‹ "L'affaire"Chapitre 41 sur 42 · Echo de Paris, G octobre · texte numérisé non relu

Echo de Paris, G octobre

« faiblit et qui m'humilie n'est pas la République, c'en « est la contrefaçon : aussi bien, elle est de fabrication « étrangère, j'entends celle qui date de votre avène- « ment. »"

« Le pays a été pendant longtemps la dupe de cette escobarderie des pharisiens. Il était pris d'une sorte de timidité et même de scrupule sur ses intentions véritables, lorsqu'on dénonçait comme des actes de rébellion contre la République les plaintes et' les mouvements de colère suscitées par la multiplicité et Ténormité des abus. Il en est aussi qui croient pouvoir échapper aux mauvais traitements par leur soumission et d'autres encore qui espèrent sauver la cause à laquelle ils sont attachés en désarmant leurs adversaires par leur silence et en évitant par leur attitude de donner prise contre eux. Hélas! platitude ou pusillanimité, ou couardise, ou habileté, n'y feront rien. Nous voici revenus au temps des accusations d'incivisme. Elles conduisaient leur homme devant le tribunal révolutionnaire. Nous n'en sommes pas encore là. Le forfait a changé de nom : il se nomme le cléricalisme. Ce sont les cléricaux, et non seulement les catholiques, mais tous les hommes décidés à défendre la justice et la liberté qui attireront sur eux les foudres du gouvernement. Ces foudres viennent de gronder du côté de Limoges et, sous prétexte de défendre la République, on nous annonce la grande persécution.

« Tel devait être le terme de la mauvaise politique suivie depuis vingt ans et portée à l'état aigu pendant l'affaire qui en aura été la résultante. L'oligarchie dominante, fortifiée par les éléments disparates qui se sont alors fondus ensemble, est acculée à la lutte avouée et décisive contre le bon sens, contre la liberté, contre la France môme (1).

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