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résulta évidemment des interrogatoires de Couriol H de sa maitresse qu'il avait les liaisons les plus intimes avec Ilirhard Bruer et llavid Bernard el^'|ue la manière Ères problénialiciue d'exister de tous ces individus les rendit 1res suspects, on les fit arrêter et la suile de l'instruclion na iiit que corroborer de plus en plus les violenta -lOupçims qui s'éleiaient déjà contre eu\ A ! ^gard de fuenot, par luie espèce de miracle vraiment inconcevable il jouissait encore de la liberté et se^ a'ibtduiti s au Bureau central toutes les fois que Couriol devait y paraître n avaient encore pu faire ouvrir les yeut sur son compte lorsqu'un de ces événements ménages par la Providence déc da enfin i le faire arrêter et à le mettre au nombre les. prévenus linsi que Lesurqueb
Le 22 floréal dernier deux témoins de Hontgeron avaient été appelés pour être confrontés à Counol a lelTet de savoir s'ils le reconnaîtraient pour lavoir vu le a floréal dans cet endroit. Etant à attendre le juge de paix dans une des pièces du Bureau central, ces deux liîmoins furent frappés de la ressemblance des figures de (iuénolet Lesurques avec celles qu'ils avaient vues a Montgeron le m^me jour en la compagnie de Couriol. Elles communiquèrent leur découverte au juge de paix qui déjà connaissait rinlérét qu'ils prenaient à Couriol, il les iîl arrêter sur-le-cliamp sur cette dénonciation, les confronta aux signalements qu'il avait reçus de .Melua, et (|ui se trouvèrent tout à fait semblables à eus, et aux deux témoins, qui, après les avoir bien examinés, n'hésitèrent pas k affirmer qu'ils les avaient vus le 8 florca! dernier à Montgeron avec Couriol, qu'ils retannurent parfaitement bien aussi; et depuis ce moment ils n'ont pas varié un seul instant sur ce point, ainsi que plusieurs autres témoins.
La procédure se continua contre les six prévenus avec lieancoup d'activité, et les découvertes s'étant multipliées wntre eux, le juge de paix lança contre chacun d'eux un mandat d'arrêt, comme auteur ou complice de l'assassinat fomm's le 8 floréal dernier en la personne d'Excoffon, cour-
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COIBRIER DK LYON
rier de la malle Je Paria à l.yon, el d'Etienne Audebert, postillon lie Lieursainj, el du vol considérable qui en a été la siiile et les renvoya à^ Melun, attendu que le délit & t'ié 's dans cet arrondissement.
Voici maintenant ce qui résulte des piiïces contre chacun
I. Il en résuite dabord contre Couriol qu'il a dccouclic de chez lui la nuit du 8 au 9 floréal dernier el qu'il n'est rentré que le lendemain, asseï lard dans la matinée. Quatre témoins itéposeul de ce fait, et sa propre maîtresse entre autres. Il y a plus, c'est qu'il dit dans un de ses interrogatoiivs qu'il consent à passer pour coupable si son propriétaire dit qu'il a découché, ce jour-là, et le propriétaire dit qu'il a ilécoucbé. Il en résulte qu'il a été vu par un grand nombre de témoins sur la -route de Montgeron à Melun la plus grande partie de ce jour-là, presque jusqu'au moment où le courrier de ta malle et le postillon ont été assassinés ; qu'il a laissé son sabre cliez Champeau à LIeursaint, pour avoir un prétexte d'y retourner; qu'il est venu le rechercher, et n'est parti ([u'au moment oil il a été assuré de l'arrivée di; la malle dans cet endroit; qu'à cet.inslant il n'a pas à peine laissé le temps de brider son cheval