HOSPICE DES ENFANTS-ASSISTÉS
lellerie destinée à servir d’asile aux voyageurs qui ne pouvaient entrer dans la ville avant la nuit; en 1207, cet asile devenait un hôpital tenu par des religieux Prémontrés jusqu’en 1 5 4 7 . Le troisième établissement élait l’hôpital des Enfants-Rouges, fondé par François Ier à l’instigation de sa sœur Marguerite de Navarre, près du Temple, dans la rue Porte-Foin, et destiné aux orphelins qui n’étaient pas nés à Paris: ces enfants portaient le nom d’Enfants-Dicu ou plutôt d’Enfants-Rouges à cause de leurs vêtements rouges. Cette maison dura jusqu’en 1672.
Dans ces 3 hôpitaux, la légitimité de la naissance était requise pour l'admission qui exigeait en outre des formalités très compliquées, si bien que ces établissements 11e rendaient pas tous les services qu’on était en droit d’attendre d’eux. L’œuvre véritable des Enfants-Trouvés 11c commence qu’avec Vincent de Paul, qui fonda près de la Porte Saint-\ ictor une maison dirigée par Mlle Legras. Il exista ainsi 2 maisons pour les enfants trouvés : la Couche et la Maison de la Porte Saint-Victor. Celle-ci devint bientôt trop petite et on transporta les enfants dans la maison Saint-Lazare au faubourg Saint-Denis.
En 1647, reine lit don à l’œuvre des Enfants- Trouvés du château de Bicêtre où, d’ailleurs, ils ne restèrent pas longtemps, à cause de la mortalité considérable qui fut la conséquence de ce nouveau séjour, et la Maison de Saint-Lazare les reprit .
En 1670, par lettres patentes, les Enfants-Trouvés furent rattachés administrativement à l’Hôpital Général.
En 1672 et en 1688, l’administration de 1 Hôpital Général acquit rue Neuve-Notre-Dame, devant 1 IIotel-Dicu, deux maisons qui furent réunies à celle de la Couche.
D'autre part, en 1(174 . I Hôpital Sainte-Marguerite, fondé en itiho par Mlle d’Aligre et situé rue de Cha-
renton dans le Faubourg Saint-Antoine, devint la propriété des Enfants-Trouvés.
Ainsi se trouvaient attribuées, à l’œuvre des enfants trouvés, deux maisons, l’une située rue Neuve-Notreüame, l'autre Faubourg Saint-Antoine. La première recevait les enfants non transportables, l’autre était destinée soit aux enfants envoyés de la précédente, soit à des enfants précédemment mis en nourrice à la campagne.
En outre, d’après Tenon, au xvme siècle, les enfants abandonnés et orphelins trouvaient asile dans 9 autres établissements, parmi lesquels la Pitié, Beaujon, la Salpêtrière.
La sollicitude pour tous ces enfants abandonnés n’était d’ailleurs pas grande : La Rochefoucauld-Liancourt dit que la mortalité était etlrayante et que les nourrices mercenaires auxquelles ils étaient confiés allaient jusqu’à en trafiquer.
En l’an 1 1 de la République, les Enfants-Trouvés, appelés alors les « enfants de la Patrie », furent transférés au Val-de-Grâce : mais cette installation fut de courte durée et bientôt la Convention décréta que ces enfants seraient transportés à la Maison de l'Oratoire et à la maison de la Bourbe (on appelait maison de la Bourbe une ancienne abbaye du Port-Royal qui fut supprimée en 1790; au moment où y furent transportés les Enfants-Trouvés, ce couvent fut transformé en hospice et divisé en deux sections, celle de l’allaitement et celle de l’accouchement).
En 18 1 4, la section des enfants fut supprimée à la maison de la Bourbe, désormais exclusivement affectée aux femmes en couches. Les enfants (pii y étaient hospitalisés furent transférés à la maison de l’Oratoire, actuellement hospice des Enfants-Assistés.
En 1 836, on joignit aux enfants trouvés les orphelins, ce qui nécessita la construction de nouveaux bâtiments qui furent ouverts en i838. L’hospice des