I. — PARIS
Hospice Alquier-Debrousse.
1 48, rue de Bagnolet [9/1/4.06].
Fondé par la baronne Alcjuier, qui a désiré que cet hospice prît le nom de son père. Inauguré le 7 juillet 1892. Occupe l'emplacement de l’ancien château de Bagnolet, propriété des ducs d’Orléans, dont il ne reste plus qu’un pavillon.
Renferme 200 its, tous occupes par des vieillards.
Personnel médical : 1 médecin et 1 interne.
Hôpital Andral
35, rue des Tournelles [249-92 ] •
Omnibus : Bastille-Grenelle, Madeleine-Bastille, Gare Montparnasse- Bastille.
Créé en 1880, sous le nom d’ « Hôpital des Tournelles», il prit le nom d’hôpital Andral en 1 885 . Il a été installé dans les anciens bâtiments du couvent de la Charité Notre-Dame, édifié sur les terrains de l’ancien palais des Tournelles, et supprimé par la Révolution. Ces bâtiments furent alors (1793) occupés par la «Filature» des Indigents. A la fermeture de celle-ci, en 1866, on y installa le magasin central des hôpitaux, puis, en 1867, la « Direction municipale des nourrices», supprimée par un décret de 1876.
Actuellement, l’hôpital comprend un service de.
/igo ]IOS P IC ES ET HOPITAUX DE P AUI S
médecine de 100 lils : 66 lits d’hommes ; 34 lits de femmes et un service de consultation quotidien.
Le personnel médical comprend : i médecin, 2 internes, 8 externes ; 1 médecin consultant.
Hôpital de la Porte d’Aubervilliers.
Tramway : La Chapelle- Square Monge (10 minutes à pied). — Aubervilliers-Opéra (passe devant 1 hôpital).
L’hôpital d’Aubervilliers a été ouvert le 20 novembre 1884, lors de l’épidémie de choléra, et lut d’abord destiné à recevoir les convalescents cholériques évacués de divers hôpitaux de Paris. Lorsque l’épidémie fut en décroissance, en janvier 1 885 , la commission d’hygiène hospitalière résolut de maintenir ces baraquements. Néanmoins, l’établissement lut fermé le 16 janvier 1880 et ne fut ouvert de nouveau que le 23 mai 1887 pour être affecte au traitement de la variole et de la rougeole. A partir du Ier octobre 1892, on y reçut en outre les malades atteints d’érysipèle et de scarlatine. Le Ier juin 1898, un pavillon spécial, le pavillon André, fut installé pour la diphtérie. Ce pavillon, qui ne peut être chauffé suffisamment, est fermé pendant les grands froids et ne reçoit plus que la rougeole. En 1898, fut ouvert un pavillon Pombla pour la scarlatine, et en 1900 un second pour les convalescents.
Les besoins du service firent bientôt restreindre le nombre des affections contagieuses soignées à l’hôpital. C’est ainsi que la diphtérie fut dirigée sur Lariboisière, le Ier décembre 1 8 9 3 ; J 'érysipèle sur l’Hôtel- Dieu-Annexc en 1893, et la scarlatine à Necker, en 1894. Ces différentes évacuations avaient été rendues nécessaires par l’augmentation du nombre des varioleux. Actuellement, ipo3, l’hôpital reçoit : in les cas
icrs.
de scarlatine, de rougeole, de varicelle, d’oreillons des adultes; 2° les cas de choléra, de diarrhée choléri forme, de dysenterie, de variole et d’érysipèle des enfants et des adultes; 3° les cas cas d’angines diplitéritiques des adultes hommes.
L’hôpital renferme aG8 lits, répartis en i3 pavillons espacés les uns des autres et disposés en ligne droite sur une longueur d’à peu près un kilomètre. 11 se développe le long des fortifications sur les glacis des bastions 3o et 3i, entre la Porte d’Aubervilliers et le canal Saint-Denis, vis-à-vis la gare et le port d’Aubervilliers.
Des i3 pavillons, G sont affectés au service des malades. Les 4 autres comprennent:
i° Le pavillon d’administration : chambres des internes, salle de garde, bibliothèque; bureaux; chambres de quelques employés ; vestiaire du médecin ;
2° Le pavillon occupé par les services généraux : cuisine, pharmacie, lingerie;
3° Le pavillon de l’amphithéâtre avec la salle d'autopsie, la salle des morts, le caveau du linge sale ;
4° Le pavillon de l’étuve à désinfection avec la soufrière.
Sur les 9 pavillons affectés aux services des malades, 5 sont de construction récente: i° le pavillon André, ouvert en 1893 (lig. 3 1 ) ; 20 deux baraques en carton (système Espilallier), cjui sont d’ailleurs d’un très mauvais usage et servent actuellement à loger le personnel ; 3° deux pavillons Pombla bien aménagés.
Il existe une étuve à vapeur destinée à la désinfection de tous les effets et de tout le linge, tant du personnel que des malades.
Il n’y a pas de consultation. Les malades sont dirigés sur l’établissement, soit sur l’ordre de la préfecture dans ses voitures spéciales, soit dans celles des ambulances municipales par les divers établissements où la maladie contagieuse a été constatée.
HOPITAL D'AUBERVILLIEBS 493
Si un malade est amené dans un fiacre ou dans une voiture autre que celle de la préfecture de police, celte voiture est désinfectée avant son départ au moyen du pulvérisateur. Ce système de désinfection est d’ailleurs parfaitement insuffisant et Ton peut remarquer que les voitures des ambulances municipales elles-mêmes sont impossibles à désinfecter tant elles sont mal construites au point de vue de leur stérilisation. Les voitures de la « Wiener freiwilligen Reltungsgesellschaft » (Vienne) sont autrement mieux comprises sous ce rapport.
Fig. 3 2. — Hôpital d’Aubervilliers. — Pavillon des douteux.
Tout malade amené à l’hôpital est immédiatement examiné par l’interne de garde qui fait le diagnostic de l’affection dont il est atteint et en détermine ainsi le placement dans un des pavillons. En cas de doute, le malade est couché dans le service des douteux. Les vêtements quittés par le malade sont portés à l’étuve;
les cuirs, fourrures et feutres qui seraient mis hors d’usage par l’étuve sont passés à la soufrière. Pendant la durée de son séjour à l’hôpital, le malade est exclusivement revêtu de linge et de vêtements fournis par l’Administration, et il 11e reprend ses propres vêlements q u ‘après complète guérison.
Les visites sont absolument interdites et les parents des malades ne peuvent que venir prendre au bureau des entrées des nouvelles sur un carnet rédigé par la surveillante de chaque service, d’après les indications du chef. La correspondance des malades est recueillie deux fois par jour et portée à la soufrière avant d’être remise à la poste dans des boites dont le fond est en toile métallique. Les lettres sont perforées avant d’être désinfectées.
