‹ L'affaire du collier, d'après de nouveaux documentsChapitre 107 sur 120 · LES MAGISTRATS · texte numérisé non relu

LES MAGISTRATS

Les conclusions de Joly de Fleury, procureur général, étaient équitables assurément et modérées. Mais on avait vu des princes du sang solliciter contre la reine. Galonné était à la tête du ministère qui avait alors la glus grande action, le contrôle général des finances. Il ne pardonnait pas à Marie-Antoinette l'opposition qu'elle lui avait faite pour lui barrer le chemin du pouvoir, ni le jugement sévère qu'elle portait sur lui : un habile intrigant. Il recourut dans ce procès à toute son activité, à ses relations, aux moyens redoutables dont il disposait. Hue de Miromesnil, garde des sceaux, était l'ami personnel de Rohan 1 et les papiers du Procureur général montrent que la famille du cardinal ne laissa pas de cultiver cette relation précieuse. Calonne fut secondé par son ami, l'habile et intelligent Lenoir, bibliothécaire du roi, sorti de la lieutenance de police le 13 juillet 1785, et qui attribuait à la reine son départ. 11 fut secondé par la famille de Maurepas, qui n'oubliait pas que Marie-Antoinette, lors de la rentrée du

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