LE TOREADOR SANS PEUR
*Tant que l'affaire Dreyfus resta à proprement parler l'affaire Dreyfus, la caricature américaine garda le silence, d'autant que nos mœurs, comme nos institutions politiques, sont pour elle lettre morte, et que, d'autre part, les procès retentissants et les scandales laissent les Yankees en général assez froids. Il faut beaucoup pour les émouvoir dans cet ordre d'idées étant donné surtout qu'ils ne s'intéressent guère aux choses de l'Europe que lorsqu'elles revêtent un caractère général. Toutefois, le nom, la personnalité, la situation occupée par Zola dans le monde intellectuel, en Amérique, aussi bien qu'en Europe, ont mis en inouvement les crayons du Puck et du Life,
Et si Zola est ici en toréador, c'est uniquement parce que les choses d'Espagne tiennent, en ce moment, toute la place sur les caricatures américaines. •
(Puck, de New- York, février 1898.)
CARICATURES AMERICAINES
EMILE ZOLA
{Life, de New- York, 17 février 1898.)
* Le Life, la Vie, est un journal américain qui s'occupe à la fois d'humour et d'actualité politique. De petit format comme le Puck, le Judge, le Trath, il est contrairement à ces derniers entièrement noir et peut passer pour un des meilleurs illustrés du nouveau monde.
CARICATURE DANO-NORVEGIENNE
* Zola porté sur les épaules de ses deux admirateurs, les poètes Bjornson et Dracknmnii, comme sur un pavoi.
(Hver 8 Dag, 5 février 1898 )
Là, bouteille àfncre Dreyfus : s \A*Ijx recherche d'un traître.
(Le Petit Bleu, de Bruxelles, 20 novembre 1897.)