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INSTITUTION SAINTE-PÉRINE

vragcs qu'ils ne peuvent se procurer qu'à grand'peinc à la bibliothèque par trop incomplète de la Faculté.

Institution Sainte-Périne.

II, rue Charclon-Lagache [688.60].

Tramways : Auteuil-Saint-Sulpice (descendre à l'église d'Auteuil et prendre la rue Gliardon-Lagache). — Tous les tramways longeant le quai de la rive droite (descendre rue Mirabeau). — Montreuil-Boulogne (descendre au pont Mirabeau; cinq minutes à pied). — Auteuil-Madeleine (descendre rue d'Auteuil).

Au commencement duxix" siècle, MM. Duchayla et Gloux installèrent dans l'ancien couvent de Sainte- Périne, rue de Chaillot, une maison de refuge comprenant i3o lits et émargeant à la liste civile (235 000 francs) pour les personnes, si nombreuses alors, que la Révolution et les vicissitudes politiques avaient jetées dans l'infortune. Des abus et des désordres s'étant produits dans l'administration delà maison, son existence allait être gravement compromise lorsqu'un arrêté du Ministre cle l'Intérieur, en 1807, remit l'hospice entre les mains de l'Administration des Hôpitaux. Atteinte par le percement dcdeux nouveaux boulevards, la maison de Sainte-Périne ne put être conservée à Chaillot : l'Administration la transféra alors à Autpuil et le nouvel hospice fut construit au point culminant d'un parc de 78651 mètres.

Pour être admis à l'hospice, il faut justifier de 5o ans d'âge, d'un domicile dans le département de la Seine, de 600 francs de revenu annuel et payer en outre une pension annuelle de i 400 francs.

L'institution comprend 387 lits réglementaires, ainsi répartis: i" infirmerie: 12 lits d'hommes, 33 lits de femmes; 3° vieillards: hommes, 100 chambres par-

C/iG HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS

l.iculièrcs, femmes, 139; 3" Cliambres de ménage à 2 1 i Is : ! 2 .

, Personnel médical. — Le personnel médical comprend I médecin cl i interne ; en outre, un chirurgien est rallaclié à rétablissement, en cas d'urgence.

Hospice de la Salpêtrière (1).

/17, boulevard de l'Hopilal [808.62].

Tramways : Montparnasse-Bastille. — Gare de Lyon-Place do l'Aima (descendre à l'angle du boulevard Saint-Marcel et du boulevard de l'Hôpital, devant la porte de l'hôpital). — Gare -d'Orléans-Gare du Nord.

Omnibus : Square Montholon-Rue Jenner.

La Salpêtrière a été construite par Louis XIII, sur la rive gauche de la Seine, dans le quartier Saint- Victor, pour servir d'Arsenal. Il portait le nom de Petit-Arsenal pour le distinguer du vieil Arsenal qui était situé sur la rive droite, et qui l'ut détruit sous le règne de Louis XIII par des explosions successives. Le Petit Arsenal se composait de plusieurs bâtiments, comparables à des granges, où l'on travaillait le salpêtre, d'une petite chapelle. con.sacrée à saint Denis, et d'un grand château. On donnait le nom de Salpêlrière à cet ensemble de constructions.

Lorsqu'on créa, en 1 656, l'Hôpital général, Louis XIA lui abandoima le Petit-Arsenal qui devint un reluge çour les pauvres. Les bâtiments qui avaient servi à la labricalion du salpêtre, et dont il ne paraît phis rester actuellement que le bâtiment de la Vierge, furent transl'ormés en dortoirs. Immédiatement après

(1) Louis BoucnicK. Histoire de la Salpêtrière, Thèse de doctorat, Paris, i883.

LA SALPÉTRIÈBE 64?

l'édlt établissant l'Hôpital général, Mazarin fit h ses frais construire h l^Salpêtr.ère un 1^ n^en^^^^^^^^^ porta son nom. En 16O9, Louis XIV «S .^^'l fa petite chapelle Saint-Denis par une église mieux proportionnée h l'importance de la • ^

Vers i684, f.it construite, au centre de 1 Hôpital, la Tuaison de « la Force . ou étaient détenues les ùlle«

P"pcSt le xvii. siècle, on y ajouta des bâtiments

pour les hystériques, les épileptiques.

P Ls ancLnes loges pour les Vol es -eut suppr -

méesversle milieu du xvm» siècle Ç^^^' V^"

nouvelées. A l'une des eMvémités de 1 hopita ou e

trouve le parloir de la section Pinel, on peut you

encore le soupirail par lequel on passait le pam aux

folles tranquilles. Quant aux folles enchaînées on lem

ietait la nourriture par un guichet,

"conservé et qu'on voit dans la loge située a 1 entrce

de la section. . , i- „„p

En 1790, à la suite des lettres patentes '"Icrdisant l'admission des malades de l'Hôpital gênerai a l Hotel- Dicu, on commença la construction des inhrmeries de la Salpêtrière, qui furent termiuees en 1707- Enfin, le bâtiment des Inctu-ables lut construit.de

'^A la fm du xvni'' siècle, la Salpêtrière offrait la disposition suivante :

Après avoir franchi la porte d'entrée on se trouvait dans une vaste cour où étaient installées des baraques : à gauche, se trouvaient les ateliers et les logements des ouvriers ; à droite, une grille en 1er menait dans le bâtiment de Mazarin destiné aux ménages mariés. . 1 ♦ 1

Dans la deuxième cour, on arrivait en longeant la chapelle au bâtiment Sainte-Claire, où se trouvaient l'école des fllles et les ateliers de couture. A gauche, au fond de la cour Montyon, s'élevait un grand bati-

