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HOPITAL LA EN NEC

Hôpital Laënnec.

4 2 j vue clc Sèvres [ 706.30].

Omnibus '. Porte de \ersailles-Louvre. — Gare du Nord- Rue de Sèvres. — Gare Montparnasse-Batignolles. — Vau girard-Gare-Saint- Lazare.

Tramway : Auteuil-Saint-Sulpice.

L’hôpilal Laënnec ( 1 ) résulte de la transformation de l 'hôpital des Incurables, destiné aux malades atteints d’allections chroniques ou générales. L’idée d’une fondation de ce genre appartient à la fois à Marguerite Rouillé, femme de Jacques Le lhet, conseiller au Châtelet, et au prêtre Jean Joullet ; tous deux, sans se connaître, léguèrent une partie de leur fortune pour cette fondation charitable.

Le icr octobre iG32, Marguerite Rouillé donnait à l’Hôtel-Dieu des terrains qu’elle possédait à Chaillot, et 622 livres de rente pour y faire bâtir une maison qui porterait le nom de l’hôpital des Pauvres-Incura- . hles de Sainte-Marguerite.

Jean Joullet légua en même temps sa fortune à I Hôtel-Dieu dans le même but cl après en avoir parlé au cardinal de La Rochefoucauld.

Le cardinal reprit à son compte l'idée de Jean- Joullet, « et par son zèle infatigable, malgré ses 76 ans, par ses dons répétés, devint vraiment le créateur des Incurables». 11 donna à l’hôpital 2866 livres de rente, 7 Goo comptant et 18000 à prendre sur la pension que lui faisait le roi. Ces dons furent l’objet d’un contrat passé le iG novembre iG34 entre lui et le gouverneur de. l’Hôtel-Dieu qui abandonnait 10

(1) Henri Feulard. Histoire de l’hôpital Laënnec (ancien Hospice des Incurables) i634-i884, in -4 de 110 pages avec planches. Imprimerie Grandrémy cl 1 tenon. 1 884 -

Go8 HOSPICES ET HOPITAUX DE PÂPIS

arpents de terre appartenant à l’Ilùtel-])ieu, situés sur Je chemin (jui mène à Sèvres ; ces arpents furent augmentés de 5 autres en i (34 ^ - Le legs de Jean Joullet indemnisa lTIôlcl-Dieu de son terrain.

La Rochefoucauld et d’autres bienfaiteurs auraien-

tèrent encore les donations. L’hôpital fut construit sous la direction de l’architecte Gamard.

Par lettres patentes du mois d’avril iG3~, Louis XIII confirma l'établissement de I hôpital des Incurables et lui accorda de précieux privilèges.

En 1 64 t , Marguerite Rouillé transféra ses donations à l’Hôpital-des-Incurables qui, dès lors, reçut de très nombreuses dotations ; beaucoup de notables et de corporations tinrent à honneur d’y fonder des lits.

La disposit ion en croix des salles a été adoptée dès le principe, mais la construction n’en a été terminée u’au milieu du xvme siècle. Les bâtiments en borure de la rue de Sèvres furent édifiés les premiers.

« Les 2 premières salles construites furent la salle Notre-Dame où est installé le service de la consultation et la salle Saint-Charles dont on a fait le cabinet des médecins et 1 amphithéâtre des cours. Les salles Saint-Louis (Claude Bernard), Saint-François (Broca), et les salles Sainte-Marthe (La Rochefoucauld), Sainte-Anne (Cruveillher), furent construites entre 164G cl iO/19. Les salles Saint-Jean (Legroux), Sainte-Geneviève (Bayle), avant chacune une sortie sur le vestibule qui conduit à l’église furent édifiées de 1660 à 1 ()()/| ; enfin les salles Saint-Joseph (Monneret) et Sainte-Hélène (Grisolle) qui terminaient la 4e branche de la croix furent construites, la première de 1744 à 17/18 et la seconde de 170011 1757 ».

