RUE MADAME, 43 PARIS
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LE grand conflit entre la Grèce absolutiste et la Grèce constitutionnelle, entre l'influence des deux empires centraux et celle des trois puissances protectrices du royaume confié par elles en 1863 au prince Guillaume de Danemark, devenu roi des Hellènes sous le noni de Georges I^^"^ ^ ^^^ tranché en juin 1917 conformément au droit, aux vœux de l'Hellade, et aux intérêts de la civilisation gréco-latine. Mais, pendant plus de deux ans, il a mis en échec la politique des Alliés en Orient. Il a pesé non seulement sur les affaires grecques, mais encore sur toutes les combinaisons européennes depuis le mois de mars 1915 jusqu'à maintenant. Il a paralysé la Roumanie durant une période critique et facilité l'écrasement de la
Serbie. 11 a permis à la Bulgarie de jouer dans les Balkans un rôle décisif. Il est donc de première importance, même après sa solution, de rechercher comment il a pu s'engager et se développer. Quoique les enseignements du passé soient rarement pris en considération par les hommes dirigeants, l'historien ne doit jamais se lasser d'exposer les événements d'où le présent est sorti.
Novembre 1917.
Le traité de Bucarest et la Triple Entente.
LA tournure déplorable prise par les affaires grecques à la fin de l'année dernière est la conséquence de la mauvaise politique suivie par la Triple Entente dans les Balkans depuis le commencement de la guerre européenne. Les erreurs commises à cette époque par les Cabinets de Paris, de Londres et de Pétrograd ont été nombreuses et lourdes. Elles peuvent se ramener à deux. En premier lieu les gouvernements des trois Etats alliés ont méconnu le caractère du grand conflit qui venait d'éclater et négligé les moyens de le résoudre conformé-
nient à leurs véritables intérêts. Puis ils ont apprécié au rebours de la réalité les intentions de la Turquie d'abord, de la Bulgarie ensuite. Les ministres qui dirigeaient les affaires étrangères en France, en Angleterre et en Russie dans la seconde moitié de 1914 étaient tous trois des hommes possédant une longue expérience. Au cours de leur carrière, ils avaient eu à régler maintes affaires de preihière importance. Ils se connaissaient personnellement, entretenaient des relations de confiance et pouvaient facilement se concerter. Ils étaient représentés les uns chez les autres par des ambassadeurs qui servaient loyalement leur politique. Toutes les conditions semblaient réunies pour leur permettre de conduire la diplomatie de la Triple Entente d'une main ferme et sûre. Ils donnèrent tout d'abord une preuve de clairvoyance en signant le pacte du 5 septembre 1914 qui solidarisait les trois États pendant la guerre et pour la paix. Malheureusement, en ce qui concerne les Balkans, ils pensèrent et agirent à la Metternich. Absorbés par l'idée de la raison d'Etat, plus préoccupés de la fin de la guerre que des moyens logiques de la finir, considérant plutôt les cartes de
géographie que la volonté des peuples, ils se mirent à poursuivre des solutions fondées sur des répartitions arbitraires de territoires. Ils s'imaginèrent qu'en découpant en lanières les provinces macédoniennes et en remaniant de fond en comble le traité de Bucarest du 10 août 1913, ils parviendraient à satisfaire tous les Etats balkaniques et à les grouper pour une action commune contre nos ennemis communs.
En cherchant à démolir le traité de Bucarest, M. Delcassé, Sir Edward Grey et M. Sazonof allaient à l'encontre de la moralité politique élémentaire. De plus ils usurpaient un rôle qui ne leur revenait point. Le traité de Bucarest était la juste sanction de l'attaque brusquée de la Bulgarie contre la Serbie et la Grèce à la fin de juin 1913. Il ne contenait certes aucune clause plus dure pour la Bulgarie que les sanctions projetées par les trois ministres contre l' Austro- Allemagne en raison de son attaque brusquée d'août 1914. Il donnait à la Bulgarie plus qu'il ne lui prenait. A part le morceau de Dobroudja cédé à la Roumanie, il ne lui enlevait que des espérances. Ces espérances étaient grandes, il est vrai. Mais elles tendaient à l'établissement
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de l'hégéinonie bulgare sur la péninsule. Il n'était en aucun cas de l'intérêt bien entendu de la France, de l'Angleterre ou de la Russie de les encourager ou de les réveiller. L'intérêt commun de ces trois puissances dans les Balkans était d'interposer la Serbie et la Grèce d'une part, la Roumanie d'autre part, entre la Germanie et la mer Egée de sorte que l'Allemagne ne devînt pas maîtresse des routes de l'Orient. La création d'une Grande-Bulgarie, rivale déclarée de la Roumanie, de la Serbie et de la Grèce, mettait en péril notre influence du Danube au golfe Persique. Les arguments historiques et linguistiques invoqués par les Bulgares à l'appui de leur thèse ne suffisaient pas à nous faire approuver des desseins contraires à notre intérêt.