Nul ne pénètre dans une salle de 1 hôpital : i° s’il n’y est appelé par ses fonctions ; a0 s’il n’est récemment vacciné. Toute personne admise à pénétrer dans un scr\ice revêt, avant d’entrer, un vêtement spécial qu’elle enlève à la sortie. En outre, en sortant des services des varioleux et des douteux, on est tenu de se laver les mains avec une solution antiseptique. L’entrée de la cuisine est formellement interdite au personnel affecté aux contagieux. Les serviteurs attachés aux services généraux prennent seuls leurs repas au réfectoire ; les autres sont servis dans leurs pavillons respectifs. Après chaque repas, les ustensiles sont lavés à l’eau bouillante avant d’être reportés à la cuisine pour la distribution suivante. La même précaution est prise pour les couverts.
Les internes de l’hôpital d’Auhervilliers touchent, outre l’indemnité réglementaire, une indemnité supplémentaire de contagion de 3oo francs et une indemnité de déplacement de 3oo francs, soit 600 francs d’indemnité supplémentaire ; ils sont en outre logés •et nourris.
Les externes reçoivent une indemnité fixe de Goo
HOPITAL DU BASTION Z,g5
francs et une indemnité supplémentaire de i5o francs, soit ySo francs; ils sont en outre logés et nourris.
La bibliothèque des internes en médecine reçoit une subvention municipale de aoo francs.
Le personnel médical comprend : i médecin,
2 internes et 5 externes.
Hôpital du Bastion 27.
Boulevard Macdonald [4o2.5a].
Tramway : Aubervilliers-Place de la République.
Cet hôpital, ouvert le Ier mai iqo3, est destiné à recevoir des malades atteints d’affections chroniques. Le service médical est assuré par i médecin des hôpitaux, assisté de i interne provisoire et de i externes.
Hôpital du Bastion 29.
4, boulevard Macdonald [4i3. 84] -
Tramway : Aubervilliers-Place de la République;
Omnibus : Saint-Sulpice-La Villette.
Cet hôpital n’est autre chose qu’un Bastion aménagé pour recevoir des malades. Situé boulevard Macdonald, no 4, entre la porte de la Villette et le canal Saint-Denis, il a été cédé provisoirement en i Sg3 par l’Administration militaire à l’Assistance publique, pour remplacer le Bastion 36 rendu au Génie le 3i mars i8g4- Il dépend administrativement de 1 ’ hôpital d’Aubcrvilliers et a été ouvert le \ i novembre i8g3 pour recevoir les femmes convalescentes de variole. A cette époque, en effet, l’hôpital d’Auber* villiers était encombré et si les malades hommes pouvaient être envoyés en convalescence à Vinccnncs où
il existait un service d’isolement, il n’en était pas de même pour les malades femmes, le Yésinct ne possédant pas de service semblable. Vingt et un lits furent alors montés et gardèrent leur destination primitive, jusqu’au 5 avril i8q4- A cette époque, le Bastion 29 fut évacué pour être aménagé plus complètement. Actuellement les varioleux n’ont pas d’asile de convalescence ; il existe un projet de construction de pavillons pour les convalescents-infectieux à l’asile de Brévanncs.
Actuellement, il possède 122 lits, dont 16 berceaux; il est principalement destiné aux femmes atteintes de diphtérie et aux typhiques.
11 n’existe pas de consultation.
Le personnel médical comprend : 1 médecin, 1 interne et 5 externes. L’interne touche, outre le traitement réglementaire, une indemnité supplémentaire de contagion de 3oo francs et une indemnité de 3oo francs pour déplacement. Les externes reçoivent une indemnité lixe de boo francs et une indemnité supplémentaire de i5o francs. Tous, interne et externes, sont nourris.
Clinique Baudelocque.
I2Ô, boulevard de Port-Royal [804.17b
Tramways : Montrouge- Gare de l’Est. — Bastille- Montparnasse.
Omnibus : Square Montholon-Rue de la Tombc-Issoire.
La clinique Baudelocque a été ouverte en 1889 dans les nouveaux bâtiments construits sur le terrain de la Maternité et qui ont été distraits de cette dernière pour former la deuxième Clinique obstétricale de la Faculté, décidée en 188G.
Elle contient 178 lits réglementaires, dont i4 de gynécologie
HOPITAL DEA UJON
Les consultations d’obstétrique et de gynécologie ont lieu tous les jours.
Le personnel médical comprend : 1 accoucheur, professeur à la Faculté, 1 chef de clinique, 1 chef de clinique adjoint, 1 chef de laboratoire, 6 externes, 1 sage-femme en chef et 5 aides sages-femmes.
Hôpital Beaujon (1).
208, rue du Faubourg Saint-Honoré [5o2.i6].
Omnibus : Filles-du-Calvaire-Les Ternes. — Panthéon-Courcelles. — Passy-Bourse. — La Muette-Rue Taitbout. — Neuilly-Saint-James-Saint-Augustin.
L’hôpital Beaujon fut construit par Nicolas Beaujon, très riche financier de la lin du siècle dernier. La première pierre fut posée le 27 juillet 1784.
L’hôpital se composait alors de 4 corps de bâtiment à 3 étages entourant une cour carrée, devenue aujourd’hui la cour d’honneur. Celle portion centrale présente un aspect régulier de belles proportions et une grande simplicité de lignes. Un portique orné d’une grille en fer forgé en marque l’entrée. Cette partie primitive de l’hôpital est construite avec goût.
Les nombreux corps de bâtiments qui y ont été depuis successivement ajoutés ne présentent pas le moindre intérêt artistique. Mentionnons, au point de vue de l’art, le mobilier Louis XYI, de l’époque,
(1) Husson. Etude sur les hôpitaux. Consulter, pour plus amples renseignements : For rnei.. Beaujon, son histoire depuis son origine jusqu’à nos jours. Thèse , Paris, x 884 i885. Belouet. La nouvelle Maternité de l’hôpital Beaujon Revue d’hygiène , 189a.
L’Æsculape.
4g8 HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS
qui meuble le cabinet du directeur, et une collection de vases italiens, en forme d’urne, en faïence blanche, ornés d’écussons, qui se trouvent au nombre de ioo à la pharmacie.
Destiné d’abord à l’éducation et à l’instruction d’un certain nombre d’enfants à partir de G ans, l’hôpital Beaujon reçut, à partir de i8o3, des malades adultes.
Des son origine, il reçut le nom d’Hospice Beaujon. En 1790, la Convention lui donna le nom d’Ilospice du Roule. A partir de i8o3, il reprend le nom d’IIùpital Beaujon qu’il conserve encore.
En i8o3, l’hôpital Beaujon contient 80 lits. Ce chiffre est progressivement augmenté jusqu’à i4o. Pour répondre aux besoins des services, des constructions latérales cl postérieures furent successivement ajoutées aux bâtiments primitifs: en 1879, le nombre de lits atteint 387. Dans ces dernières années, par suite de la construction de nouvelles ailes latérales et de la création toute récente de la nouvelle Maternité, le nombre des malades se trouve augmenté et atteint aujourd’hui le chiffre de 554 •
L’hôpital Beaujon contient actuellement environ 554 lits, répartis en quatre services de médecine, trois services de chirurgie et un service d’accouchements.
Les services généraux de médecine et de chirurgie de cet hôpital ne sont pas installés comme l’exigeraient les règles de l’hygiène moderne. Au point de vue chirurgical, l’installation a été longtemps déplorable.
