‹ L'affaire de Viroflay; comédie en trois actesChapitre 15 sur 68 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

CYPRIEN, RONCHIN, puis GRANDBUSIER.

RONCHIN, sombre.

Cyprien!...

Ronchin !...

RONCHIN, sortant de sa poche un papier qu'il déploie.

Connais-tu cette écriture?

CYPRIEN

Non.

RONCHIN.

Tu peux lire; il n'y a pas de mystère pour un ami... car tu es mon meilleur ami, toi!...

CYPRIEN, inquiet.

Comment donc!... Ce brave Ronchin!... (ii lui secoue la main avec force.) Une lettre anonyme!... (Lisant.) « Méfiezvous... on vous trompe... Votre femme a une correspondance amoureuse avec un paltoquet... (Un silence avec

mouvement de révolte.) OuvreZ le COlYrct... et SUl'tout l'œil!... cherchez autour de vous ! » (Avec une indignation outrée.) Ah!

mais!... ah! mais! que diable!... Quand on ne signe pas, on peut y mettre des formes !

RONCHIN.

Tu sais... de ce paltoquet-là, je ne ferai qu'une bouclice !

Et comme tu auras raison !

RONCHIN.

A-t-on idée de ça!...

CYPRIEN

Lâche dénonciateur!

RONCHIN.

Brigand !

CYPRIEN

Ah! si je tenais le misérable qui vient troubler notre... ton bonheur...

RONCHIN.

L'auteur de la lettre... ou l'autre?

CYPRIEN

Un ami, un ancien militaire... jouer les Ménélas.

RONCHIN.

Ah! oui... que nous le découvrirons cet infect Paris... Je compte sur toi, sais-tu !

CYPRIEN, ahuri.

Je crois bien!... (a part.) Si le gradin qui a écrit ce papier me tombe sous la main...

RONCHIN.

Si l'infect Paris...

CYPRIEN

Pourquoi tiens-tu à cette idée qu'il est infect?

RONCHIN.

Il doit l'être... N'importe! je peux compter sur toi, Cyprien?...

CYPRIEN

Absolument.

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