D'ailleurs ces arguments étaient spécieux. Ils ressemblaient de très près à ceux de l'Allemagne pour justifier ses prétentions à l'expansion. Les régions revendiquées par les agents bulgares comme ayant appartenu à l'empire bulgare avaient appartenu aussi à l'empire serbe et à l'empire byzantin. Les droits historiques, source intarissable de conflits, se compensaient. Quant à l'usage d'une langue dans
un pays, il ne confère aucun droit sur lui à un pays voisin parlant la même langue. Du reste le dialecte employé par les habitants de la plus grande partie des territoires macédoniens litigieux se rapprochait en général autant du serbe que du bulgare. La langue grecque était évidemment prépondérante dans nombre de villes réclamées par les Bulgares. Restait la volonté des habitants. Aux yeux d'États libéraux et constitutionnels comme la France et l'Angleterre, elle aurait dû être prise en sérieuse considération. Il ne semble pas que les Cabinets de Paris et de Londres s'en soient souciés pendant la première année de guerre. En offrant à la Bulgarie certains territoires, ils oubliaient que leurs habitants se comportaient depuis août 1913 en fidèles sujets de la Grèce et de la Serbie.
De même, avec le Cabinet de Pétrograd, ils perdaient de vue l'aspect moral de la question. Dans l'été de 1913, avec la complicité de l'Austro-AUemagne, la Bulgarie s'était jetée par traîtrise sur ses deux alliées dans le dessein avoué de les dépouiller et de se retourner, après les avoir battues, contre la Roumanie. Son calcul et son procédé étaient analogues à
ceux de l'Allemagne et de l'Autriche- Hongrie contre la Belgique, la France, la Russie, la Serbie et l'Angleterre. Ils n'étaient pas plus excusables. Politiquement et moralement, les attaques brusquées de 1913 et de 1914 sont étroitement liées. Comment donc les États victimes de la seconde pouvaient-ils s'aboucher avec les auteurs de la première ? Comment osaient-ils exercer en faveur de ceux-ci une pression sur les vainqueurs légitimes de 1913 ? En vertu de quel principe voulaient-ils supprimer les justes sanctions du traité de Bucarest ? Leur conduite s'explique seulement par le fait qu'à ce moment ils n'étaient guidés par aucun principe. Ils n'avaient en vue que des expédients.
Il faut l'avouer : de la déclaration de guerre de l'Allemagne à l'intervention des Etats-Unis, la diplomatie de la Triple, puis Quadruple Entente vécut d'expédients. Elle s'inspira de combinaisons amorales. Elle s'occupa du lotissement de l'Europe suivant des plans établis dans le secret des Cabinets. On fit des parts d'après les appétits plutôt que d'après le droit. Comme principe, on parla beaucoup de celui des nationalités. Mais il est susceptible des in-
terprétations les plus opposées et c'est un peu pour cela qu'on le mettait en avant. On parla moins du droit des peuples civilisés de disposer d'eux-mêmes ; son application eût gêné les architectes de la nouvelle Europe. On négocia dans l'obscurité parce qu'on craignait^que le plein soleil mît en lumière de ^vilaines choses. On crut être très fin, et ces finesses faillirent compromettre le trioniphe de la cause du monde civilisé. En somme, on se livra dans l'arène diplomatique, au moment le plus critique de l'histoire moderne, aux manœuvres en usage dans les couloirs parlementaires. Au lieu de prendre nettement position du côté de nos amis contre nos ennemis, on chercha à débaucher un complice de nos ennemis en lui faisant une place aux dépens de nos amis. Ainsi voit-on quelquefois un président du Conseil, obligé de remanier son Cabinet, chercher à y introduire un adversaire dans l'espoir de le rendre inoffensif, au lieu de consohder le bloc ministériel avec un ami sûr. De cette manière, on parvient quelquefois à prolonger une médiocre existence ministérielle ; d'autres fois, on hâte sa chute ; à coup sûr, on ne fait pas grande figure dans le monde.
l'i l'affaire grecque
Il n'eût pas été glorieux d'obtenir un succès provisoire en réussissant à gagner momentanément la Bulgarie qui aurait sans doute saisi plus tard l'occasion de tout remettre en question par une série de chantages. Mais, pour tout observateur attentif des affaires d'Orient, vivant dans les réalités et non dans l'imagination, la Bulgarie était rivée aux empires centraux. On dira plus tard, plus longuement, de quoi ces liens étaient faits. On montrera aussi comment aucun homme politique raisonnable de la Triple Entente n'aurait dû ajouter foi aux protestations d'amitié du gouvernement turc. Mais, nous bornant ici à examiner les relations de l'Entente avec la Grèce, nous verrons qu'il était impossible de satisfaire la Bulgarie en 1915 sans porter à la Grèce continentale un coup mortel.
