‹ L'affaire du courrier de Lyon: les procès Lesurques, Durochat. Vidal, DubosqChapitre 31 sur 66 · Le preiiiier clio|>ea ,<le · texte numérisé non relu

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Les femmes poilaient les costumes les )iliis légers qu'il soit possible ù la décence, on plutôt à l' indécence. (l'imaginer. C'était ta tunique grecque prenant sutis les seins et largement décolletée; c'étaient les rol)es de linon blanc, ornées décharpes de linon ruse ou azur pâle, ou encore, cuisse de njmplic émue, les cotliurnes minuscules, les cheveux en serpenteaux ou la coiffure à la victime, souvenir des prisons d'hier; celaient les loquets à l'enfant, de velours et de soie ou les follettes (le vautour ou d'autruche.

Les perruques cependant étaient encore de mode et celait une débauche ' de formes et de teintes nouvelles, imaginées par ces dictateurs de la coiffure. Legros et Diiplan,Dupian, l'ancien valet de Talma : perruques h (ire-bourres, à crochet dans l'œil, à l'anglaise, à l'espagnole, à filasse d'enfant, à la turque ; perruques à lu firecque ou à la romaine, perruques à la TiUis, (lorruques à la Caracalla, perruques à l'Aspasic, tandis que le ministi-e des moiles Rey imaginait chaque jour des étoffes plus éthcrées, plus transparentes; la robe n'était plus qu'un voile et c'était alors un passe-temps en soiri'e pour les élégantes que de mettre sur le plateau d'une balance tout ce qui composait leur costume et (l'en comparer le poids ; le plus léger remportait la palme.

Mais,aprés l'audition des témoins à décharge de Bernard et de Bruer, Legrand, sur l'ordre du Président, venait d'être introduit, non plus comme témoin, mais enlre deux gendarmes comme accusé. Depuis la veille,

I. M"" Lopellelier de Saint-Fargeau reçvil douïc porruquc* blondes dana sa corliPiUe de mariage. M"" Tallicii en imi'si'dji.il irente à yiofîl-ciiiq louis pioce, autant que M"" Laugeol M™' Raguel, les cétùbrités d'alors.

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JfiO I. AFFAIRE DU COLBBIliR DE LYON

il élait en cITct en état d'arreslalion et cet homme semblait profondément atterré.

i( Lcgrand, lui dit le Président, depuis l'assignation qui vous a été donnée à la requête de Lesurques, n'avez-vous vu jicrsonne qui ait pu vous dire ou vous donner k point sur lequel devait ix)rter votre déposition ?

Legram>. — Non. citoyen, j'ai seulement, avant l'assignation, reçu la visite du défenseur de Lesurques qui, ayant \n mon livre, m'a dit que je pouvais déposer, d'après le renseignement du 8, que j'avais vu Lesurques ce jour-là'.

Le PnÈsiDEST. — Lcgrand, persistez- vous dans voire précédente déclaration?

Legra:«d {aprh un moment de silence). — Je retire ma précédente déposition ; elle n'était basée que sur k fausse date de mon registre dont je n'ai appris la falsification qu'après mes premières dépositions. Ce registre est toujours sur mon comptoir et j'affirme que ni ma femme, ni moi n'avons fait de surcharge. Si je l'avais reconnue, je ne me serais pas avisé de déposer comme je l'ai fait. J'ignore absolument et ne puis deviner par quelles circonstances la surcharge existe. Mais je jure que je n'ai pas commis de faux! Ce n'est pas moi qui ai fait la surcharge! C'est une simple erreur dans laquelle je suis tombé ; je ne sais qui l'a causée.

Le PiiÉsiDEnr. — îi'y a-t-il pas eu des témoins à décharge qui ont aussi déposé hier d'api-ès votre livre pour Lesurques?

Leghakd. — Je sais que AldenhofT et Hilaire Ledrii ont fait la même déposition que moi pour Lesurques et d'après la date que j'ai trouvée sur mon livre. Je

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