EMILE ZOLA ET LE PRISONNIER DE L'ILE DU DIABLE
Pour la seconde fois, il arrive au prisonnier de File du Diable que l'encrier lui est jeté à la tête par un caractère héroïque.
(Lustige Blâtter, de Berlin, février 1898, n° 7.)
* Envoyé au diable, à l'île du Diable, le diable m'emporte si j'y comprends quelque chose, dit un journal satirique allemand qui, comme tous ses congénères, aime à se servir de la langue française et ne criant ni les jeux de mots, ni les calembours. Et les Lustige Blàtter font observer qu'il y a toujours quelque chose de diabolique dans les affaires et les
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CARICATURES ALLEMANDES
hommes de France, puisque, au commencement du siècle, le diable pour toute l'imagerie européenne, c'était Napoléon. Même remarque à propos de l'attraction exercée par les îles sur un peuple continental: la Corse, l'île d'Elbe, Sainte- Hélène, et, à la fin du siècle..., l'île du Diable.
Voilà pour le Diable et son rôle dans l'histoire. Mais cette image, en admettant même qu'on reste à un point de vue élevé, présente ceci d'assez amusant, d'assez curieux qu'elle
est l'interprétation par le crayon de la caricature politique, d'une composition dessinée pour l'industrie, et pour qu'on s'en puisse mieux rendre compte, je la reproduis ici.
Dans l'annonce comme dans l'image politique, c'est l'encre qui se renverse et que l'on envoyé au diable.
Et, de toute façon, ce qui est intéressant, c'est de voir une image destinée à la publicité venant inspirer une caricature d'actualité. Le contraire s'était déjà vu Annonce pour un fabricant d'encre quelquefois, mais je ne crois et de plumes, à Berlin, ayant cllose p are iU e se
servi au dessinateur politique. ^ ^^ présentée .
Bref, ce n'est plus comme autrefois, le monde renversé, mais bien l'encrier, ici aux pieds, là à la tête.
Et, du reste, tout est noir, tout est diabolique en cette affaire. Ce n'est pas seulement : que de papier! que de papier ! mais aussi : f que d'encre î que d'encre !