et qu'il est parti au grand galop rejoindre ses trois camarades qui étaient en avant; que son sabre cassé et ensanglanté, reconnu par lui, par sa maîtresse et par plusieurs témoins qui le lui ont vu ce jour-là, a été trouvé sur le lieu même de l'assassinat; que le pantalon de laine, qu'il t!Voie avoir porté le 8 floréal, est marqué de sang; que, retourné à Paria le lendemain matin, c'est lui qui a mené entre quatre et cinq heures les quatre chevaux chez le citoyen Muiron, rue SainttJermain-l'Auxerrois à la Vieille-Poste; qu'il est déménagé le lendemain 10 floréal, el est allé demeurer avec Bruer et sa maîtresse ches Richard dans un quartier fort éloigné du lieu, et qu'il y a él^ trouver Guénot qui s'y était aussi retiré et Leaurques qui y venait très souvent ; que, dans les derniers jours qu'il ademeuré rue du Petît-Reposoir, lorsque
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Richard venail le voir, ils avaient ensemble des cnnversatioDs sccrèle^^ el qu'ils éloignaient sa maltresse et se cacbaient d'elle ; iiue, s'étaift enfui à Chlleauttiirry, lorsqu'il a été arrêté, il a été trouvé nanti d'une forte partie it'ïssignals el de promesses de mandais et rescriptions, remis ce jour-là même en chargement au courrier Excoffon, !%OLt par l'AdminisUalion des Postes, soit par différents particuliers; qu'il a été-de plus trouvé saisi & peu près de la nnquijme partie de la valeur métallique remise ce jour-là même à ExcolTon ; que ce n'est que depuis le H floréal, jour de l'assassinat et du vol, qu'il s'est trouvé propriétaire d'une si grande quantité d'assignats, d'argent, de promesses de mandats de reseriplions, de bijoux et d'argenterie, puisque sa maîtresse atteste qu'avant cette époque ils n'avaient que leur linge, quelques habits, sa montre et sa chatne d'or; i|ue tous ces objets, bijoux, argenterie, une grande partie des habits ont été achetés depuis la retraite Chez Richard; que le 8 floréal, Couriol avait, quand il est parti pour la campagne, un habit bleu avec des boutoas d'acier à fond blaiio au milieu, un pantalon de peau, un gilet rouge brodé, des bottes et un chapeau à trois cornes à ganse d'or, costume qui est précisément celui que tous les témoins disent qu'il portail ce jour-là ; qu'avant de partir de la rue du Petit-Heposûir, il était très peu riche et faisait une fort petite dépense ; ealin que c'est depuis le 8 floréal dernier qu'il a prêté k Hemard une somme de 2 915 livres, valeur métallique.
II. n résulte des pièces contre Richard que rien n'atteste iiu'il ait couché chez lui la nuit du 8 au 9 (loréal dernier, si ce n'est tluénot, l'un des prévenus qui le dit, afin que Hichaid puisse attester à son tour que Guénot a couché chei lui cette nuit-là même. Mais, ce qui est prouvé, c'est qu'avant ce jour fatal Hichard a. eu des conversations secrètes avec Couriol, dans son domicile, rue du Petit-llcposoir, et qu'alors on avait soin d'écarter la fille Breban, iMllresse de Couriol, C'est elle-même qui le dit. Ce qui est bien certain', c'est que le lendemain de l'assassinat et du
