Répondant » vcul dire ici « rendant le dinor
— Je ne suis pas sorli de Paris avec Couriol.
— Vous n'êtes pas allé avec Richard à Bondy ?
— Nulle part, citoyen.
— Avez-vous été quelquefois à Melun?
— Jamais, citoven.
— Vous connaissez donc le citoyen « Surque » avec lequel vous êtes venu ici ce matin ?
— Nous sommes du même pays, nous avons été élevés ensemble ; je le vois souvent.
— Que faille citoyen Surque?
— Il n'a point d'état, il est écrivain S il a écrit au district de Douai.
— Connaissez -vous la fortune du citoyen Surque?
— Il possède des domaines nationaux, qu'il a achetés depuis trois ou quatre ans. Il ne se cache pas de dire qu'il doit son bien-être à la Révolution.
— Eh bien! voulez-vous signer, citoyen? »
Guénot signa son interrogatoire. On le fit sortir et
l'on fit entrer Lesurques.
C'était un homme de 5 pieds 3 pouces^, au visage ovale et pale, au front haut, mix cheveux et aux sourcils blonds, aux yeux bleus et au menton rond. Le nez était long, mince et pointu, la bouche petite. Quant au front, qui était élevé, il portait, en haut, une cicatrice du côté droit. Enfin, un doigt de la main droite était estropié.
11 déclara se nommer Joseph Lesurques, natif de Douai, département du Nord, trente-trois ans, rentier, ao5, rue Montmartre, Maison-Neuve, chez le citoyen Monnet.
(( D. — Connaissez- vous parliculiéremenl le citoyen Guénot?