‹ L'AesculapeChapitre 155 sur 249 · HOPITAL BRETONNEAU · texte numérisé non relu

HOPITAL BRETONNEAU

Gomme annexe à ce pavillon se trouve une pouponnière de huit berceaux, représentant l’emplacement de la salle d’opérations du service de chirurgie,

Service des contagieux. — - Ce service comprend cinq pavillons, dont un réservé au personnel. Trois pavillons sont construits sur le même modèle et possèdent chacun : deux salles communes de 8 lits avec les dépendances habituelles. Le quatrième pavillon est aménagé en chambres à 2 lits. Ces pavillons sont reliés par une galerie vitrée, coupée d’une série de marches de distance en distance, par suite de la déclivité du terrain. Cette galerie n’est pas chauffée.

Pavillon des douteux. — Ce pavillon, séparé du service des contagieux, comprend 16 lits en chambres.

Pavillon de la diphtérie. — Ce pavillon a un rezde-chaussée et deux étages. On pénètre par un vestibule en face duquel est l’escalier, muni d’un ascenceur peu utile. A droite, est la salle commune des convalescents, à gauche se trouvent 4 lits en chambres et scs dépendances.

Le premier étage comprend 8 chambres à un lit, à parois vitrées à partir de o"',8o du sol, une salle d’opérations avec ses annexes.

Le deuxième étage renferme une série de pièces sans destination précise. La corridor central s’ouvre sur une terrasse d’où l’on jouit d’une belle vue d ensemble de l’hôpital .

JJ éclairage est à l’électricité, fourni par le secteur de Clichv.

L' aération peut se faire par les lcnèlres qui présentent chacune six grands carreaux mobiles, les deux supérieurs s’ouvrant en vasistas. Pendant l’hiver, les fenêtres étant fermées, I air est amené chauffé au niveau de petits appareils placés au ras du sol et dénommés repos de chaleur. L’air parcourt la

5/jo HOSPICES ET HOPITAUX DE P APIS

salle et s’échappe par des grilles d’évacuation placées soit au haut des murs, soit au plafond, et munies de trappes mobiles. Ces grilles communiquent avec les combles qui sont eux-mêmes en communication avec l’extérieur par une cheminée de ventilation.

Le chauffage est à la vapeur à basse pression ; les surfaces de chauffe sont situées hors des salles excepté pour la salle d’hydrothérapie, l’escalier du personnel et la salle des médecins qui sont chauffés par radiation directe.

Chauffage et aération sont combinés de la façon suivante : dans les sous-sols sont établies des batteries de chauffe enfermées dans des coffres. Ces coffres communiquent avec l’extérieur, d’une part, et avec l’intérieur au niveau dès « repos de chaleur », d’autre part, au moyen de gaines. L’air arrive de l’extérieur, se chauffe à la batterie cl pénètre chaud dans les salles. Une môme batterie alimente plusieurs « repos de chaleur ».

Il existe quatre fovcrs de chauffage situés dans les sous-sols. Les chaudières fonctionnent à basse pression, 0kgr,200 au plus par centimètre carré. Elles ont un réservoir de combustible qu’on remplit deux fois en 2 4 heures et sont munies d’appareils de sûreté, régulateurs dépréssion et de tirage perfectionnés; la dépense de vapeur est réglée automatiquement parle réglage de la pression suivant la tempéralureextérieure.

Le prix total de revient de l’hôpital est de 2 ooo ooo de francs pour 244 lits ou berceaux, soit un peu plus de 8oo francs par lit.

Le nombre de lits est de 244 ainsi répartis :

Chirurgie, 8o lits dont \f\ berceaux; diphtérie, 20 lits; contagieux, 64 lits; douteux, iC lits; médecine générale, crèche et pouponnière, 64 lits dont 4 berceaux.

Le personnel médical comprend: 2 médecins, i chirurgien, 5 internes et 18 externes.