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vol commis par Couriol, c'est chez Richard qu'il se retire et va se cacher, avec Bruer et sa maîtresse, et c'est Richard qui recèle bien sciemment les objets par lui volés. Ce qui est bien prouvé, c'est que Couriol voulant s'enfuir et n'osant prendre, pour obtenir on passeport de la section, deux témoins qui le connaissent, c'est Richard qui se charge de lui avoir ce passeport et les deux témoins qui lui sont Qiicessaires. C'est lut qui, depuis l'instant où le crime a été commis, relire également chei lui.Guénot et y reçoit habituellement Lesurques, l'un et l'autre violemment soupçonnés d'élre complices de Couriol. C'est lui qui, avanl le départ de cet accusé, l'aide à faire toutes ses emplettes, et à cacher le fruit de son crime ; c'est lui qui au moment du départ de Couriol ne le perd pas un instant de vue, l'accompagne jusqu'à Bondy e( ne le quitte i[ue lorsqu'il est hors d'atteinte. C'est aux dépens de Couriol qu'il va et revient de Bondy avec l'ami Rruer; enfin, il ramène encore ce dernier che^ lui et cont'nu de le loger. Il -résulte des. interrogatoires subis par R lad et 1 autres accusés qu'il n'a jamais fait qu'un le pet t commerce, et dans la patente il n'est désigné que ous le t e plu« que modeste de colporteur et sa femme o s elu le marchande à la toilette; et cependant, lors [ue le s lié ont apposés chez lui et qu'on y fait perquîsit on po te eu en ent a 1 assassinat du courrier de la malle el au vol qui en a été la suite, on y trouve une prodigieuse quantité de raarfhaodises de toute espèce, nouvellement acquises et dont lui et sa femme rendent le plus mauvais compte. On v trouve en grande quantité de l'argenterie neuve et des b:jou\ de toule espèce ; enfin, on y trouve, dans une armoire très irtistement pratiquée dans le mur et couverte d'un placard qui ressemble bien plus à une partie de boiserie qu'à une armoire, un sac de 1 200 livres en numéraire qu'il dit vaguement être le fruit de son commerce; et lorsqu'on y retourne une seconde fois faire une nouvelle perquisition, on découvre sous son lit, entre le, dernier matelas et la paillasse, un nouveau sac de 1 âOO livres également en numéraire, dont sa femme
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avoue elle-même n'avoir aucune connaissance, ne sçavoir d'où il provienl el qu'elle assure avoir été eaehi'- très nouvellement dans celle place, puisqu'elle, qui fait aon lil presque Inus les jours, ignorait absolument que cet argent fùl là.
Toutes les sommes trouvées chez lui se montent â'2G36 livres en numéraire, et si l'on joint à cela les bijoun eU'orgenlerie et les marchandises, tous objets nouvellement anjuis, 'in verra que tout cela réuni forme une somme immense el dans laquelle est évidemment comprise la part d'un des voleurs de la malle, surtout si l'on considère que la somme trouvée en numéraire et cachée avec tant de soin est à peu près le cinquième du numéraire conlié au courrier Excoffon ie jour qu'il a été assassiné.
li suit de tout ce qui vient d'être dit qu'en supposant que Richard ne soil pas personnellement un des assassins du courrier de la malle el du postillon, puisqu'il n'est pas re- •^DiiDu par tes témoins, au moins est-il certain que c'est lui qui, le lendemain de cel horrible crime, les a retirés chez lui; que c'est lui qui a recelé le produit du vol qui en a été ia suile; qu'il a partagé ce vol comme un des assassins même; qu'après «voir caché Couriol chez lui pendant huit jours el l'avoir aidé dans ses emplettes, c'est lui qui a facilité sa fuite en lui obtenant un passeport; c'est lui enfin qui ''a-conduit jusqu'à Bondy, et qui ne l'a quitté que lorsqu'il l'a cru en sûrelc sur ia roule de Chàteauthiéry, Il est donc évidemment et sciemment le complice de ces assassine.
