HOPITAL LARIBOISIÈRE
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L’Hôpital Lariboisière s’élève sur une partie de l’ancien enclos Saint-Lazare acquise par la ville en 1 8 1 8 . Qu’était-ce au début que l’enclos Saint-Lazare? Très probablement une léproserie. Dans la suite, des religieux s’y installèrent mais des désordres s’étant produits parmi eux, l’enclos fut donné à saint Vincent de Paul, bien malgré lui (1602). Un peu plus tard se dresse dans l’enclos une maison de retraite spirituelle pour les ecclésiastiques. A l'extrémité nord on éleva le « Séminaire Saint-Charles » qui fut en réalité une maison de convalescence pour les prêtres convalescents.
Au xvme siècle ces établissements étaient occupés par les Pères Lazaristes qui jouissaient de revenus considérables.
On connaît les affreux massacres qui ensanglantèrent, durant la Révolution, la maison de Saint- Lazare devenue prison.
Au début de ce siècle, l’encombrement sans cesse grandissant des hôpitaux détermina l’Administration des Hospices à créer un hôpital général. Une commission fut nommée pour examiner des terrains appartenant à la ville et situés au nord de Paris. Ces terrains n’étaient autres que la partie nord de l'enclos Saint-Lazare, là où s’élevait le Séminaire Saint- Charles. Ils furent reconnus propices et la construction de l’Hôpital du Nord fut décidée: en i84i> les bâtiments en construction reçurent le nom d’Hôpital Louis-Philippe qu’ils échangèrent en 1848 pour celui d’Hôpital de la République.
Cette date de 1848 marque une des pages les plus tristes de l’histoire de Lariboisière. Les chantiers offraient un abri remarquable aux insurgés que poursuivaient les troupes de Lamoricièrc. A plusieurs reprises ces dernières montèrent à l’assaut (journées des 23, 24 et 25 juin) ; finalement la place fut envahie mais ce lut au prix de pertes terribles des deux côtés.
Oi4 HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS
La guerre civile terminée, les travaux reprirent leur cours : ils Furent achevés en i854-
Le nouvel hôpital conquit tous les suffrages : c’était sans contredit le plus beau des établissements hospitaliers delà capitale. De plus, il inaugurait un nouveau genre de constructions qui devait triompher dans la suite: celui des pavillons isolés. Cette importante réforme est due à Tenon qui, dans ses remarquables « Mémoires », concluait à son adoption.
En 1 85 a on put donner plus d’extension encore aux bâtiments en construction, grâce à la généreuse donation de la comtesse de Lariboisière qui léguait six millions dans ce but. En témoignage de reconnaissauce, l 'Administration donna à l’hôpital le nom qu'il porte aujourd’hui.
L’Hôpital Lariboisière joua un rôle mémorable en 1870-71. Si, durant toute la guerre, le personnel médical lit preuve d’un dévouement absolu, certains de scs membres Furent tout simplement héroïques pendant les terribles journées de Mai, quand ils eurent à soigner les victimes de la Commune. Les a3 et a4 de ce mois, l’hôpital Fut soumis à un bombardement continuel : en 48 heures, on apporta dans les services yqti tués et blessés. Certains chirurgiens, comme Verneuil et Cusco, restèrent en permanence à leur poste, aidés de leurs internes tous présents.
Actuellement l’ hôpital ne suFfit guère plus à sa tâche. Malgré la création de l’hôpital Tenon dans la même région de Paris, l’encombrement y est manileste. Il est vrai que de ce Fait il possède les services les plus actil's des hôpitaux de Paris et offre ainsi une incomparable richesse de matériaux cliniques.
Il renferme q()8 lits qui se décomposent comme suit : médecine 4 h 4 lits, chirurgie 38o, accouche ments Ca, crèches 8 lits et (14 berceaux. Il existe six services de médecine, deux de chirurgie, un d’ophtalmologie, un de laryngologie, un des voies urinaires,
Hôpital Lariboisière. — Service des voies urinaires.
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Hôpital Lariboisière. — Service des voies urinaires.