‹ L'Affaire de la rue de LourcineChapitre 27 sur 37 · SCENE QUATORZIÈME. iTi · texte numérisé non relu

SCENE QUATORZIÈME. iTi

POTÀRD, à part, riant.

Comment, il en a une autre ?... au-dessus

LENGLUMÉ

Potard... j'ai une demande à t'adresser.

POTÀRD.

Moi aussi l

LE.NGLUMÉ.

Tu ne voudrais pas me mettre dans la peine, n'est-ca pas ? toi, notre seul parent du côté des FrottemouiUard I

POTÀRD.

Pariez, cousin.

LENGLUHÉ.

Eli bien, si jamais on te demande à qui tu as prêté toc parapluie... ton sinistre parapluie 1...

POTÀRD.

Qu'est-ce qu'il a?

LENGLUMÉ

Réponds... ah! réponds que tu l'as égaré dans ie chemin de fer de Versailles en aUant voir jouer les eaux, un dimanche I...

POTÀRD.

Tiens!... quelle drôle d'idée 1

LENGLUMÉ

Tu m'as compris?

POTÀRD.

C'est-à-dire...

L E N G L U M K, lui serrant la main.

Merci!... merci 1...

Soupir de satisfaction.

POTARD, à part.

îl a Fair bien disposé. (Haut.) Cousin, à mon tour, j'ai m service à vous demander.

LENGLUMÉ

Parle, tu sais bien que je n'ai rien à te refuser

POTARD

C'est que... il s'agit d'argent...

LENGLUMÉ

Ahl il s'agit... (a part.) Il veut me faire chanter 1 (Haut.) Voyons... tu es honnête... sois modéré : combien?

POTARD, après avoir hésité.

Quinze cents francs I...

LENGLUMÉ, joyeux.

Pas plus?

A part.

AIR de Voltaire ehex Ninon.

Le progrès règne maintenant.

Jadis on ne faisait usage Que de l'art sublime du chant.

A présent on a... le chantage l

A Potard.

Noble cœur ! de toi je suis fier, Tu pouvais, sur ta serinette, Me faire chanter un grand air; Tu t'en tiens à la chansonnette I

C'est très-gentil 1 (Lui remettant deux billets.) Voilai POTARD.

Ah! cousin!... tant de générosité I... Tenez, l:^issez-moi vous remercier I

Il l'embrasse.

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