DE CHIRURGIE
Physiologie et hygiène, .j
Pathologie j
Thérapeutique. . . . j
Pelletan, le matin.
Chopart, l’après-midi.
Fabre, le matin.
Tenon, l’après-midi.
Brasdor, le matin.
Suë, l’après-midi.
Anatomie j
Dubois, le matin.
J. Jos. Suë, l’après-midi.
Opérations j
Sabatier, le matin.
Lassus, l’après-midi.
Maladies des yeux. . .j
Becquet, le matin.
Arrachart, adjoint.
Chimie. .
Botanique. .
Accouchements. Maladies des os.
^ ueyrilhe, le matin.
I Léger, adjoint.
Peyrilhe, le matin.
Le Bas, pour les sages-femmes.
Piet, pour les élèves.
Bottentu.it- Langlois.
(1) A. Corlieu. « Les Médecins de Paris de 1792 à 1794. » La France Médicale, 1902, n° 6, a5 mars.
HISTORIQUE
La suppression de renseignement médical ne put durer longtemps et la Convention fut obligée ellemême d’assurer le service médical dans ses armées. « La Convention apprendra avec sensibilité, disait Fourcroy dans son rapport, que plus de six cents officiers de santé ont péri depuis dix-huit mois au milieu et à la suite même des fonctions cju’ils exerçaient; si c’est une gloire pour eux, puisqu’ils sont morts en servant la patrie, c’est un besoin pour la République de réparer cette perte. »
A la suite du rapport de Fourcroy, le 4 frimaire an III (1794), la Convention rendit un décret fondant trois Ecoles de santé à Paris, à Montpellier et à Strasbourg. « Ces trois écoles seront destinées à former les officiers de santé pour le service des hôpitaux, et spécialement des hôpitaux militaires et de la marine... Celle de Paris sera placée dans le local de la ci-devant Académie de chirurgie auquel on réunira le ci-devant couvent des Cordeliers... L’enseignement théorique et pratique sera donné par douze professeurs à Paris... Les élèves observeront la nature des maladies, au lit des malades, et en suivront le traitement dans les hospices voisins des écoles... Il sera appelé de chaque district de la République un citoyen âgé de 17 a 26 ans... Trois cents de ces élèves seront destinés pour l’Ecole de Paris. Les élèves* recevront par chaque année un traitement égal à celui des élèves de l'Ecole centrale des travaux publics. Ce traitement ne durera que pendant trois ans. »
Ainsi fut fondée l’Ecole de santé de Paris (r) (1794-1809). Elle avait pour but principal l’instruction d’élèves salariés, dits Elèves de la Patrie, et dont
1. A. Prévost. « L’Ecole de santé de Parisfiyg/j-iSot)). » Bibliothèque historique de la France Médicale. Paris,
FACULTÉ DE MÉDECINE
le traitement fut successivement de i 200, t 5oo, 1 800 et 2 100 livres, sans compter d’autres avantages de voyage, de nourriture, etc. Outre ces élèves, l’Ecole recevait des étudiants libres « l’école devant être ouverte au public afin que les lumières deviennent le patrimoine de tous ».
L’enseignement fut divisé ainsi qu’il suit (an III) :
i° Anatomie et physiologie
2° Chimie médicale efi pharmacie. . . ./
3° Phyique médicale et hygiène
4° Pathologie externe. .
5° Pathologie interne. .
6° Histoire naturelle médicale
7° Médecine opératoire.
8° Clinique externe. .j
90 Clinique interne.
io° Clinique de perfec-) bonnement.. . . i
ii° Accouchement. . . j
12° Médecine légale et^ Histoire de la mé-" decine. .
Ciiaussier, prof, titulaire.
A. Dubois, prof, adjoint.
Fockcroy, prof, titulaire.
Deyeux, prof, adjoint.
Haili, prof, titulaire.
Pixel, prof, adjoint.
Chobakt, prof, titulaire.
Percy, prof, adjoint.
Doublet, prof, titulaire.
Bourdier, prof adjoint.
Peyrilhe, prof, titulaire.
Richard, prof adjoint. Sabatier, prof, titulaire.
Boyer, prof, adjoint.
Desault, prof, titulaire.
Makoury, prof, adjoint.
Cor vi sa rt, prof, titulaire.
Leclerc, prof, adjoint.
Pelletais, prof, titulaire.
La ll em ex t, prof, adjoint.
Alph. Le Roy, prof, titulaire.
Baudelocque, prof, adjoint.
Lassus, prof, titulaire.
Mahon, prof, adjoint.
Chaque matière était enseignée par un professeur et un professeur adjoint. Les élèves devaient suivre tous les cours en l’espace de trois ans, passaient un examen annuel et soutenaient une dissertation ou thèse.
L’Ecole de santé eut un enseignement brillant qui attira nombre d’élèves. — « Que quelques légis—
IIISTORIQ UE
lateurs, disait Thouret en l’an VI (1798), veuillent bien se transporter à l’Ecole, à l’heure des leçons ; ils verront, à plusieurs d’entre elles au moins, l’amphithéâtre tellement plein, les corridors, les escaliers, toutes les avenues obstruées à un tel point que le professeur est obligé de fendre la foule pour arriver à sa place, tandis qu’un grand nombre d’élèves, faute d’espaces sur les bancs, restent debout, pressés aux portes ou sont contraints de s’entasser par terre. »
L’an XI (i8o3), le 19 ventôse, une loi réglementa la médecine en France, institua les grades de docteur en médecine ou en chirurgie et d'officier de santé. Les examens de doctorat furent au nombre de cinq; le dernier différait (clinique interne ou externe) suivant qu’il s’agissait du diplôme de médecine ou de chirurgie. Les examens étaient suivis de la soutenance d’une thèse en latin ou en français.