Depuis l'entrée en ligne de la Turquie dans l'automne 1914 jusqu'à la mobilisation bulgare en septembre 1915, c'est-à-dire pendant toute la période de négociations entre l'Entente et le Cabinet de Sofia, pas une seule fois celui-ci ne formula des conditions précises dont l'acceptation aurait été suivie de la signature d'un traité ferme. Il enveloppa ses réponses dans des
phrases vagues et attendit des propositions. Cette attitude générale marquait bien qu'il n'avait pas l'intention de traiter et qu'il cherchait seulement à gagner du temps. En outre plusieurs indices particuliers révélaient clairement les intentions qu'il s'attachait à dissimuler. Tout d'abord, il affecta de considérer comme négligeables des agrandissements aux dépens de la Turquie. Or la combinaison de l'Entente était précisément fondée sur la possibilité de donner des compensations à la Bulgarie aux dépens de l'empire ottoman, qui venait d'attaquer la Russie. L'idée était juste. Si la Bulgarie se fût contentée, pour s'allier à nous, de territoires ottomans et de rectifications de frontières en Macédoine, la négociation eût été irréprochable. Il convenait de l'engager pour savoir à quoi s'en tenir. Le tort fut de la poursuivre après avoir constaté que le gouvernement bulgare exigeait l'hégémonie balkanique. En effet, sans fixer de limites, il fit entendre qu'il lui fallait toute la Macédoine et qu'il voulait entrer en possession des territoires serbes et grecs revendiqués aussitôt après la signature du traité, arant que la Serbie et la Grèce eussent reçu des compensations. C'est
ce que M. Ghénadief, ancien ministre des affaires étrangères, exprimait en ces termes à une époque où les Cabinets de l'Entente croyaient l'avoir acquis à leur cause : « Nous voulons être payés. Nous voulons que la Macédoine redevienne bulgare, car elle est habitée par nos fils. La France avait à reprendre l' Alsace-Lorraine, l'Italie Trieste. Nous avons, nous, quatre Alsaces à reprendre : la Thrace turque, la Macédoine serbe, la Macédoine grecque et la Dobroudja... Nous voulons occuper immédiatement la partie de la Macédoine occupée par la Grèce et la Serbie (^) ». Cette déclaration émanait d'un homme que les partis gouvernementaux de Sofia accusaient de tiédeur pour la cause nationale. Elle date, il est vrai, de juin 1915. Mais elle reproduit fidèlement les aspirations du peuple bulgare et les intentions de son gouvernement depuis l'automne 1914, et même depuis l'été 1913. Le langage de la presse et des hommes politiques de Sofia ne laisse aucun doute à ce sujet.
A peine le traité de Bucarest était-il signé que, sous l'inspiration du baron de Wan-
(^) Interview du MatUno de Naples, fin juin 1915.
genheim, ambassadeur d'Allemagne à Constantinople, le Cabinet de Sofia concluait un accord avec les Turcs, et pourtant ceux-ci avaient profité des embarras de la Bulgarie quelques mois auparavant pour réoccuper et garder Andrinople. Dès ce moment, les Bulgares étaient dominés par la passion macédonienne. Ils se réconcilièrent avec les Turcs dans une haine commune contre la Grèce. Dans l'espoir de conquérir Salonique et Cavalla, ils promirent au sultan toute la Thrace et les îles de l'Archipel. De leur jcôté, les Turcs étaient affolés par le désir de rentrer à Mitylène et à Chio. Les Austro- Allemands surent attiser ces convoitises et l'accord se perpétra en octobre 1913. Il fut convenu que des comitadjis susciteraient à toute occasion des troubles en Macédoine et en Albanie et qu'on tiendrait toujours prêt un motif d'intervention, soit de la Turquie, soit des empires centraux. De fait les comitadjis, munis d'armes bulgares, ne cessèrent de terroriser tantôt l'Albanie, tantôt la Macédoine. Il fallut toute la patience du gouvernement serbe pour qu'une troisième guerre balkanique n'éclatât pas. Le'drame de Serajévo, à la fin de juin 1914, fournit à l'Aus- Gauvain 2
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tro-Allemagne un prétexte inespéré de conflit européen. Le conflit oriental fut momentanément relégué à l'arrière-plan ; mais tous ses éléments subsistèrent.