Depuis quelques années, de sérieuses améliorations ont été faites dans les services de chirurgie. M • Berger, M. Bazy ont pu obtenir l’aménagement de salles déjà existantes et leurs services sont maintenant dotes de salles d’opération convenables et de cabinets adjacents pour la stérilisation. Pour le service de M. Tuilier, on a construit tout récemment une salle d’opération vaste, bien comprise, et deux salles an-
HOPITAL BEAUJON 4g(>
ncxes, l’une pour la stérilisation des matériaux de pansement, l’autre pour la chloroformisation.
L’ancien amphithéâtre d’opération du rez-dechaussée a été aménagé pour servir aux cliniques médicales du I)r Dcbove; cet amphithéâtre était du reste absolument impropre à servir de salle d’opération.
Le pavillon dit des grandes opérations, situé à côté de la Maternité, ne rend plus actuellement de grands services; les chirurgiens préfèrent opérer dans leurs nouvelles salles.
La Maternité a été nouvellement reconstruite, en rSpâ. Elle présente une bonne installation, malgré sa disposition en étages, qui en rend le fonctionnement très difficile, en tous cas peu économique. Construite par M. Lclouet, elle comprend : i° le bâtiment de la Maternité proprement dite, exclusivement réservé aux accouchements, aux femmes accouchées bien portantes, aux femmes enceintes devant cire surveillées pendant la grossesse, au service de la consultation externe, et enfin au logement du personnel. Ce bâtiment comprend un rcz-dc-cbausséc où se trouve, à droite, la consultation; à gauche, la salle de travail et une salle d’opérations, et trois étages destinés aux femmes en couches, avec quelques lits pour les femmes enceintes; le quatrième étage est réservé au personnel ; 20 le pavillon d’isolement, réservéaux femmes suspectes et au logement du personnel spécial ; il renferme 4 lits et une salle d’opérations ; 3° un petit pavillon contenant deux laboratoires et un musée, avec une peti le construction-annexe pour les animaux d’expérience.
La Maternité renferme 58 lits et 46 berceaux. Le chauffage est assuré par un calorifère à air chaud du système Michel Peuret, perfectionné par A. Robin.
La ventilation est assurée. On a cherché à obtenir que la totalité de l’air soit renouvelé 2 fois en une heure.
L éclairage est électrique.
5oo HOSPICES ET HOPITAUX DE PA PIS
Il existe des réservoirs d’eau chaude et, pour la salle de travail, un appareil à stériliser l’eau.
Le tout à l’égout a été installé.
Le personnel médical comprend : 4 médecins, 3 chirurgiens, i accoucheur, 1 3 internes et 43 externes.
Des consultations ont lieu tous les jours pour la médecine, la chirurgie et l’obstétrique. Il existe i médecin et i chirurgien consultants.
Hospice de Bicêtre(i)
silué à Bicètre, commune de Gentilly (2).
78, rue du Kremlin [802— 3a ] .
Tramway : Châtelet- Bicètre.
En ia5o, Louis IX , dans le but de développer les institutions monastiques, appela à Paris une colonie de Chartreux auxquels il donna le domaine de la Grange-aux-Quculx (3) ou Grange-aux-Gueux (4). Les Chartreux le quittèrent bientôt pour s’installer
(1) Bicètre paraît provenir de Biberis castra, château de la Bièvre (Paul Bru).’ Paul Bru. Histoire de Bicètre. Bibliothèque de T Assistance publique. Paris. 1890. — Pignol. L hôpital du Midi et ses origines. Thèse , Paris, 1 885.
(2) Le nom de Gentilly vient de Gentils, prisonnier saxon n’appartenant pas à la religion catholique, (pii vint s’ \ établir sous Charlemagne et y agrandit le village fondé par saint Éloi, ministre de Dagobert, qui possédait un lief en ce lieu.
(3) Ainsi nommé, parce que ce domaine avait appartenu à Bertrand Milaë, Maitrc-Quculx, ou premier cuisinier de Louis IX.
(4) Ainsi nommé, du nombre des malfaiteurs, mendiants ou gueux réfugiés en ces lieux dans des bâtiments abandonnés.
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HOSPICE DE BICÊTRE
au château â auvert (r), situé plus près de l’enceinte de Paris, dans des terrains vagues qui répondent au jourd’hui au jardin du Luxembourg.
En 1286, la Grange-aux-Queulx n’était plus qu’une ruine qu’acheta Jean de Roubaix, évêque de W inchester, pour y construire un grand donjon féodal, le château de â\ inchester (tig. 33).
En 129/1, Philippe le Bel exerçant des représailles ■contre Edouard 1er d’Angleterre, confisqua le château de l’évêque anglais et le donna avec ses dépendances à Hugues de Bouillon, chambellan du roi.
En i3oi, l’évêque de Winchester réintégra son château.
En i3o4, à la mort de l’évêque, le comte de Savoie acheta le manoir.
En 1 346, par suite d’un échange, le château fut acquis par la Maison de France.
En 1371, le a4 septembre, l'armée anglaise d’envahissement, après une attaque infructueuse contre Paris, brûla le château de Bicctre.
En 1 385, Charles A I céda le domaine de Bicêtre à Amédée Yll de Savoie.
En i4oo, Amédée VIII, (ils du précédent, le revendit à Jean, duc de Berry, qui rebâtit le château et en fit un des plus beaux de France.
En 1 4 1 1 , au cours de la querelle des Armagnacs ■et des Bourguignons, le château fut brûlé par le parti des Bourguignons.
En 1 /j 1 G , le duc de Berry donna le domaine avec scs dépendances au Chapitre de Notre-Dame ; cette donation fut confirmée par Charles VII, en 1 44 1 , et
(1) Le château de Vauvert passait pour être hanté par le diable et les revenants et inspirait beffroi, d’où l’expression « aller au diable Vauvert » pour signifier faire une course pénible et dangereuse. Dulore, Histoire de Paris, 1 864 »
t. III, p. 43a.
par Louis XI, en 1 4 4 • Le chapitre ne s’en occupa jamais.
En ioig, les ruines du château de Bicètre, devenues un repaire de brigands, furent saisies à la requête des procureurs du roi.
En i5ao, les pierres en furent données à l’administration de l’ilôtel-Dieu pour la construction de l’ hôpital projeté de la Charité. Mais cet hôpital ne fut pas construit et les pierres furent transportées en 1 5 1 4 à l’ Hôtel-Dieu.
En ibio, d’après Claude de Châtillon, il existait encore des ruines.
En iG3a, tout ce qui restait du château fut rasé par ordre de Richelieu.
La même année, Louis XIII (hg. 34) acheta l’emplacement de ces ruines pour y élever l’hôpital destiné à recevoir les officiers et soldats invalides. Cette idée reçut un commencement d’exécution. .Mais la mort de Richelieu, puis celle de Louis XIII vint en empêcher la réalisation complète.
Louis XIV conçut des plans plus vastes, qui aboutirent à la construction des Invalides.
Vers i65o, saint Vincent de Paul installa momentanément, à Bicètre, les enfants trouvés qui, par suite d’une grande mortalité, furent ensuite transportés à la Maison Saint-Lazare.
En iG5G, Bicètre fut réuni à l’Hôpital-Général ; les bâtiments déjà construits pouvaient contenir Goo pauvres : vieillards, infirmes, incurables, idiots, épileptiques, etc.
