XXIV PRÉFACE DE LA CINQUIÈME ÉDITION
Les différents chapitres de ce volume ont été directement écrits d'après les documents originaux. Il en est un, le chapitre VI, qui fait exception. Il est composé à l'aide des mémoires contemporains et avec les travaux des historiens qui nous ont précédé. Gomme bien on pense, nous ne pouvions songer à retracer en quelques pages, d'après les documents originaux, la vie de Marie-Antoinette. C'est d'ailleurs ce que nous avons eu soin de marquer en notant en tête du chapitre les ouvrages qui nous avaient servi à le rédiger, sans indiquer une seule pièce d'archives, un seul document inédit. Nous nous sommes plus particulièrement servi des Goncourt et de M. Pierre de Nolhac, comme il apparaît encore clairement du fait que leurs noms reviennent fréquemment dans le courant même du chapitre, outre l'indication du début1. M. de Nolhac a bien voulu nous écrire pour nous remercier de l'usage que nous avions fait de ses travaux. Les Goncourt sont morts.
1. 11 en est de même dans l'ouvrage qui fait suite à celui-ci, la Mort de la reine. Le livre est écrit en entier d'après les documents originaux, pour la plus grande partie des documents inédits. Un seul chapitre fait exception, le chapitre XIV. Nous n'avions pas à reprendre, d'après les sources premières, l'histoire de la captivité, du procès et de la mort de Marie-Antoinette. Nous nous sommes servi des travaux des historiens antérieurs, ainsi que nous l'avons également indiqué en tête du chapitre. En outre nous avons pris soin de citer fréquemment, dans le courant du chapitre, non seulement en note, mais dans le texte même, ceux de ces historiens dont nous avons fait le plus grand usage, comme les Goncourt. Ces observations s'appliquent à toutes les éditions, y compris la première, de notre ouvrage.