Le 17 mars 1808, l’Ecole de Santé fut érigée en Faculté de Médecine.
A partir du 12 janvier 1809, e^e devint un corps universitaire. L’Ecole prit le nom de Faculté de Médecine de l’Académie de Paris.
Son enseignement continua à briller d’un vif éclat : les professeurs avaient nom: Chaussier, Fourcroy, Vauquelin, Chopart, Jussieu, Sabatier, Dupuytren, Boyer, Baudelocque, Cabanis, Royer-Collard, Orfila.
La Faculté fut supprimée par une ordonnance du 21 novembre 1822 : une ordonnance du 2 février 1823 la rétablit, mais avec d’importantes modifications. Un certain nombre de chaires étaient dédoublées et l’on en créa d’autres : de plus, cette ordonnance instituait, à la place des professeurs adjoints, des agrégés nommés au concours.
Voici la liste des chaires avec leurs titulaires en 1822 :
FACULTÉ DE MÉDECINE
Anatomie
Physiologie
Chimie médicale. .
Pharmacie
Physique médicale.
Hygiène
Pathologie externe.
Pathologie interne.
Histoire naturelle médicale. ......
Opérations et appareils. .
Accouchements.
Histoire de la médecine et bibliographie médicale.
Médecine légale. .
Maladies mentales.
Clinique médicale.
Clinique chirurgicale. .
Ciiaûssier, prof, titulaire.
Béclard, prof, adjoint.
Vauquelin, prof, titulaire.
Deyeux, prof, adjoint.
Bertin, prof, titulaire.
Df.sgenettes, prof, adjoint.
Marjolin, prof, titulaire.
Duméril, prof, titulaire.
de Jussieu, prof, titulaire.
Alibert, prof, adjoint.
Richerand, prof, titulaire.
P. -J. Pelletan, prof, titulaire.
Desormeaux, prof, adjoint.
Moreau, prof, titulaire.
Orfila, prof, titulaire.
Royer-Collard, prof, titulaire.
Fournier, prof, titulaire.
Dupuytren, prof, titulaire.
Voici la liste des chaires avec leurs titulaires en i8a3 :
Anatomie. .
Physiologie.
Chimie médicale.
Physique médicale.
Pharmacologie. .
MM
Hygiène.
Thérapeutique et matière médicale.
Méd ecine légale. .
Accouchements. .
Pathologie interne,
ire chaire.
— a0 chaire.
Pathologie externe, ir0 chaire.
— 2e chaire.
Histoire naturelle médicale.
Opérations et appareils. .
Clinique médicale (4 chaires
dré-Beauvais, Cayol).
Clinique chirurgicale (4 chaires : Boyer, Dupuytren, Bou
t ii i — y 1 — — - . « t » /il. /\ »
gon, Parlement qu’en 1829).
Récami
Béclard.
Duméril.
Orfila.
P. Pelletan.
Guilbert.
Berlin.
Alibert.
Royer-Collard.
Désormeaux.
Fouquier.
Fizeau.
Marjolin.
P.- J. Roux.
Clarion.
Richerand.
Laennec, Lan-
cette dernière chaire ne fonctionna
Fig. io. — Entrée de l’ancien hôpital des Cliniques qui était situé en face de l’entrée de la Faculté, sur l’emplacement actuel de l’Ecole pratique.
FACULTÉ DE MÉDECINE
Etaient donc révoqués : Ghaussier, Vauquelin,
Deyeux, Desgenettes, de Jussieu, LG-J. Pelletan, Moreau de la Sartlie.
Etaient maintenus: Béclard, Duméril, Orfila,
Bertin, Marjolin, Alibert, Richerand, Boyer-Collard, Désormeaux, Fouquier.
L’ordonnance du 5 août i83o vint bouleverser encore la composition de la Faculté : un grand nombre de professeurs révoqués en 1822 furent réintégrés dans leurs chaires : ces dernières ne lurent d’ailleurs pas modifiées comme nombre et elles furent occupées respectivement par Cruveilhier (nommé en 182b et maintenu), Bérard, Orfila, P. Pelletan, Deyeux, Desgenettes, Alibert, Adelon (nommé en 182G et maintenu), P. -J. Moreau, Duméril, Andral, Marjolin, J. Cloquet, Achille Richard, Richerand.
En définitive, on ne trouve que cinq professeurs n’ayant pas été atteints par les deux ordonnances : ce sont : Marjolin, Duméril, Alibert, Richerand et ( )rlila.
L’organisation de 1822 ne fut donc pas modifiée en i83o ; seuls des professeurs furent changés. Elle subsiste encore dans ses grandes lignes, sans d’ailleurs aucun avantage pour la science.
Successivement et toujours avec lenteur, ont été créées des chaires nouvelles. En voici la liste depuis i8a3 :
Pathologie et thérapeutique générales ( 1 83 1).
Anatomie pathologique (i835).
Chimie organique et chimie minérale (1 853).
Histologie (1862).
Médecine comparée (1862) transformée en pathologie comparée et expérimentale (i86q).
Histoire de la médecine (i 870).
Maladies mentales (1877).
Clinique ophtalmologique (1878).
Clinique de médecine infantile (1878).