III. A l'égard de Charles G *i(:no(, voici ce qui résulte contre lui de l'examen des pièces r d'abord, il prétend être arrivé à Chàteauthiéry tantôt le S lloréal et tanlèt le 0, suivant <|u'il croit ces dates plus utiles à sa justification, et une lettre ^trile de sa propre main prouve qu'il a dû arriver le 7 au soir. Pour prouver qu'il a couché la nuit du 8 au 9 à Paris, il invoque le lémoignagede Richard, et Richard, pour prouver qu'il a couché la même nuit à Paris, invoque le témoignage <le Guénot. 11 est reconnu de la manière la plus décidée par plueieurs témoins pour avoir fait partie des quatre individus
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voyageant sans motif apparent et passant la plus grande partie de la jourace sur la route de Paris à Hontgeron et Lieursainl, etnolaminent, à Monigeron, par la domestique de l'auberge dans laquelle ces quatre personnes ont dîne, par la domestique de Ij limonadière chez qui elles ont pris du café et joué au billard pendaDl une heure au même endroit, eDfm par deux citoyens i|ui, ce jour-là, à la même heure, ont diné dans la même auberge et dont l'im d'entre eus a dîné dans la ni^uie cliaiiiltre en la compagnie de Couriol. Or, il n'y a pas de doute que ce sonl les quatre scélérats qui ont assassine le courrier de la malle et le postillon. Mais quelque chose de plus fort encore, s'il est possible, c'est qu'il n'était point encore au nombre des prévenus; il est reconnu au Bureau central par les deux domestiques et c'esl sur son simple signalement donné par la gendarmerie et leurs déclarations, qui ne se sont jamais démenties depuis, qu'il est arrêté, et ces déclarations se trouvent encore fortifiées et corroborées postérieurement par des témoins sans intérêt et irréprochables. Hais suivons. Où Guéaol va-t-il se réfugier à Paris le 9 P Chez Richard, chei qui vient le lendemain dO se réfugier également Couriol avec le fidèle Bruer. Jusqu'à quelle époque resle-t-il chez Richard avec Couriol? Jusqu'au 16 floréal, c'est-à-dire jusqu'au moment où tout est préparé pour- le départ de Couriol. Où va-t-il en partant ce jour-là ? A ChàteaiiÈhiéry pour y aller attendre Couriol qui va le rejoindre le 18. Chez qui Couriol en s'enfuyant va-t-il descendre à Châleauthiéry ? Chez le citoyen Gohier, ami intime de Guénot et chez qui il loge depuis près d'un mois. Qui est-ce qui accompagne Couriol lorsqu'on le ramène à Paris? Guénot qui revient en qualité d'ami dans la voiture et avec un homme qu'il sait être accusé d'assassinat et de vol. Qui est-ce qui sollicite au Bureau central pour Couriol? (iuénot et Lesurques qui ne le quittent pour ainsi dire pas depuis que Couriol est arrêté. Enfin, qui est-ce qui donne lieu à leur arrestation? C'est qu'au Bureau central même ils sont reconnus par les témoins appelés pour être
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«onfronles aTPr ( ourn5l et que les Irmoins les ddnoncenl k la Justice i-oinine ^tant du nombre des quatre particulier» qui le 8 noréftl, onl dlue a Montgeron svec Couriol et que loul annoint être les assasim" du courrier de la malle. Il 1 beau prétendre que ce jour la mf^me, 8 floréal, il a dîné avec le eito>en Clément un des adminisirateurs du Bureau central Je citoyen Clément «ou!i les yeux de qui, pour ainsi lire, il est arrdi, est encore à le réclamer. Et les témoins (ïl les faits el la réunion des circonstances, loul prouve doiui|"e Charles (iu.^not esl un des assassins du courrier de la malle et de Audebert, postillon, ou i)u'au moins il esl un de leurs complices.