L’édit de iG5G, qui rattachait Bicètre à l’IIôpital- Général, excluait de cet établissement tous les vénériens. En 1G79, pour exclure encore davantage ces malades, le bureau de I I lôpital-Général prit la décision suivante: « Tous ceux qui se trouveront attaqués du mal vénérien n’y seront reçus qu’à la charge d’être sujets à la correction avant toutes choses, et fouettez.
HOSPICE DE BIC ÊTRE
ce qui sera certifié par leur billet d’envoie. Bien en-
tendu, à l’égard de ceux ou celles qui auront gagné mal par leur desordre et débauche et non ceux qui
Bicêtre sous Louis XIV.
l’auront contracté dans le mariage on autrement, comme une Femme par le mari et une nourrice par l’enfant. »
En 1C90, le Parlement obligea Bicètre à recevoir les vénériens qui jusqu’alors n’y avaient été reçus que par tolérance. D’après Cullerier, le nombre de vénériens était, en 1G80, de 70 ; en 17^7, de i34 : 21 hommes et 1 i3 femmes; en 1 7S i , de 3G2 : 1 38 hommes et 224 femmes.
Vu xvne et au \vmc siècles, Bicêtre comprenait trois parties distinctes : la prison, la correction et l’asile.
La Prison. — C’est à l’année 1 G34 environ, dit Paul Bru, qu’on peut faire remonter l’origine de la Prison de Bicètre. Cependant, comme les plans primitifs furent abandonnés, il est fort possible qu’elle 11e date que de 1 685, date d’une ordonnance du roi, prescrivant d’y amener par la force les mendiants et les vagabonds trouvés errants dans les rues de la capi laie. Au début, ce ne fut qu’un lieu de répression passagère et non une maison de détention. Les registres des archives de Bicètre mentionnent pour la première fois la maison de Force en 1729, et les cabanons en 1 74 f •
La Prison de Bicètre est restée fameuse par I bis— toire de scs cachots (lig. 35). Ils étaient de 2 sortes : les cachots noirs et les cachots blancs. Les cachots noirs, au nombre de 8, étaient creusés dans le sol, entièrement en pierre de taille. On y descendait par un escalier voûté jusqu’à une profondeur de 5 mètres. L’escalier étroit et rapide était fermé au niveau du sol par une trappe. Pas d’air dans ses antres; à peine un peu de lumière filtrait-elle à travers les trous des piliers et des dalles formant les voûtes de cet enfer. Ou plutôt, dit un témoin oculaire, ce n’était pas la lumière, c’était ce que Milton appelle « visible darl ness » une visible obscurité. — « Les malheureux qu’on enferme dans ces lieux humides et
HOSPICE DE BICETRE 507
infects, disait Malesherbes, en 1770, dans un mémoire
Fig. 35. — Les cachots de Bicêtre.
Coupe schématique, d’après Paul Bru.
qu’il adressa au roi, sont attachés à la muraille par une lourde chaîne et on leur donne de la paille, de
5o8 HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS
l’eau et du pain. ’N otrc Majesté aura peine à croire qu’on ait eu la barbarie de tenir plus d’un mois dans ce régime d’horreur un homme qu’on soupçonnait de fraude. Personne dans votre royaume, Sire, n’esl assuré à ne pas voir sa liberté sacrifiée à une vengeance ; car personne n’est assez grand pour être à l’abri de la haine d’un ministre, ni assez petit pour n’êtrc pas digne de celle d’un commis des fermes. »
Sur îes fondations de ces cachots noirs se trouve aujourd'hui le jardin des convalescents et des malades de l’hospice.
Les cachots blancs étaient à peu près semblables, mais ils recevaient le jour par de petits soupiraux placés à ras de terre. Ils servent aujourd’hui de caves à la pharmacie.
La Prison de Bicètre fut le théâtre de révoltes multiples.
Celte prison a persisté jusqu’en i83G, époque à laquelle elle fut acquise par l’administration.
L v Correction . — La Correction était destinée à recevoir des enfants enfermés à la demande de leur famille, d’un parent, d’un patron ou du curé de la paroisse. «Avoir dérobé quelques fruits à un étalage, injurié son maître, mal répondu à son père, flâné un peu plus que de coutume sur les places publiques, etc. », étaient des motifs suffisants pour qu’un ordre de séquestration à la correction de Bicètre fût immédiatement lancé contre l’enfant dont une famille voulait se débarrasser. Sur les registres d’entrées, Paul Bru a relevé le nom d’un apprenti chaudronnier, enfermé pour avoir dérobé quelques parcelles de cuivre à 1 atelier. 11 est envoyé à la correction avec cette note : « Sera fouetté a fois par jour jusqu’à nouvel ordre (i i octobre i~83) ». — Un orphelin de père et de mère est envoyé pour être retenu jusqu’à nouvel ordre à la Force, sans explication (17 février 177a). — Un enfant de i3 ans est transféré des prisons de la conciergerie par
HOSPICE DE BICÊTRE
un arrêt du Parlement qui ordonne, avant de le conduire à Bicêtre, de le suspendre par les aisselles à une potence qui, pour cet eil’et, sera plantée sur la place publique par l’exécuteur de la haute justice et de l’y laisser une heure. Puis, ordre de le renfermer à perpétuité (a3 novembre 1767). - — « On fera travailler ces enfants le plus longtemps possible et aux ouvrages les plus pénibles, disait le règlement de 1684. Suivant ce règlement, après avoir chanté le Veni creator et mangé un morceau de pain sec, les enfants entraient à l’atelier à 6 heures du matin en été, à 7 heures en hiver pour fabriquer des lacets : ils n’en sortaient qu’à 8 heures du soir, n’interrompant leur ouvrage que quelques instants, à midi, pour manger un morceau de pain sec, à -a heures pour chanter vêpres, à 5 heures pour souper ».
L’Asile, — L’Asile proprement dit était divisé en quartiers et comprenait les épileptiques, les idiots, les imbéciles, les infirmes, les vénériens, les fous, etc. Les malades les plus agités étaient renfermés dans le quartier de Saint-Prix. Les fous étaient regardés comme des êtres inutiles et dangereux, roués de coups pour la moindre tentative d’évasion, surveillés par la garde militaire de Go hommes. Pour le moindre motif ils étaient enchaînés. Pinel eut le mérite de faire tomber ces fers et de donner aux aliénés une liberté relative. Il remplaça les fers par une simple camisole de force (1). Les chaînes furent définitivement supprimées le a3 mai 1798. Dans son œuvre, Pinel fut grandement aidé par Jean-Baptiste Russin, simple surveillant. à Bicêtre.
Les 3 et 4 septembre 179a, Bicêtre fut le théâtre de massacres épouvantables. D’après Bru qui donne
(1) La camisole de force a été inventée en 1790, par un tapissier de l’hospice de Bicêtre, du nom de Guilleret.
5 io
les chillrcs les plus faibles et qui paraissent être exacts, les massacreurs firent périr 170 personnes, dont 66 au-dessous de 20 ans, parmi lesquels 33 des 55 enfants de la Correction. Pour ces enfants, il avait été simplement convenu entre le maître de la correction Boyer et les assommeurs que lorsqu’il mettrait le doigt sur sa bouche ce serait le signe que l’enfant méritait la mort... Quand la besogne fut terminée, comme les assommeurs avaient faim, ils pillèrent la panneterie, prirent à la bergerie les moutons qu’ils tuèrent et les préparèrent à la cuisine ; enfin la cave fut mise à leur disposition (souvenirs historiques du père Richard, in Paul Bru).
