‹ L'affaire de Viroflay; comédie en trois actesChapitre 40 sur 68 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

ARISTIDE

Vous n'avez pas perdu la main?

ANDRÉE, reparaissant avec deux fleurets.

Vous verrez comme la fille d'un soldat sait soutenir dignement la réputation du nom paternel. En garde... et sans masques, vous savez!

AIUSTIDE.

En garde !

ANDRÉE, le chargeant.

Et parez-moi celle-ci... et puis celle-là... et encore... et toujours... Touché!

ARISTIDE, qui a ro:npu.

Jamais de la vie!... Et puis ce n'est pas de jeu...

ANDRÉE

Comment!

J'ai le soleil en plein...

ANDRÉE

Le soleil!

ARISTIDE

Vos yeux... pardinel... ils m'aveuglent.

ANDRÉE, ferraillant.

Un madrigal?

ARISTIDE, de môme.

Un aveu.

ANDRÉE

Une teinte.

ARISTIDE

Un engagement.

ANDRÉE

Vous vous découvrez...

ARISTIDE

Jamais de trop.

ANDRÉE

Vous êtes fou...

D'amour.

ANDRÉE

J'ai un mari, vous le savez bien.

ARISTIDE

Hé! coupez, dégagez...

ANDRÉE

S'il entendait !

ARISTIDE

Ronchin!... Rompez, mais rompez donc! Ma fortune, ma vie pour un regard de vous.

ANDRÉE

Vous froissez le fer... gare la riposte!

ARISTIDE

Je ne cède pas.

ANDRÉE

Alors je boutonne... une, deux!

ARISTIDE

Paré!... et si avec vous il faut agir de ruse... Allons, le coup à l'Italienne!...

Il bondit et se fend jusqu'à terre.

ANDRÉE, parant et le désarmant.

Une façon ingénieuse de vous précipiter à mes genoux...

ARISTIDE, courbé.

Et de me déclarer...

ANDRÉE, lui plantant son fleuret dans les reins.

Vaincu! et maintenant mordez la poussière...

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