IV. Quant à Joseph Lesnrques, six témoins déposent contre lui de la manière la plus Torte et la plus énergique : les uns l'ont vu ce jour-là même, 8 floréal, diner à Montgeron avec Couriol et Guéuot, puis aller avec eux prendre du café. El 4wi esl-ce qui atteste ces faits? Ce sont les domestiques qui les ont servis chez lauberj isle, chei lequel ils ont dîné et au taré où ils ont été ensuite. C'est un citoyen qui n'a nul autre inlérél dans l'affaire que celui de la vérité, e( assure avoir dîné ce jour-là même dans la même chambre avec eux et avoir parfaitement bien remarqué Lesurques et .un éperon i'trgent ou argenlé à ressort qu'il montrait à Gucnot el . dont il lui vanlail l'avantage. Or cet éperon fut trouvé dan» le lieu même où l'assassinat fut commis. Lesurques va' avec ses camarades à Lieursainl; trois témoins déposent l'y avoir TO et le reconnallre parfaitement et l'aubergiste chez qui ils se sont arrêtés à l.ieursaint dépose qu'un d'enire eux a '■accontmodé son éperon avec du fil; or l'éperon de Lesuri|ues trouvé sur le champ de bataille et déposé comme pièce à conviction esl raccommodé avec du fil. Enfin, un autre témoin dépose avoir vu passer trois fois dans la soirée Couriol et Lesurques devant sa porte, à Lieursainl, el c'est "n fait constant au procès que Couriol et ses camarades sont restés fort longtemps à Lieursainl, el il est certain qu'il n'a pas passé la nuit dans son domicile. Si l'on demande
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mainteDant k Joseph Lesurques où il a passe l'après-midi du S floréal et la nuit qui l'a suivi, il répond que c'esl k Paris, mais rien ne le prouve. Enfin, il est arrêté au Bureau central sur la confrontation de son signalemenl'avec celui des assassins du courrier de la malle et la déclaration proclamée de deux (émoins. Si on lui demande son passeport ou sa carte de sûreté, il e%t obligé d'avouer qu'il n'en a pas, quoiqu'il deme^jre depuis près d'un an à Paris, et comme il se trouve dans sa poche deux cartes de sùrelé dont une sous le nom de Lesurques (André, son cousin) et l'autre en blanc, mais revrtue des signalures du président et du secrétaire de la section et par conséquent dans le cas d'élre remplie à toute heure par telle personne que ce soit. Si on lui demande pourquoi il est porteur de ces cartes, il répond relativement à la première que c'est la carte de son cousin qui se trouve par mi'garde dans sa poche, et qu'à l'i'gard de la deuxième, qui, par parenthèse, est 1res bien conservée, que c'est on chifTon qui faisait partie de vieux papiers acheh's par son cousin. Si à tout cela on ajoute que, depuis le crime commis, il a constamment vu Guénot, Richard, Couriol et Bruer et qu'il n'a cessé de les voir jusqu'à leur départ pour Chdteauthiéry ; que, depuis leur retour, il n'a pas quitté Guénot; enfin qu'il fait dans ce moment à Paris une dépense 1res considérable et beaucoup au-dessus de la fortune qu'on lui connaît à Douay, sa patrie, ville dans laquelle il prétend s'être beaucoup enrichi depuis la Révolution par l'acquisilion et la revente des biens nationaux, ainsi qu'il résulte des renseignements pris sur les lieux, il ne restera aucun doute qu'il soit un des assassHis du courrier de la malle et du postillon Audeberl, ou du moins un des complices de ces assassins et qu'il n'ait partagé avec eux le fruit de leur crime.