A Bicêtre, comme d’ailleurs dans la plupart des hôpitaux du xvne et du xviii0 siècles, les malades en général et les vénériens en particulier, étaient loin d’avoir les soins hygiéniques nécessaires. Ils couchaient souvent à plusieurs sur de grands lits et vivaient dans une promiscuité repoussante.
Les vénériens furent élevés par Cullerier « à la dignité de malades », et en 1792, on les lit entrer dans la maison Saint-Jacques, aujourd’hui hôpital Ricord, spécialement construite pour eux.
Des constructions successives ont été ajoutées. Les bâtiments des grands infirmes ont été élevés en i83q-
Des travaux d’appropriation pratiqués dans les bâtiments de l’ancienne prison, commencés en i83q, y furent terminés en 1 8/i 1 et permirent de créer de nouveaux dortoirs pour les indigents. L infirmerie fut terminée en i8/|i et destinée à recevoir un service de médecine et un service de chirurgie comprenant chacun 2 salles.
En 1823, Bicêtre fut dénommé hospice de la Vieillesse-Hommes. Il a repris son nom eu i885.
Bicêtre, tel qu’on peut le voir actuellement, est com-
HOSPICE DE BICÊTRE
posé d’un grand nombre de bâtiments édifiés sans vue d’ensemble et à mesure que les besoins s'en présentaient. Il offre, comme la Salpêtrière, plutôt l’image d’une ville que d’un hospice. La façade nord, entièrement reconstruite, est située en regard de Paris au sommet du coteau de Genlilly. Les bâtiments se groupent autour de 9 cours dont 4 sont affectées à l’hospice et les autres à la division des aliénés.
L’Assistance des enfants idiots et épileptiques a été surtout améliorée dans ces dernières années, grâce à l’initiative de M. Bournevillc qui lit construire pour eux un quartier spécial dont l’édification a été presque complètement terminée vers 1890. Cette section comprend 3 groupes priucipaux : i° les enfants idiots gâteux, épileptiques ou non, mais invalides ; a0 les enfants idiots gâteux ou non gâteux, épileptiques ou non, mais valides ; 3° les enfants propres, valides, imbéciles, arriérés, épileptiques et hystériques ou non. Ces enfants sont répartis en a écoles distinctes parfaitement aménagées.
L’établissement contient a 9.33 lits dont 3/172 lits d’hommes, aC lits de femmes et 435 lits d’enfants.
L’infirmerie de l’hospice comprend un service de médecine (1 14 lits) et un service de chirurgie (1 i5 lits). Ce n’est que dans ce service d’infirmerie qu’il existe des bis de femmes : r pour la médecine et a5 pour la chirurgie.
Des consultations externes sont laites 3 fois par semaine pour chacun de ces services.
En outre, il existe des consultations pour les maladies nerveuses chez les adultes, le lundi, le mardi et le samedi, et chez les enfants, le jeudi.
Le personnel médical comprend : G médecins, I chirurgien, et i3 internes.
5ia HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS
Hôpital Bichat
Boulevard Ney (près de la porte Saint-Ouen) [5oG.oq].
Omni hits : La Chapelle- Square Monge (descendre à lextrémité de la ligne et prendre le boulevard Ncy). — Batignolles- Clichy-Odéon ou Batignolles-Jardin des Plantes (prendre ensuite le tramway gare Saint- Lazare-Saint-Denis (descendre à la porte Saint-Ouen). — Montmartre- Place Saint- Michel (prendre la rue du Poteau jusqu’au boulevard Ney).
L’hôpital Bichat fut créé en 1879 dans le but de remplacer un certain nombre de lits du vieil Hôtel- Dieu dont un bâtiment fut démoli par suite de la construction du Pont au Double. On utilisa l'ancienne caserne du bastion auquel on ajouta des constructions latérales. L’hôpital Bichat fut ouvert le Ier décembre 1882.
Il comprend 188 lits, répartis en deux services de médecine et un service de c îirursie avec 3 berceaux.
Des consultations de médecine et de chirurgie sont faites tous les jours par un chirurgien et un médecin consultants.
Le personnel médical comprend : 2 médecins, 1 chirurgien, 6 internes, 22 externes.
Hôpital Boucicaut (1).
62, rue de la Convention I709./19]
Bateau (descendre au pont Mirabeau).
Tramways : Tous les tramways qui longent la rive droite (descendre au pont Mirabeau). — Saint Germain des-Prés-Vanves-Clamart (descendre au n° 2/42 de la rue
(1) F. Jayle. L hôpital Boucicaut. I.a, Presse médicale, i'’r décembre 1897.
HOPITAL BOUCICAUT
Lccourbe, prendre à droite la rue de la Convention : l'hôpital est à gauche, au nu (12). — Montreuil-Boulogne (passe devant l'hôpital).
Voitures: Du centre de Paris, on doit compter une demiheure de voiture; garder sa voiture pour le retour, car on en trouve difficilement dans le quartier.
L’hôpital Boucicaut, inauguré le Ier décembre 1897, est dû tout entier à la générosité de la femme de cœur dont il perpétue le nom.
Le 8 Décembre 1887, M"ie N1-' Boucicaut mourait, instituant L Administration générale de l’Assistance publique, à Paris, sa légataire universelle. Celle-ci était autorisée à prélever sur l’émolument du legs universel — tous les legs particuliers assurés — une somme de 2 millions pour ses besoins généraux. Ce prélèvement fait, si l’importance du legs universel al teignait 8 millions, T Assistance publique était tenue de construire et d’entretenir un hôpital à Paris. Au cas où, après prélèvement de celte somme de 2 millions, les ressources à affecter à la fondation d’un hôpital eussent été inférieures à 8 millions, l’Administration pouvait ne pas fonder cel hôpital,, et appliquer le solde de la succession à des œuvres charitables, après entente avec les exécuteurs testamentaires.
Au 1e1' janvier 1889, 1’émoluinènt du legs universel s’élevait à 7000000 francs, dont 32G000 francs en nue-propriété. L Administration aurait donc pu se croire autorisée à ne pas construire un hôpital ; mais, elle estima qu’elle ne pouvait faire, des ressources mises à sa disposition par le legs universel, un meilleur emploi que celui indiqué par la testatrice.
D’accord avec les exécuteurs testamentaires, I Vdministration lit l’acquisition d’un terrain situé entre les rues des Cévennes, de Lourmel, Lacordaire et de la Convention, alors rue de A oui lié. Elle rédigea ensuite un programme de concours d’avant-projet pour la construction de l’hôpital.
Ce programme, rompant avec la tradition, n’avait pas pour base la séparation des sexes, mais la séparation absolue des malades de Médecine, de ceux de Chirurgie, et, pour ces derniers, une nouvelle division entre les malades infectés cl les malades non infectés.
