‹ L'affaire Dreyfus et l'imageChapitre 108 sur 142 · UN JUGEMENT ANTICIPÉ · texte numérisé non relu

UN JUGEMENT ANTICIPÉ

(Pupazettl, par télégraphe.)

Voltaire (à Zola). — Eh oui ! entre nous, il y existe un point de contact.

— Oh, merci, maître ! Et lequel ?

— Tu voudrais bien -que Dreyfus fut... candide (en italien : candido, blanc, innocent).

— Apre? avoir été traduit dans tmtes les, langues, ils me laissent encore traduire... en prison.

VAvocat ùénéral. — Cet homm«, messieurs lés jurés, a crié bien trop haut, vouloir la lumière. C'est pourquoi il faut l'envoyer aux ténèbres.

(Vigncllcs du Don Chiséioltc, de Rome, 8 et 9 févrLr 10)8.)

Emile Zola, — Je suis celui qui invoque la lumière.

— A nous, une centaine de gardes ?

— La lumière pleine, entière.

— Entière? Alors, nous ajouterons une cinquantaine de gardes à cheval.

A propos du colonel Picquart :

— Vous avez voulu savoir la vérité?

Eh bien, voyons, qu'avez-vous trouvé?

— Oh! seulement... la destitution!

— J'ai voulu voir comment s'administrait la Justice — disais-je à un ami — et à la place ils m'ont fait voir toutes les étoiles...

— Est-ce que tu ne voulais pas voir la lumière? lui a riposté l'ami. Eh bien, tu l'as vue !

— Je puis témoigner ceci :

Que j'ai fait campagne pour la Patrie, et où était alors le seigneur Zola ?

Que nous avons versé notre sang sur les champs de bataille... et où étaient, alors, les seigneurs magistrats? Que nous avons affronté mille fois la mort pour la France... et où étaient, alors, les seigneurs jurés?

MALHEUR A QUI TENTE DE PAIRE PASSER LA LUMIÈRE A TRAVERS LES RAYONS ÉPAIS DE L'ORGANISME SOCIAL

(Don Chisciotte, de Rome, 13 février 1898.)

CARICATURES PORTUGAISES

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