HOPITAL SAINT- ANTOINE
chirurgiens et un accoucheur assurent le service médical.
Cet hôpital ne répond en rien aux exigences de l’hygiène moderne : l’aération, la ventilation, l’éclairage, le chauffage n’y sont assurés que par des procédés anciens et rudimentaires ; sa démolition prochaine est d’ailleurs décidée.
Il existe en outre un service de consultations pour la médecine, la chirurgie, les accouchements ; des consultations spéciales sont enfin données pour les maladies nerveuses et les maladies cutanées.
L’Hôpital comprend actuellement 729 lits répartis en 6 services de médecine (5o8 lits, 5 berceaux et 5 lits de crèche), 2 de chirurgie ([74 lits) et un d’accouchements (21 lits et i(i berceaux). Il existe en outre un service de consultations médicales et un de consultations chirurgicales.
Le personnel médical comprend : 0 médecins, 2 chirurgiens, r accoucheur, 1 chirurgien consultant, 1 médecin consultant, i3 internes, 56 externes ; 8 élèves et 2 sages-femmes.
Hôpital Ricord.
(ancien HOPITAL DU MIDl).
L’Hôpital Ricord vient d’être réuni à l’Hôpital Cochin, et sans avoir encore complètement perdu son individualité, ne porte plus ce nom. (Y. Hôpital Cochin, p. 569).
Hôpital Saint- Antoine.
184, rue du Faubourg-Saint- Antoine [907,85].
Tramways : Louvre- Vincennes (passe devant). — Charenton- Ecoles (descendre à l'entrée de la rue Crozatier et continuer
le faubourg Saint- Antoine). D'une façon générale, se rendre à la Bastille et prendre un des tramways qui suivent le faubourg Saint-Antoine.
Métropolitain : Station de Reuilly.
L’hôpital Saint-Antoine fut créé par décret de la Convention nationale en date du 28 nivôse, an III (1^ janvier 1790). Les services furent installés dans les vieux bâtiments de l’abbaye de Saint-Antoine-des- Champs ( i ).
Celle-ci lut fondée sous Philippe-Auguste, en 1 198, par Foulques, curé de Neuilly-sur-Marne, pour y loger les prostituées converties par son éloquence. Cet établissement, devenu plus tard abbaye royale, joua, à plusieurs reprises, un rôle considérable dans l'histoire. Les abbesses, qui se sont succédé à sa tète et qui ont porté les plus grands noms de France, ont maintes fois défendu contre l'autorité royale les habitants du voisinage qui par leur agglomération finirent par constituer le faubourg Saint-Antoine. Les ouvriers jouissaient de franchises considérables: ils n’étaient pas soumis h des maîtrises et lorsque Louis XIV , à l’instigation des communautés, jalouses de l’intluence des religieuses de Saint-Antoine, ordonna qu’ils rentreraient dans la règle commune, l ’abbaye intervint et l’ordonnance fut rapportée ( 1 65~). D'ailleurs, l’histoire fie l’abbayeest intimement liée à celle du faubourg; ce fut un refuge au milieu des désordres (pii ensanglantèrent à plusieurs reprises ce quartier de Paris.
La prospérité de l’abbaye Saint-Antoine fut assurée par de nombreux et importants privilèges, tant de la part du roi (pie de celle du pape. Ainsi, une bulle d ln-
(1) Maurice Garsonnin. — « Histoire de 1 Hôpital Saint- Antoine et do ses origines. » Thèse , Paris, 1891.