Il ne répartissait pas non plus, d’une façon égale entre les deux sexes, comme cela s’était toujours fait jusqu'alors, les lits à créer, mais il indiquait pour les hommes un nombre de lits supérieur d’un tiers à celui des femmes : la statistique hospitalière avant depuis longtemps démontré que les demandes d’admission à l’hôpital sont beaucoup plus nombreuses de la part des hommes (pie de celle des femmes.
Il demandait, conformément à la volonté de la fondatrice, la construction d’un pavillon spécial de six lits pour le traitement des employés du Bon Marché. Mais, sur des observations du corps médical, et après s’être mise d’accord avec les exécuteurs testamentaires, l’Administration décida que des chambres particulières seraient aménagées pour le personnel du Bon Marché, au-dessus des services généraux des pavillons de Médecine et de Chirurgie, et elle put ainsi mettre à la disposition de ce personnel seize lits au lieu de six. Un pavillon spécial devait être néanmoins construit pour servir de lieu de réunion aux malades convalescents du Bon Marché, avant été traités à l’hôpital Boucicaut.
L’avant-projet fut mis au concours au mois d’août i S(] 2 , en vertu d’un arrêté préfectoral du 21 juillet de cotte même année.
Le Jury comprenait quinze membres : cinq membres du Conseil municipal, deux membres du Conseil de surveillance de l’Assistance publique, un médecin et un chirurgien des hôpitaux, un des exécuteurs testamentaires de Mmc Ve Boucicaut, trois architectes nommés par les concurrents, le Directeur administralil
HOPITAL BOUC IC AU T
des travaux de Paris, et le Directeur de P Administration générale de 1' \ssistancc publique.
Ce jury rendit son jugement le i5 février i8qd. Le projet classé en première ligne était celui de MM. Legros père et lils, à qui l’étude du projet définitif et la direction des travaux lurent confiées par arrêté préfectoral du 22 juillet i8<)3.
Soumis à une Commission du Conseil de surveillance de l’Assistance publique, le projet de MM. Legros subit quelques modifications de détail, et lut voté par celle assemblée, le 7 juin i8q4- Le 9 juillet suivant, il était voté par le Conseil municipal, et recevait l’approbation préfectorale par arrêté du 26 juillet 1894. L’adjudication des travaux était prononcée le 8 septembre de cette même année, et, le 18 octobre, le chantier était ouvert.
Le nouvel hôpital est situé rue de la Convention, 62, dans le quartier de Javel. 11 est borné par les rues Lacordaire, des Cévennes, de Lourmel et de la Convention ; il se trouve donc isolé des maisons ou usines du voisinage, ce qui le place dans d’excellentes conditions hygiéniques.
Il occupe un terrain d’une superficie de 3oooo mètres carrés. Les bâtiments couvrent 7 000 mètres; le surplus, 22 5oo mètres, comprend les cours et jardins qui assurent une large part à la lumière et à l’air. Les pavillons y sont orientés de façon à donner aux salles des malades les avantages du soleil, à toutes les heures du jour (fig. 36).
Les matériaux employés pour les constructions sont : la pierre, la brique et le fer. Le bâtiment d’entrée (administration et consultation) est en pierre ; les pavillons et les services généraux sont en briques et fer, sur soubassement en meulière. La couverture est en tuile à emboîtement .
Les murs des pavillons sont formés de deux parois, séparées par une couche d’air intermédiaire; l’utilisa-
lion de carreaux de liège clans leur construction contribue encore à éviter les inconvénients des brusques variations de la température extérieure.
Le chauffage, l’éclairage et la ventilation sont établis suivant les principes modernes: le chauffage est à la vapeur d’eau et, l’éclairage à l’électricité ; la ven- I dation est assurée par. des prises d’air situées dans les soubassements des fenêtres, en arrière des batteries de chauffe, cl par des voies d’échappement placées à la partie supérieure des salles.
L’évacuation de toutes les matières et eaux de vidange se fait par le système du tout à l’égout. Celle partie spéciale, ainsi que les installations sanitaires cl balnéaires, a été confiée au service municipal de l’assainissement, qui a fait exécuter les travaux sous la direction de MM. Bechmann, ingénieur, et Masson, inspecteur.
Le coût de l’hôpital est de 4280/171 francs, dont 1 1 55 000 francs d’achat de terrain, 2805471 francs de travaux de construction, et 270000 francs d’ameublement.
L’Administration ayant pu faire face aux dépenses d’achat de terrain, de travaux et d’ameublement, à l’aide des revenus de la succession de la testatrice, se troua ait lors de l’ouverture posséder une somme à peu près équivalente au capital primitif, soit 8oooooode francs.
Ou pénètre dans l’hôpital par un pavillon coquet et spacieux, à étages, en façade sur la rue de la Convention. Il comprend : i° au rez-de-chaussée, les services de consultation (médecine à droite, chirurgie à gauche), et les bureaux de la Direction : 20 au premier étage, l’appartement du directeur, celui de 1 aumônier, les logements des internes en médecine et en chirurgie (salle de garde, bibliothèque, chambres avec cabinet de toilette, salle de bains) ; 3° au second étage, les logements des internes en pharmacie et d’autres logements pour le personnel.
Il 0 P I T AL B 0 U C I C A U T
La cour d honneur esl vaste et d’aspect riant, la verdeur de scs pelouses faisant contraste avec les briques rouges des pavillons qui la bordent.
En y pénétrant, on voit à l’extrémité de l’allée centrale, le pavillon Boucicaut ; de chaque côté, à droite le service de Médecine, à gauche le service de Chirurgie, occupant chacun quatre pa\illons disposés sur deux rangées. Il faut \ ajouter deux petits pavil-
Ions d’isolement, flanquant de chaque côté le pavillon d’entrée.
Le service d’ Accouchement, situé à droite du pavillon Boucicaut et derrière les services de médecine, comprend un pavillon principal et un pavillon d’isolement. A gauche du pavillon Boucicaut et derrière les services de chirurgie, l’on aperçoit la chapelle; plus loin et cà gauche, l’amphithéâtre et le laboratoire. Enfin, au fond, se trouve le logement du personnel hospitalier, les cuisines, les machines destinées au chauffage et à l’éclairage.
Les services de Consultation sont situés dans le pavillon d’entrée. Chacun d’eux est précédé d'un vestibule d où l’on pénètre dans la salle d’attente, commune aux deux sexes, et, où peuvent s’asseoir quarante personnes.
Outre une petite salle de pansements, une belle salle d’opérations avec une chambre de stérilisation, le service comprend une lingerie et une salle de bains munie de baignoires, d’une douche en pluie et d’un bain de pieds. Des water-closets, pour hommes et pour femmes, complètent cette installation. Au fond du pavillon, se trouvent le vestiaire et les xvalcr-closets des externes en chirurgie (service général et consultation).
A la consultation de chirurgie est annexée une consultation dentaire, sous la direction d’un dentiste des hôpitaux : ce service comporte une salle d’examen.
Chirurgien et dentiste ont chacun leur cabinet particulier de consultation.
La consultation de médecine dispose d’un local à peu près semblable, auquel est annexé un laboratoire, dont l’usage n’est pas encore défini.
Certains jours fixes de la semaine ont lieu des consultations pour les maladies du larynx et des veux : il existe en outre un service d’élcctrothérapie.
