‹ L'affaire de Viroflay; comédie en trois actesChapitre 39 sur 68 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

ANDRÉE, ARISTIDE, entrant par le fond.

ARISTIDE, gaiement. *

Que VOUS êtes donc nerveuse aujourd'hui, ma chère Andrée !

ANDRÉE, vivement.

C'est cette stupide histoire sur Gilberte... un joli scandale en perspective, allez 1

ARISTIDE

Un scandale...

ANDRÉE

Un tissu d'invraisemblances tramé par cet énergumène de Grandbusier...

ARISTIDE

Il vous préoccupe!

ANDRÉE

Vous ne savez pas ce dont il est capable!

ARISTIDE

On le mettra à la raison... h la porte, s'il le faut. Je vous jure bien qu'il ne pénétrera pas chez vous !

ANDRÉE

Votre parole?

ARISTIDE

IVIa parole!... Vous souriez?...

ANDRÉE

Si je ne dois compter que sur vous!...

ARISTIDE

Incrédule!... Parisienne! .. Je vous retrouve. Je revois

le bon temps d'autrefois.. ]c tenn)s de nos séances d'escrime! Tiens!... une idée...

.\,N DKKE.

Dites.

ARISTIDE

Si je vous donnais la leçon comme avant votre départ paur Nice?

ANDRÉE

Quoi!... vous voulez?...

AUISTinE.

Comment, si je veux!...

ANUUKE.

Sérieusement?

ARISTIDE

Sérieusement.

ANDRÉE

Ah! c'est original... et le costume damazone est de situation... je suis à vous.

Elle passe derrière la tenture de gauche. ARISTIDE, seul, à part.

Et le fleuret en main, la figure sous le masque, j'aurai le courage de dire ce que je n'ose avouer, le visage découvert. (Haut.) Andrée!

ANDRÉE, derrière le rideau.

Hé?

Si l'on nous dérange?

AiNDRÉE.

Au diable les gêneurs !

ARISTIDE

Alors en garçons?

ANDRÉE

Parbleu !

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