HOPITAL BROCA

Il existe des consultations quotidiennes de médecine et de chirurgie, faites par les chefs de service.

Hôpital Broca (1)

in, rue Broca. — Annexe Pascal, 76, rue Pascal.

[So4 * 5o J .

Omnibus : Place de la République-Montsouris (passe devant). — Square Montholon-rue de la Tombe:Issoire (descendre à l’intersection du boulevard Arago et de la rue Saint-Jacques et tourner à gauche).

Tramways : Châtelet- tvry- Vitry-Bicêtre (descendre boulevard Arago et le remonter jusqu’à la rue Broca). — Ported’Ivry-les Halles (descendre soit boulevard Arago, soit rue Claude-Bernard, au niveau de la rue Berlhollct : prendre alors cette dernière rue, continuer par la rue de la Glacière jusqu'au boulevard Arago et tournera gauche). — Montparnasse-Bastille (descendre rue de la Glacière, la suivre jusqu’au boulevard Arago et tourner à gauche).

L’hôpital Broca ne porte que depuis i8q3 le nom du célèbre anthropologiste qui a remplacé celui plusieurs fois centenaire de Lourcinc(2). L’ancien hôpital ne s’élevait pourtant pas aux lieu et place de l’hôpital actuel, qui provient de la désaffectation du couvent des Cordelières, en 1790. 11 avait été

construit, à quelque distance de ce dernier, sur Remplacement qu’occupe l’Institut national agronomique actuel. Couvent des Cordelières cl hôpital de Lour-

(1) S. Pozzi et F. Jayle. Le nouveau service de gynécologie de l’hôpital Broca. Annexe Pascal. Reçue de Gynécologie et de chirurgie abdominale , 1899. 10 février, n° 1, Pagei-

(a) Le nom de Lourcine n’a qu’une signification de lieu. Dans un acte de vente de 1182 il est parlé d’une grange située prope uhnum de Laorcinis.

cine, tous deux furent fondés par Marguerite de Provence, femme de Saint-Louis, qui se retira dans le premier et y mourut en laqô.

Important dès son origine et grâce sans doute aux libéralités de Marguerite de Provence, l’hôpital prend le nom d'I lôtel-Dieu du Patriarche au xive siècle ; il aurait alors appartenu à l’évêque de Paris, qui était en même temps patriarche d’Alexandrie.

Puis, il s’appelle hôpital de Saint-Martial et de Sainl-Valère dès le début du \vic siècle. En i55q, il est désigné sous le nom d’hôpital de Lourcine et renfermedes vénériens. En lôÿq, il change de destination sous la direction de Nicolas llouël, qui y installe une école d’orphelins, une apolhicairerie et un hôpital de refuge. Ainsi compris, l’établissement prit le nom de « Charité chrétienne ».

Sous Henri l\, l’école et l’apothicaircrie sont séparées de l’hôpital, (pii est réservé aux soldats invalides (i6o4)- Quand ceux-ci furent installés à Bicèlre (iG34), 1 hôpital de Lourcine fut uni cà l'ordre de Malte; il prit le nom de Commanderie de Saint- A alèrc, et abrita plusieurs communautés religieuses. Ce n’était plus alors qu’un petit établissement sans importance qui finit par revenir à l’Hôtcl-Dieu. Quant h l’apotbicairerie, elle fut achetée par la Corporation des Epiciers et Apothicaires en 1626. Ceux-ci en restèrent les seuls maîtres et y ouvrirent le collège de pharmacie, ancêtre de l’Ecole de pharmacie acfuelle.- Sur le même emplacement s’élève aujourd’hui l’Institut, agronomique.

Telle est l’histoire succincte de l’ancien hôpital de Lourcine (i), établissement bien distinct du couvent des Cordelières fondé, comme l’hôpital, par Marguc-

(1) E. Perohaux. Histoire de l'hôpital de Lourcine.. Thèse, Paris. 1890.

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