HOPITAL BOUC IC A UT
uiQ
Le bureau du Directeur et le bureau d’admission s’ouvrent, dans le corridor de la consultation de médecine.
Ce qu’il importe de remarquer dans le fonctionnement du service de consultation, ce sont les soins de propreté dont les malades devant être hospitalisés sont entourés dès leur admission. Tout entrant est d’abord dirigé sur la salle de bains où il reçoit, suivant les instructions du chef-consultant, soit un bain, soit une douche, soit un simple lavage général ou local. Ses effets d’habillement lui sont alors retirés, pour être envoyés à la stérilisation : des trémies placées dans le corridor facilitent ce service qui se fait par les sous-sols. Au sortir du bain, le malade est revêtu du costume hospitalier et dirigé vers les salles de malades.
Les services hospitaliers sont au nombre de trois : un service de médecine, un service de chirurgie, un service d’accouchements, comprenant 18 r lits et a5 berceaux ainsi répartis :
Médecine .
Pa\ilton des hommes non-tuberculeux..
lits.
— femmes non -tuberculeuses.
• lT
— hommes tuberculeux. .
— femmes tuberculeuses. .
. iG
— d'isolement. ......
lits.
Chirurgie.
Pavillon des hommes suppurants.
lits.
— femmes suppurantes. .
— hommes non-suppurants. .
■ ll
— femmes non -suppurantes. .
— d'isolement
GG lits.
• mm
Fig. 37. — Hôpital Boucicaut. -|
Maternité.
Pavillon principal, femmes enceintes. .
— — - accouchées. .
Pavillon d isolement
Berceaux
6 lits.
3i lits.
Ces différents chi lires ne sont d’ailleurs pas lixes et sont souvent dépassés.
Le service de Médecine comprend cinq pavillons : un pavillon d’isolement, deux pavillons réservés aux tuberculeux, deux pavillons destinés aux malades atteints d’alïcclions non tuberculeuses; ces différents pavillons sont tous séparés.
Le pavillon d’isolement, réservé, en principe, aux douteux, contiendra aussi les contagieux non transportables, puisqu’il n'existe pas de pavillon de contagieux. Il renferme aussi le vestiaire, dans lequel doivent venir s’habiller le cbef de service, les internes, les externes et les stagiaires. La porte d’entrée du pavillon donne dans un grand vestibule au centre duquel est un immense lavabo avec six cuvettes, exclusivement réservé au personnel médical. A droite, se trouvent des xvater-ciosets cl un lavabo pour les malades. A gauche, est le vestiaire du chef de service et des élèves. Au fond, est un escalier de dégagement descendant dans le sous-sol. Aux quatre coins, est une chambre d’isolement à un seul lit.
Les autres pavillons présentent une disposition à peu près identique. Chacun d’eux, vu extérieurement, comprend deux parties : la première plus étendue n’ayant qu’un rez-de-chaussée, la seconde, surmontée d’un premier étage avec deux fenêtres de façade.
Le rez-de-chaussée est Iui-mème composé de deux parties ; l’une, la plus grande, est formée par la salle, dont le nombre des lits est de douze ou de dix-lmil ;
HOPITAL BOUC IC A UT
l’autre, qui sc trouve précéder la salle, présente en son milieu un corridor, allant de l’entrée à la porte de la salle, et flanqué à droite et à gauche d’une série de dépendances : ce sont l’office, la lingerie, le réfectoire, les vvater-closets, avec bidet, puis une salle d’isolement à deux lits, une deuxième salle renfermant un spéculum chez les femmes: un troisième lit d’isolement chez les hommes, enfin, le cabinet de la sœur surveillante prenant directement vue sur la salle, grâce à une large baie vitrée. Au bout de la salle, est une véranda vitrée, sorte de jardin d’hiver.
Les salles de malades (fig. 37) sont construites suivant le système créé par Tollet, déjà appliqué à la construction de l'hôpital Bichat.
La forme est d’allure ogivale, et fait penser à la coque d’un vaisseau renversé. La hauteur maxima est de six mètres ; la largeur, de neuf mètres, ce qui donne un cubage considérable, 80 à qo mètres cubes par lit, alors que la plupart des hôpitaux actuels ne disposent, également par lit, que de i i5 à 5o mètres cubes.
Les fenêtres s’ouvrent à trois hauteurs, par des modes différents. Elles sont séparées par un trumeau, correspondant à l’emplacement d’un lit. Les parois en sont lisses, à angles très arrondis, enduites de ripolin, sorte de peinture-vernis dont l’avantage principal est de rappeler le poli de la faïence. Le ton de la peinture choisie est d’un rose pâle très clair, du plus heureux effet. Le sol est carrelé, de couleur blanc-crème.
L’éclairage de nuit est assuré par des lampes électriques, placées à environ mi-hauteur du trumeau ; les verres en sont bleus, dans le but d’avoir une lumière plus douce.
Le chaudaere est réalisé au moyen de batteries de chaude, placées dans l’embrasure des fenêtres.
L’aération est assurée de la façon suivante : le soubassement des fenêtres est perforé, en arrière des bat-
teries de chaude, de façon à établir la prise d’air ; l’air se trouve ainsi immédiatement chaude dès son entrée
dans la salle, et il est repris au sommet de la voûte par des soupiraux grillagés, répondant à des lantcrnaux situés au-dessus du toit. Pour régler la ventilation, il suffit d’ouvrir ou de fermer plus ou moins les prises d’air.
La véranda, située à l’extrémité de la salle, en occupe toute la largeur, et n’en est séparée que par une paroi vitrée. Grâce aux belles plantes dont elle est ornée, grâce aux verres de couleur harmonieuse qui viennent rompre la monotonie du vitrage, cette véranda donne à la salle un aspect des plus heureux, qu’on chercherait en vain dans toute autre construction hospitalière en France et à l ift ranger.
Les dépendances de la grande salle sont bien comprises, et nous y retrouvons ce souci constant de l’hvgiène et tic l’élégance, qui est une des caractéristiques du nouvel hôpital.
Le premier étage ne contient que deux chambres à un lit, réservées aux malades du Bon Marché, un lavabo et un water-closcl ; ces chambres sont desservies par un ascenseur.
L’aménagement des pavillons n’a pas été moins soigné que leur construction.
Les lits sont tous du système Ilerbet, démontables, stérilisables ; ils sont pourvus, en arrière du dossier delà tète, d’une tringle de fer dissimulée par le traversin cl l’oreiller, plus bas, d’une tablette de fer: la tringle sert à supporter les vêtements des malades, la tablette doit recevoir les bas et les chaussures. Les chaises et fauteuils sont en fer, à lames de bois. Les tables de nuitsont constituées par quatre piliers métalliques supportant deux plateaux en porcelaine. Les pieds de tous les meubles métalliques sont garnis de petits manchons en bois, destinés à éviter la détérioration du sol.
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Tous les récipients, verres, brocs, pots au lait, pots à tisane, etc., sont munis d’un couvercle métallique aisément stérilisable. Tous les ustensiles avant servi aux repas des malades sont, aussitôt après, désinfectés.
