‹ L'affaire de Viroflay; comédie en trois actesChapitre 58 sur 68 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

FLORESTA, RONCHIN, un coffret sous le bras.

RONCHIN, entrant par le fond.

FLORESTA

Floresta !

Tiens! monsieur Que fais-tu ici?

RONCHIN.

FLORESTA

Ah! que vous faites bien d'arriver!... Il est d'un vert, ce M. Grandbusier... mâtin!... il est capable de tout!

RONCHIN.

De tout! Tu as dit le mot!... mais que je me débarrasse de ce coffret.

FLORESTA

Le coffret de madame... qui était dans la chambre de mademoiselle à Viroflay î

RONCHIN, à part.

Oui... c'était bien la peine de m'en emparer... il était vide!... (Haut.) Je l'apporte pour montrer ce que j'allais faire chez Gilberte... mais chut! Tu n'as rien vu... tu ne sais rien... (ii place le coffret sur la psyché.) Et maintenant, ma chère petite, il faut que tu avoues à M. Grandbusier...

FLORESTA

Quoi?

RONCHIN.

Les écrevisses à la Bordelaise ! Après tout... il n'y a pas de honte à souper en compagnie d'un homme du monde !

FLORESTA

Souper... oui... mais...

RONCHIN .

Il n'y a pas eu de mais !... Tu parleras.

FLORESTA

Jamais de la vie!

RONCeiN.

Tu me perds, coquine!... Il faut absolument que jeta convainque... tu comprends, il s'agit de mon repos... de mon honneur...

FLORESTA

Et le mien?

RONCHIN, riant.

Des bêtises!... (ii lutine Fioresta.) Viens t'asseoir près de moi... que je t'explique...

Il l'attire vers le canapé.

Page 1