V.i% i. AFFAIR1-: m: coubriicr de i.yun
Au haut de cet escalier on parvenait à laGalerie Marchande et, par un dédale de couloirs, ûclaicés par les cou relies de l'intérieur du l'alais, on atteignait enfin le Tribunal criminel, '
Quanil ce jour-là, à dix heures du matin, le Président déclara la troisième audience ouverte, l'aspect de la salie était tout diftérent de celui des autres jours,
La partie réservée aux témoins était envahie par une foule élégante.
C'étaient quelques t>ourgcois cossus, \ê1«s de houppelandes géncraleraentde teinte foncée, à deux ou trois collets superposés, malgré la chaleur, portant des pantalons rayés enfouis dans des bottes à plis et à larges revers, coilTés de bicornes sur une perruque btancbe ou blonde ; c'étaient aussi quelques élégants, des muscadins, qui ne poussaient pas encore l'excentricité jus- {]ii'i!i adopter les modes des incroyables, aux habits de ■couleurs claires avec des pans tombant presque jusqu'il terre, la culotte collante s'ari-étant au-dessous du niollel sur des bas de soie claire et rayée, souliers fort décolletés, gilet également en soie et rayé, de la poche duquel s'échappait une lourde breloque, le cou et le menton engoncés jusqu'au nez dans une cravate de isoie claire, portant perruque à favoris ou à cadcnetle'. revenue à la mode depuis 1 798. Us étaient coiffés ou plutôt embarrassés d'un de ces chapeiiux hauts de forme -tlont la mode venait d'apparaître l'hiver précédent. Us n'étaient pas encore de soie^, mais en fwilrc, généralement gris, noir ou beige, à poil ras, demi-long ou long, quelques-uns même, à cette époque de l'année, en paille ou en fibres de palmier,