HOPITAL B ROC A
rite tic Provence et qui dura jusqu’en 1790. 11 fut alors supprimé, classé comme propriété nationale, puis vendu. Une partie des bâtiments furent détruits, l’autre servit de fabrique. En novembre 182g, par les soins de Debelleyme, préfet de police, et de Gochin, maire de l’arrondissement, et grâce à une souscription publique de près de Gooooo francs, la fabrique fut transformée en une maison de refuge contenant 3oo lits.
En 18.82, l'établissement fut affecté aux orphelins fies familles disparues à la suite du choléra, E11 i834, le Conseil général des hospices acquit, du département de la Seine, l’hospice de Lourcine, qui, en i836, fut ouvert pour recevoir les femmes vénériennes. Jusqu’alors, celles-ci avaient été soignées à l’hôpital du Midi, où l’on traitait les vénériens des deux sexes. A cette date, le Midi, qui porte actuellement le nom de Ricord, fut réservé aux hommes et Lourcine affecté aux femmes. Ce dernier hôpital comprit trois services, d’abord deux de chirurgie et un de médecine (1 830- 1870), puis deux de médecine et un de chirurgie. Médecins et chirurgiens ne soignaient d’ailleurs que des maladies vénériennes ; un service d’aceouchemcnts svphilitiques dépendait du chirurgien.
En 1882, dans des jardins répondant à l’emplacement actuel du nouveau serticc, furent construits des baraquements en bois comprenant trois salles de médecine et destinés à remédier en partie à l’encombrement qu’avait amené dans les hôpitaux généraux l’épidémie de typhoïde de 1881. Ces baraquements étaient administrativement désignés sous le nom d liapilai temporaire et dirigés par un médecin du Bureau central. Ils furent utilisés pour des maladies chroniques (tuberculeuses, cancéreuses, ulcères variqueux, faiblesse sénile, etc.).
En i883, M. Pozzi prit le service de chirurgie de Lourcine, qui se composait de deux salles, situées
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dans les vieux bâtiments actuels. 11 obtint l’année suivante que les baraquements lussent retirés au médecin du Bureau central chargé de leur direction et répartis entre les deux médecins et le chirurgien de Lourcinc. La salle qu’il occupa ainsi fut spécialement affectée par lui à la Gynécologie.
En 1887 fut construite, avec une subvention de iâooofr.du Conseil municipal, une baraque pour la consultation gynécologique jusqu’alors confondue avec la consultation des vénériennes, un amphithéâtre et une salle de laparotomie.
Dès lors, dans scs publications et dans celles de ses élèves. M. Pozzi prit soin de faire suivre le nom de Lourcinc de celui de Pascal (emprunté à la rue voisine de la baraque affectée à la Gynécologie). L’hôpital Lourcinc-Pascal acquit ainsi une existence scientifique, sinon administrative.
En 1898, M. Pozzi, d'accord avec ses collègues les médecins de Lourcinc, échangea scs deux salles des anciens bâtiments de Lourcinc pour les deux autres salles des baraquements, dans lesquelles furent en même temps transportés les dix lits servant à l’accouchement des syphilitiques.
Les baraquements, sur la demande du chirurgien, prirent alors définitivement le nom d’Annexe Pascal, el l’on n’y soigna plus que des affections gynécologiques d’ordre chirurgical.
L’hôpital Lourcinc lui-même subit une transformai ion en i8q3. Il cessa d'être uniquement affecté aux vénériennes ; il reçut dès lors des femmes atteintes d’alfeçtions de la peau et devint une sorte de Saint- Louis de la Rive gauche. Son nom fut changé, en même temps que celui de la rue de Lourcinc; la rue et l’hôpital prirent le nom de Broca, sur une décision du Conseil municipal qui rendait ainsi un juste hommage à la mémoire du grand anthropologiste et du grand chirurgien qui venait de mourir.