LA POSÏK AUX LETTRES DE LA RLE MARTIN
forme disgracieuse, et qui furent eri réalité les premières diligences.
Il est vrai que ces nouvelles voitures n'étaient guère plus élégantes, mais elles avaient l'avantage d'être beaucoup plus légères, et par cela même plus rapides.
Oh les avait surnommées « paniers à salade », à cause de leur forme et aussi de la façon dont on y était, comme dans le tapecul, secoué quand la route élait tant soit peu cahoteuse ou que l'allure des deux chevaux de trait était un peu rude ou disparate.
D'ailleurs, c'était bien un panier en osier, noir ou vert foncé, énorme et assez haut, placé sur un brancard ou plulôt dans un brancard, et monté sur deux grandes roues. Il contenait deux ou trois banquettes suspendues sur des courroies et protégées par une bâche, grasse, en cuir, maintenue par des cerceaux. Un gros limonier, un cheval en galère et un porteur, sur lequel était le postillon, traînaient cette rustique machine *.
Le trajet était assez rapide^, mais le prix des places fort élevé ^.
Une loi du 3o juillet 1798^ avait bien édicté la création de voitures à quatre roues plus confortables, dites
postes sur toutes les routes pour le 1<^'* janvier suivant, l'Aduiinistration chargea Delchet et Irisson de la construction de 120 malles en leur accordant une avance de, 141 500 livres. (Ramée, la Locomotion.)
1. Aux relais, on levait le brancard pour en faire sortir le limonier et alors si Ton n'avait pas eu la précaution de prévenir les deux ou trois vo\'ageurs de l'intérieur, ils étaient naturellement renversés en arrière par le uiouveuient du brancard. (Ramée, la Locomotion.)