GliS HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS

ment isolé avec des fenêtres grillées : c'était la Maison de Force. Elle comprenait quatre quartiers, la maison de correction , la Grande Force, pour les captives de distinction, la Prison, cachots horribles renfermant les condamnées de droit comnmn, rivées au mur, avec des boulets aux pieds, enfin le commun destiné aux prostituées. Les règlements étaient très sévères pour ces dernières. Elles n'avaient qu'un lit pour 6 personnes, mais comme le lit n'en pouvait admettre que 4, deux d'entre elles étaient obligées de dormir sur la terre nue. On les faisait travailler péniblement ; la inoindre plainte, la moindre insubordination étaient sévèrement punies : on leur coupait les cheveux, on les fouettait ou bien elles restaient attachées à un poteau toute la journée. De temps en temps, elles se révoltaient et toutes, à un signal donné, poussaient au milieu de la nuit des hurlements, des cris sauvages, qui s'entendaient au loin.

Après avoir quitté la maison de la Force on arrivait dans une cour où étaient d'immenses cuisines. Tout à côté, se trouvaient les bâtiments des épileptiques. Puis, dans les bâtiments du côté nord, existait l'inlirmerie des folles. Les folles étaient traitées comme des bêtes fauves. « Celles qui sont prises d'accès de fureur sont enchaînées à la porte de leur logis, séparées des gardiens par deux grilles de fer, à travers lesquell es on leur passe leur nourriture. Les plus intraitables sont enfermées dans les basses loges, qui ne reçoivent d'air et de jour que par le guichet dont la porte est percée à cet eiïet. »

Immédiatement après le quartier des folles se trouvaient les infirmeries des paralytiques, des estropiées, des incurables.

Pendant la Révolution, le Cnm.seil général put con.stater que le tableau fait par les contemporains, tels que Camus, La Rochefoucauld-Liancourt, de l'état de la population et des bâtiments de la Salpctrière

Le traitement des aliénées fut organisé en 1807, époque vers laquelle on svqiprima les chaînes, les carcans, les fers aux pieds. Les bâtiments, trop an-

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ciens lurent démolis ou reconstruits; en i8i5, le grand bâtiment des épileptiques l'ut complètement restaure ; en 1818, les basses loges furent supprimées et remplacées par des salles, des pavillons et de petites cellules bien éclairées. Toute une série d'autres améliorations ont été successivement faites. En iSaS, l'hospice prend le nom d'Hospice de la Vieillesse-Femmes.

Actuellement la Salpêtricre est l'établissement hospitalier le plus considérable de l'Europe. S'étant agrandi successivement à différentes époques, on y voit, à côté de majestueux édifices contemporains de Louis XiV, se dresser des bâtiments modernes beaucoup moins luxueux et moins ornés, mais mieux disposés pour l'hygiène des malades. Le tout est séparé et réuni par de nombreuses rues et places donnant à l'ensemble l'aspect d'une petite ville.

Comme hospice, comme asile d'aliénés, comme école de neuropathologie, la Salpêtrière a acquis aujourd'hui une réputation européenne, grâce surtout aux médecins célèbres qui ont illustré l'iiopital.

C'est de Pinel que datent les premières leçons qui ont été données en France sur les maladies mentales, leçons faites à quelques élèves que Pinel réunissait chez lui. Esquirol, collaborateur de Pinel, fut le premier à professer un cours public de clinique des maladies mentales.

Actuellement l'hospice de la Salpêtrière comprend 3 8 12 lits ainsi répartis : vieillards et inlirmcs, 3 /|38 : épileptiques, i63: reposantes (personnel secondaire retraité), 1 1 1 : maladies nerveuse-s, ()o ; cbirurgie. 87 : infirmerie, i3G; aliénées, 60^. 11 existe en outre 1^6 lits d'hommes pour maladies nerveuses et 4 poiuafl'ections chirurgicales, plus poiu- les enfants, lao lils d'aliénés, ao d'incurables, a5 d'épileptiques et 60 ]iom' l'école de réforme (filles mineures, enfants assistées ou moralement abandonnées).

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Ces lits sont répartis en deux services de médecine, un de chirurgie, trois d'aliénation mentale.

Inslilul municipal d'Eleclrothérnpie. — Il existe en outre un institut municipal d'électrothérapie, fondation de la ville de Paris, et un service d'électrothérapie dépendant de la Clinique Charcot, un laboratoire central de radiographie et des services de consultations de médecine, plus spécialement réservées aux maladies nerveuses et mentales, et de chirurgie.

Pavillon Osiris. — Récemment a été construit un pavillon de cliirurgie, dit pavillon Osiris, du nom du bienfaiteur qui en a assuré l'édification.

Personnel médical. — Le personnel médical comprend : 6 médecins, i chirurgien, ii internes et 24 externes.

Ecoles. — La Salpêtrière comprend en outre I" l'école de réforme pour les Hlles mineures, les enfants assistées et moralement abandonnées; 2° une école professionnelle d'inhrmières qui a été fondée par le D'' Bourneville le i"" avril 1898.

Clinique Tarnier.

89, rue d'Assas [811.91].

Omnibus : Monlrouge-Gare de l'Est (descendre à l'Observatoire).

T/ (tmn'iiy : l5aslille-Moiitparnassc (descendre à l'Observatoire).

La clinicpio Tarnier a eu son origine primitive dans l'hùjjilal des Cliniques. Lamartinière, cliirurgien de Louis XV. eut l'idée de fonder un hôpital où l'on enseignerait aux élèves la clinique médicale, chirurgicale et obstétricale. L liùpital des Cliniques (fig. 10. p. 55) fut installé dans les bâtiments do l'ancien couvent des Cordeliers, près de l'Ecole de médecine, aux

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