‹ L'affaire de Viroflay; comédie en trois actesChapitre 6 sur 68 · PIERRETTE, VICTOIRE · texte numérisé non relu

PIERRETTE, VICTOIRE

PIERRETTE

J' te dis que c'est louche; il se passe ici de drôles de choses I

•i L'AFFAIltE DE VlllOFLW

vicTOiiiii:.

Quoi?

PIlillRETTE.

Quoi? (Elle laL prend le bras, avec mystère.) J'ai fl'appÔ Cô

matin à la porte de m' sieu Ronchin, rien.

VICTOIUE.

Eh ben, s'il dormait, c' t' homme.

PIERIIETTE.

Allons donc, j' te dis qu'il n'y était pas! de môme que M. Cyprien qui a i'ail aussi la sourde oreille... j' te répète qu'il y a du louche... Et mademoiselle Gilberte, où estelle? d'ordinaire si matinale, où la vois-tu? A cette heure elle est déjà sur notre dos, et nous ne l'avons pas encore rencontrée!

VICTOIRE, remontant.

Tiens! la grille est ouverte; qui donc est rentré?

PIERRETTE

Et c' t'échelle qu'est là en plein sur les plates-bandes! ...

VICTOIRE, au fond.

Hé!... qu'est-ce qu'il a c' t' homme d'équipe du chemin de fer à courir à travers champs!...

RONCUlN, à la cantonade.

Pierrette ! Victoire !

VICTOIRE

Tu vois bien qu'il était là... m' sieur Ronchin!

RONCHlN, de même.

Il n'y a donc personne ici, tonnerre!...

VICTOIRE

Je monte.

PIERRETTE

Moi, je vais chercher les lettres et les journaux de mon-j sieur.

Pierrette sort à droite vivement et Victoire à gauche.

Page 1