V. Quant à Philibert Bruer, homme entièrement dans la main d'Élienne Couriol qui le loge et le nourrit, et sans aucun autre moyen de subsistance môme de son aven, 11 résulte des pièces : qu'ils se sont liés ensemble comme se lie ce
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genre d'hommes; ils se rencontrent dans un café; ils sont à peu près du même pays ; l'un ne s;ait que devenir, l'autre fRJt un métier plus que suspect, puisque Courtol avoue que son état principal est ■ d'être marchand d'argenl, même depuis la loi qui ledëfend. Ce dernier propose àBruer de le loger et de le/ nourir, ' sous prétexte de montrer à écrire k ^a femme,- qai n'es) pas sa femme, mais dans la vérité pour disposer dé son industrie comme bon lui semblera, et l'association est faite. Il résulte en iteuxi^me lieu que quatre iMoins disent avoir vu Bruer sur la roule de Paris à Lieursaint le 8^ floréal, jour de l'assassinat. Il est vrai que d'uD autre côté deux témoins disent qu'il a eouetié chez lui la nuit du 8 au 9 floréal, mais ce qui est certain et avoué par lui-même, c'est que le 10, lendemain du vol el de l'assassinat, il s'enfuit chez Richard el va se cacher avec Coufiol dans cet antre où se trouvent et les assassins et les. effets volés. Ce qui est certain, quoyqu' il le nie, c'est qu'il reste là avec Couriol pendant huit jours el Cuénol pendant six, et (jue c'est sous ses jeuï. [|ue se font le partage, les empielles, et tous les aprêts de la fuite et de liuénot et de &uriol. Ce qui est encore certain et avoué par lui, c'est iiu'aa moment du départ, il ne quitte pas Couriol un instant el le conduit avec Richard jusqu'à Bondy et qu'il ne 'e quitte qu'au moment où il le croit en sûreté el à l'abri de toutes recherches, et ce qui est encore cerlain, f'esl qu'il retourne chez Richard, continue d'y vivre sur te produit du vol, et que c'esl dans ce repaire qu'il est arrêlé avec Richard, cet homme si évidemment le receleur des assassins, des voleurs et des objets volés. Il n'est donc pas possible de douter que Philibert Bruer, s'il n'est pas personnellement coupable de l'assassinat dont il s'agit, ne soit au moins complice du vol qui en a été la suite et l'on a de la peine k se défendre même de l'idée qu'il a contribué pour quelque chose à l'assassinat d'ExcofTon, lorsque l'on 'oJtque le couteau avec lequel l'a poignardé Laborde est précisément un couteau semblable à ceux dont se servent les officiers de maison, et Bruer convient lui-même que
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peu de temps avant il avait quitlé ce métier, ne trouvant plus de condition.
VI. A l'égard de David Jtecnarrf, sixième et dernier prévenu, les présomptions qui s'élèvent contre lili sont de la plus grande force i d'abord quelques témoins déposent l'avoir vu sur la route de Lieursatnt à Melun le soir du 8 floréal dernier; il est vrai qu'ils ne disent pas qu'il Tût dans la campa:gnie d'Ëlienne Couriol et des autres assassins, mais ils disent qu'il est parti, lui second, de Lieursaint pour MeluD, peu de leras avant l'assassinat, et, d'aprèS leurs dépositions, il semble qu'il a dii se troTiver dans l'endroil où fut commis le crime ou aux environs au moment même de l'assassinat et du vol puisque, suivant les témoins, il était plus de huit heures du soir quand il a quitté Lieursainl. II dit qu'il est en état de prouver son alibi de la manière la plus claire; jusqu'à ce mo'ment, la présomption contraire subsiste. En deuxième lieu, dans les premiers interrogatoires, il nie avoir des liaisons avec Couriol et semble à peine le connaître, et cepcnHaiH-ii est prouvé et même aujourd'huy avoué par lui que, peu^ôÏL tems avant le fsjme dont il s'agit, il lui a prHé un chovs\"*<*'r; or, ce cheval est signalé par une foule de témoins coSttp faisant partie de ceux montés par les quatre assassins dV courrier de la malle, et il avoue lui-même que ce n'est qu\'® *^ floréal, c'est-à-dire quatre jours après l'assassinat, ^IK''* *'*" **'' défait et i)u'il l'a vendu au citoyen Bkrayer. Ejllroisiènie lieu, d'après le signalement des chevaux qu'av\' ^ '^*"* époque Bernard, tout fait présumer que ce chevaJ S'"" °'*^' pas le seul qu'il ait prêté pour celte expédition. W 1""" trième lieu, c'est dans la propre voilure de Rernarc fait est avoué par lui, que Couriol s'enfuit à thiory; il est vrai que Bernard prétend qu'il la vendue avant. En cin<[uième lieu, depuis l'assassi
vol qui en est résulté, Bernard fait des
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énormes, il achète entre autres une partie d'eau-de- '* ^^ 3 millions de livres et pour 600000 de vin, et c'est *''"'"
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