lits, 687 pour les malades de la peau, 827 pour les enfants teif^meux, 3o pour l'infirmerie de l'école Lallier, 253 pour la chirurgie, 55 pour les accouchements, avec 55 berceaux.

Ces lits sont répartis en six services de médecine spéciale, trois de chirurgie et un d'accouchements.

11 existe en outre des consultations de médecine et de chirurgie tous les matins, sous la direction de consultants et une seconde consultation de médecine spéciale l'après-midi à une heure.

Personnel médical. — Le personnel médical comprend : 6 médecins, 3 chirurgiens, i chirvu"gien consullant, I accoucheur, 4 assistants de médecine, 19 internes, 57 externes, l\ sages-femmes.

Ambulances. — A cet hôpital dermatologique est rattaché un service d'ambulances municipales.

Musée. — L'hôpital Saint-Louis possède un musée unique au monde et qui con lient plus de 3 000 moulages coloriés représentant des alïections cutanées et syphilitiques. Ces moulages sont l'œuvre de Baretta, un véritable artiste: ils donnent l'impression absolument exacte de la nature et sont pour les dermatologistcs une ressource précieuse et introuvable ailleurs qu'à Paris, pour le diagnostic des alïections cutanées et syphilitiques. Le chirurgien Péan a légué à ce musée sa collection persorniclle comprenant plus de (ioo pièces.

Bihliollmjae. — Au musée est rattachée une bibliothèque l'ondée par Fculard et reid'ennant plus de i5ooo volumes ayant Irait aux maladies cutanées et syphililiques, à la médecine générale, à lachirurgie, etc.

Le musée et Ja bibliothèque, qui sont ouverts tous les jours, devraient être frécpienlés par les étudiants qui y trouveraient très rapidement des ou-

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