CONCOURS POUR LES EMPLOIS DE CHEFS DE CLINIQUE
Tout aide de clinique, ayant obtenu le lilre officiel après l'accomplissement du stage ci-dessus indiqué, pourra concourir pour les emplois de chef de clinique dont la création a été décidée par un arrcMé ministériel en date du 24 décembre 1890.
Les épreuves du concours spécial pour les emplois de chef de clinique conslslcnt en :
1° Une épreuve pratique de réfraclion sur un malade: il sera accordé vingt minutes pour l'examen du malade et cinq minutes pour l'exposition ;
3" Une épreuve cHniquc portant sur un malade quelconque ; il sera accordé vingt minutes pour l'examen du malade et dix minutes pour l'exposition.
INSTITUTION NATIONALE DES SOURDS-MUETS -jh'i
Institution des Jeunes-Aveugles.
56, boulevard des Invalides [707.20].
-Fondée par Valentin Haûy en 1784, reconnue d"utilité publique en I7qi, l'Institution des Jeunes Aveugles a été d'abord installée dans les bàtmients de l'ancien séminaire Saint-Firmin, rue Saint-Victor, puis, en i843, transférée dans le bâtiment actuel.
La maison peut contenir 3oo entants.
Conditions d'admission : enfants de 9 à i3 ans, atteints de cécité incurable.
Payants : i 000 francs par an ; boursiers : 600 Irancs payés par les départements; gratuits : 120 places accordées par le Ministère de l'Intérieur.
Institution nationale des Sourds-Muets.
254, rue Saint-Jacques [806. 58j.
L'Institution nationale des Sourds-Muets dépend du Ministère de l'Intérieur, direction générale de l'Assistance publique. L'institut pour les sourdsnmets du sexe féminin est situé à Bordeaux, celui pour les sourds-muets du sexe masculin à Pans.
L'Institution des Sourds-Muets a été fondée en 1785 par l'abbé de l'Epée pour des enfants cpi'il logeait et instruisait dans sa propre maison. Ce l'ut la première école gratuite du monde entier pour l'instruction des sourds-muets.
« Voici de quelle manière, dit-il, je suis devenu instituteur de sourds et muets :
Le père Vanin, très respectable prêtre de la Doctrine chrétienne, avait commencé par le moyen des estampes, ressource en elle-même très faible et très incertaine, l'instruction de deux sœurs jumelles, sourdes et
INSTITUTIONS SPÉCIALES
muettes de naissance. Ce cliarllable minislic élant mort, ces deux pauvres filles se trouvèrent sans aucun secours, pci-sonne n'ayant voulu pendant un temps assez long entreprendre de continuer ou de recommencer cet ouvrage. Croyant donc cpie ces deux enfants vivraient et mourraient dans l'ignorance de leur religion, si je n'essayais pas c|uelque moyen de la leur apprendre, je fus touché de compassion pour elles, et je dis c|u'on pouvait me les amener, que j'y ferais tout mon possible. »
Telles furent les deux premières élèves de l'Ecole qui devait devenir si illustre.
La maison de l'abbé de l'Epée était située rue des Moulins, butte Saint-Rocli ; elle a disparu en 187G pour cause de nivellement lors du percement de l'avenue de l'Opéra. En 1760, elle reçut les deux petites jumelles, cause de la création de l'Ecole: en 1771, elle abritait 3o élèves, plus de 60 en 1784 et 72 en 1785. L'abbé de l'Epéc mourut en 1789.
En 1 790, l'Ecole eut beaucoup de peine à ne pas sombrer et fut installée rue du Petit-Musc dans l'ancien couvent des Célestins où elle resta jusqu'en 1794-
Eu 1794. la Convention alTecta aux Sourds-Muets « le local occupé ci-devant par le séminaire Magloirc », local où ils sont encore aujourd'hui.
Cette maison fut d'abord un refuge ou hôpital établi en 1286 par des religieux appartenant à l'Ordre Saint-Jacques du Ilaut-Pas. En i554, l'hôpital fut affecté aux soldats blessés au service du roi. En 1572. les religieux de l'Ordre Saint-Jacques du Haut-Pas ayant disparu, moins deux, Catherine de Médicis y plaça les moines de Saint-Magloirc. En i()20, H*enri de Gondi, évèque de Paris, convertit l'abbaye de Saint-Magloire en un séminaire que dirigèrent les Pères de l'Oratoire. A la Révolution, l'abbaye devint propriété nationale et reçut en 1794 les sourds-muels.
Le corps de logis central actuel est l'ancien bâti-