Aux anciens buffets, connus sous le nom d’appareils de salle, meubles lourds, encombrants, d’un entretien difficile, et qui, pour ne pas devenir le «débarras de la salle », exigeaient une surveillance de tous les instants, on a substitué, selon les besoins du service, ici de grandes tables en fer et lave émaillée, là des armoires basses sur pied, à parois de verre, construites sur le modèle du service de gvnécologie
O ki c.
de l'hôpital Broca.
Pour compléter ce mobilier, on a ajouté tous les objets des tvpes les plus modernes, d'un usage habituel dans les salles : lavabos roulants, munis de tonnelets en verre, donnant eau stérilisée ou solutions anl iseptiques, chariots roulants à linge propre et à linge sale, chariots à distribution en fer, bacs émaillés pour pansements à transporter au four à incinération, lits roulants en fer, montés sur roues caoutchoutées pour transport des malades, etc.
Les crachoirs ont été l'objet d’une étude particulière. M. Niclly, inspecteur de l’Assistance publique, s’est spécialement occupé de la question du grand crachoir des salles dont nous allons parler.
Les crachoirs sont de deux modèles : i° le crachoir individuel; a0 le grand crachoir.
t° Les crachoirs individuels sont en verre. C est le modèle Duguel. légèrement modifié, un peu plus petit, un peu moins large que le primitif. Le verre est bleu ou incolore.
aü Les grands cmchoirsrsc trouvent dans les salles, les couloirs, les corridors, les escaliers, les jardins, et y sont, placés à profusion. Leur modèle a été établi par M. le Dr Thoinot et M. Niclly. Les uns sont logés
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dans un cercle de 1er fixé au mur; les autres sont reçus sur un pied de fer, à assiclle très solide. Les uns et les autres sont, de toute manière, distants du sol de 85 centimètres.
Ajoutons que tout le service du pavillon se fait par le sous-sol : il existe des trémies pour le linge sale et des monte-charges pour l’alimentation.
Le nettoyage des salles se fait à grande eau ; il est absolument défendu de balayer à sec, de même d’ailleurs que d’épousseter ; on essuie avec des linges humides : ni balai, ni plumeau, telle est la formule.
Le service de Chirurgie comprend, comme le service de médecine, un pavillon d’isolement doublé d’un vestiaire, et quatre pavillons disposés sur deux lignes parallèles. Ces pavillons sont, reliés deux par deux par des galeries vitrées à une salle d’opération. Ils sont disposés de façon à constituer deux sections de malades : les suppurants et les non suppurants. Ils sont de tous points conformes aux pavillons de médecine.
L’éclairage des salles d’opérations est excellent. Le chauffage est assuré par un ventilateur situé dans les sous-sols, actionné par un moteur électrique qui refoule de l’air chaud et fait monter la température. Il n’y a pas de salle spéciale d’anesthésie.
Au fond de l’hôpital , en arrière du pavillon de médecine, à l’angle de la rue Lacordaire et des Cévennes, se Louve le service (l’Accouchement.
Il se compose de deux pavillons d’inégale étendue : le plus petit, qui donne immédiatement sur la rue Lacordaire, est réservé aux femmes infectées.
Comprenant seulement quatre lits, ce pavillon est un petit monument avec rez-de-chaussée, un étage et un ascenseur. Au rez-de-chaussée, on trouve une office, une cuisine, deux chambres de service et une chambre pour une sage-femme : au premier sont deux chambres à deux lits, une petite salle d’opéra-
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tion, une salle de bains et de water-closcls. Un ascenseur relie le rez-de-chaussée au premier étage.
En arrière et à gauche du pavillon des infectées, s’élève la Maternité proprement dite, pavillon à deux ailes, se joignant à angle droit.
Ce pavillon a une entrée particulière sur la rue Lacordaire. Il comprend, au rez-de-chaussée, un vestiaire, une vaste salle d’attente, une salle de consultations,avec salle de bains, le cabinet du médecin, un laboratoire et un musée ; et, dans l’aile en retour, toujours au rez-de-chaussée, deux chambres et une salle à manger pour les sages-femmes, une salle de bains, une lingerie, des water-closets, un réfectoireouvroir, et un dortoir, pouvant contenir huit lits pour femmes enceintes, et quatre chambres d'infirmerie. Au premier étage, sont situées la salle de travail, la salle d’opération et la grande salle des accouchées.
La salle de travail (quatre lits) est large et d’une clarté parfaite ; des réflecteurs électriques fixes en assurent l’éclairage la nuit.
Enfin, la grande salle peut contenir douze lits avec douze berceaux, et rappelle les salles des pavillons par sa forme, son élégance et son ampleur. La véranda n’existe pas ; mais la paroi du fond est formée d’une immense baie vitrée, occupant toute la largeur du mur, au-devant de laquelle l’on a mis de hautes plantes vertes ; l’ensemble offre ainsi un aspect des plus gracieux. Il existe encore,, à ce même premier étage, une salle de bains, une salle de change, une office, une lingerie, des water-closets, deux chambres pour nourrices, etc.
Le rez-de-chaussée est relié au premier par deux ascenseurs, l’un pour les lits, l’aulrc pour le service. Enfin, il existe un second étage avec quelques chambres et des dépendances.
Le pavillon, dit du Bon Marché, assez somptueusement meublé est réservé, connue salle de jeux, et de lecture, aux malades du Bon Marché et à leurs familles. Au-devant, s’élève le buste de MIue Boucicaut, copie de l’œuvre de Chapu, appartenant à la Société du Bon Marché.
Derrière le pavillon du Bon Marché se dresse le bâtiment des services généraux: cuisine, lingerie, pharmacie, communauté, personnel inlirmier, le tout parfaitement installé.
En sous-sol, entre le bâtiment des services généraux et la rue des Cévcnncs, sont installées les machines destinées au chau liage et à l’éclairage de l’éta— blissement.
Enfin, à l’angle formé par la rencontre des rues de Lourmel et des Cévennes, avant entrée sur cette dernière rue, sont deux grands pav liions à rez-de-chaussée, comprenant : celui de droite, la buanderie eE l’étuve à désinfection ; celui de gauche, le service des morts et les laboratoires dont J installation n’est pas encore commencée. Aux laboratoires est annexée une salle de cours.
Au-devant de ces pa \ liions, en arrière du service de chirurgie, est la chapelle.
Au cours de celle description, nous avons déjà souvent parlé des sous-sols (lig. 38), qui sont remarquablement bien compris. Ce sont de véritables galeries souterraines, hautes, larges, bien éclairées et venti • lécs par des prises d’air disposées dans les jardins. Le long des murs courent tous les tuyaux de canalisation, et sur le sol sont disposés des rails sur lesquels glissent les wagonnets destinés aux différents scr\ ices.
d ons les pavillons de médecine et de chirurgie sont reliés entre eux par les sous-sols et sont rattachés, d autre part, aux services généraux ; de même la Maternité, saut le pavillon d’isolement, possède des sous-sols.
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Tous les services, celui des morts excepté, se font par ces sous-sols : alimentation, lingerie, stérilisation, etc. Personnel (i). — Pc personnel médical comprend
Fig. 38. — Hôpital Boucieaut. — Plan du sous-sol.
3q personnes : t médecin, i chirurgien, t accoucheur,
(r) L’Assistance publique en rgoo, page 4 70. L’Æsculape.