LE GRAND DÉFENSEUR DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS
Le grand défenseur de la revision du procès Dreyfus se désemprisonne lentement et menaçant de File du Diable. En vain, la Justice française, déguisée en grand inquisiteur d Es-
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CARICATURES ITALIENNES
pagne, appuie de tout son poids sur e couvercle de la caisse. En vain, elle fait pencher la balance du côté de l'épée. En vain, elle veut faire la lumière avec une lanterne sourde En vain, généraux, journalistes et uhlans font tous leurs efforts pour appuyer sur la caisse et la tenir fermée en prétextant le patriotisme et les secrets d'État. En vain, aux témoins plus ou moins militaires de la défense on applique un cadenas sur la bouche. En vain, on met un bandeau sur les yeux de la République, pour qu'elle ne voie pas quelle belle Liberté, Egalité, Fraternité on applique en son nom. Tôt ou tard, le champion de la revision arrivera à soulever le couvercle, renversant tous ceux qui s'opposeront à l'ouverture. Alors, la Justice fausse et déguisée du mystère devra céder le pas à la Justice de la lumière, invoquée par Zola et Labori. Et alors, aussi, ce sera le cas de répéter : omnium vincit labor.
(La Rana, de Bologne, 26 février 1898.)
— Pourquoi claquez-vous des dents?
~~ iu n u. P arce( l ue j'ai froid.
7 -^ bien I battez des mains pour Zola et échauffez-vous pour Dreyfus!
■- Tu l'as entendu ? A A ncône, la po* pulace commence à se soulever pour..
— Pour Dreyfus ?
— Mais non pour le prix du pain.
— Alors, cela ne m'intéresse pas.
IA FAIM A L'INTÉRIEUR ET L'ENTHOUSIASME POUR L'ÉTRANGER. — DREYFUSARDS ITALIENS
(Don Chisciolte, de Rome, 2 et 20 janvier et 8 février 1898.)
t „ n^nle a soif de vérité. A bas - Le peuple a faim de pain.
, Le peuple a son __ Faites venir la troupe,
le militarisme.
— Eh bien ! qu'en dites-vous ? f
— Moi! je veux une justice sévère en France.
* Le personnage représente sur ces deux petites vignettes est Crispi.
— Mais que voulez-vous?
— Protester contre certains tribunaux extraordinaires!
— Douc-im-nt... un tribunal ordinaire peut quelquefois être plus gênant*,
LA FAIM A L'INTÉRIEUR ET L'ENTHOUSIASME POUR L'ÉTRANGER. — DREYFUSARDS ITALIENS.
(Don Chisciotte,àe Rome, 2 et 20 janvier, 8 février 1898.) * Le Don Chisciotte, est comme VAsino, un vaillant journal de polé- ' mique par la plume et par k le crayon mais ayant l'avantage, lui, de paraître quotidiennement. , ,
A plusieurs reprises, comme VAsino aussi, il s est eleve contre les « exagérations » de certains politiciens italiens toujours prêts a tomber sur la France, alors que tant de choses seraient à reviser chez eux. Stenificttive entre toutes l'image du dit Asino (mars 1898) ou l'on voit Zola tirant l'oreille au populo d'Italie et lui disant : « Comment! tu t'occupes tant de la justice en France et tu ne penses seulement pas a tes procès italiens » (Crispi, Frezzi, etc..)
A AlWmn à la commission parlementaire des cinq, nommée par la Chambre dS?dépïti" * aprè^ue^. Lispi eût récusé la compétence oes tribunaux Ordinaires.
CARICATURES ITALIENNES
La lecture de la sentence.
La décapitation du gérant de 1U«rofe*
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Emile Zola déporté à l'île du Diable.