Le rond-point occupant le centre de la croix était occupé par un autel où ou célébrait journellement la messe, ce qui commandait la disposition de l’hôpital.

Pour entrer à I hôpital il fallait remplir certaines

Fig. G',. — II6pilal Laënnec.

Il 0 P 1 TA L LA EN NEC

Gu

conditions dont la première était d’être catholique, et la seconde de présenter un certificat de bonnes A ie et mœurs. Les incurables qui étaient admis devaient faire abandon à l'hôpital des biens qu’ils possédaient.

L’admission était difficile, tant les places étaient recherchées ; les administrateurs, le procureur général qni avaient droit d’admission étaient assaillis de demandes et cependant les bons de faveur étaient difficiles à obtenir, car la reine Marie-Antoinette se vit refuser l’entrée d’un malade qu elle protégeait. Les pensionnaires de l’établissement étaient soumis à un règlement excessivement sévère, véritablement

monastique.

L’hôpital reçut des pensionnaires parmi lesquels furent l’évêque Camus et Mme de la Sablière. Il y avait en outre a fondations, l’une pour un ecclésiastique, l’autre pour un gentilhomme incurable qui devait, suivant les intentions du fondateur Antoine Bergerac (1646), prouver sa noblesse de 3 générations aussi bien du côté de son père que du côté de sa mère.

Le service des malades fut assuré au début par des laïques qui furent remplacées en 1689 par des Sœurs- Crises.

En 1789. de nombreuses réclamations furent faites par les malades en vue d’obtenir des adoucissements dans le régime claustral qui était en vigueur. Le i5 avril 1791, les administrateurs furent relevés de leurs fonctions et, comme tous les hôpitaux, l’hospice des Incurables fut régi par une commission durant la période révolutionnaire.

En 1795, il rentra dans les attributions du ministère de 1 Intérieur.

En 1801, les hommes furent transportés au Faubourg Saint-Martin, à l'ancien couvent des Récollets, actuellement l’hôpital militaire Saint-Martin. Ils furent ensuite momentanément placés à la caserne

Popincourt et enfin à Ivry. Les femmes restèrent dans Ja maison de la rue de Sèvres qui prit le nom d’Iiôpi lai des Incurables-femmes.

Vu commencement de ce siècle on \ fit quelques réparations.

Les Incurables femmes restèrent à la rue de Sèvres jusqu’en mars 1869, époque à laquelle elles furent transférées à Ivry qui a été ouvert pour les deux sexes. Après le transfert à Ivry, l’hôpital fut fermé. En 1870, il fut ouvert de nouveau, puis évacué en juillet 1871. En mars 187/1, fui ouvert pour la seconde fois et devint l’hôpital temporaire.

En 1878, il prenait le nom d’hôpital Laënnec et on v faisait le premier essai de laïcisation du personnel.

En 1879, on a ouvert un service de consultations externes, en 1881 la salle des cours, en 1884 le service des bains. En 1902, une chaire de clinique médicale fut transférée delà Pitié à l’hôpital Laënnec.

L’Hôpital comprend actuellement 633 lits dont 20 berceaux. Il existe 4 services de médecine et un de chirurgie. Il existe, en outre, des consultations de médecine et de chirurgie qui ont lieu tous les jours sous la direction d’un médecin et d’un chirurgien consultant.

Le personnel médical comprend : 4 médecins, 1 chirurgien, 7 internes et 33 externes.

Hôpital Lariboisière (1).

a, rue Ambroise- Pciré [4o6.55].

Tramways : SaintOuen -Bastille (descendre rue .Saint-Vincent-de Paul). — La Villette-Etoile (le descendre boulevard Magenta jusqu à la rue A. Paré, à gauche)

Prendre les différents omnibus qui vont à la Gare du Nord. Métropolitain (descendre gare du Nord).

(1) Gai.let. Un grand hôpital en 1886. Gcérard. L’hôpital Lariboisière et l'enclos Saint-Lazare. Thèse, Paris.

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