D'une façon générale, d'ailleurs, les Bulgares n'ont jamais fait mystère de leurs intentions. En signant, contraints et forcés, le traité de Bucarest, leurs plénipotentiaires ont protesté. Dans le traité même, une clause fixe leurs arrière-pensées. La Serbie leur avait laissé le choix entre le district de Kotchana et celui de Stroumitza. Ils préférèrent celui de Stroumitza, moins peuplé et plus excentrique, qui s'avançait en pointe sur la ligne du Vardar. Ce bastion devint la base d'opérations des comitadjis qui s'en élancèrent plusieurs fois pour couper la ligne de chemin de fer de la vallée du Vardar, artère vitale de la Serbie.
Ainsi, d'après les hommes d'Etat bulgares passant pour les amis de l'Entente, la Macédoine grecque était une des quatre Alsaces de la Bulgarie, État dont l'indépendance officielle remontait à 1908 et celle de fait à 1878. Elle comprenait tous les territoires situés entre le Kara Sou à l'Est et les monts d'Albanie à l'Ouest. Lorsqu'on parlait de la cession de
Cavalla, c'était par dérision. S'il ne s'était agi que de ce district, la Grèce eût finalement consenti, et M. Venizélos, à un certain moment (janvierfévrier 1915), se montra disposé à céder sur ce point. Mais Cavalla formait un petit morceau de la Macédoine grecque. Si les Bulgares le convoitaient particulièrement, c'était à cause de sa richesse exceptionnelle, et surtout comme position stratégique contre Salonique. Le gouvernement grec avait agi fort sagement à Bucarest en 1913 en persistant à le garder malgré les objurgations russes, car il savait que la Bulgarie, résolue à prendre sa revanche, s'en servirait pour partir de là à la conquête de Salonique. Du reste Cavalla est une ville presque exclusivement grecque. Durant la courte occupation de 1912-1913, le Cabinet de Sofia ne put pas, de l'aveu des agents du roi Ferdinand, y trouver un Bulgare capable de remplir les fonctions de maire. Les Cabinets de Londres et de Paris ne s'en entêtèrent pas moins dans leur combinaison idéologique. Ils refusèrent d'écouter les hommes d'Etat de Grèce et de Serbie qui, pourtant, connaissaient' mieux que M. Delcassé et Sir Edward Grey leurs voisins bulgares. Quant à la Russie, elle
fit la politique de M. Perrichon. Ayant con Iribué à créer la Bulgarie, elle s'en constitua la protectrice envers et contre tous quoique sa protégée eût passé à l'Autriche depuis l'ère de Stamboulof. Elle était possédée de la manie de ramener l'enfant prodigue au bercail slave. L'enfant émancipé prodiguait les bonnes paroles à son ancien tuteur et travaillait en secret contre lui pour mieux se dégager de la tutelle. Abstraction faite du détail de négociations qu'on mena dans le secret et qui sont encore imparfaitement connues, telle est la cause profonde du trouble dans l'opinion grecque qui permit à nos ennemis de travestir nos intentions et de tourner contre nous une partie de la population. Le souci de la vérité nous oblige à confesser nos torts. Ils aideront à comprendre, sans les excuser, ceux, bien autrement graves, dont le roi Constantin se rendit coupable envers nous.
Constantin 1"' et le venizélisme.
IA question grecque ne se serait pas posée -J si l'assassinat de Georges l^^ à Salonique en mars 1913 n'avait fait monter prématurément sur le trône le diadoque Constantin. Ce prince, mari de la princesse Sophie, sœur de Guillaume II, avait sur le pouvoir royal des idées exactement opposées à celles de son père. Autant celui-ci respectait le régime constitutionnel, se conformait aux rites du gouvernement parlementaire et laissait tour à tour aux chefs de partis la direction des affaires, autant le fils méprisait le gouvernement démocratique. Elevé à la Kriegsakademie de Berlin, il admirait
'h L*AFFAinE GRECQUE
le régime personnel à la Guillaume II, considérait comme un fief de famille le royaume où Georges I^^ avait été appelé à régner, sous certaines conditions, par les puissances protectrices et la volonté du peuple, et se comportait en élu du Seigneur quoique son intelligence n'eût rien de mystique. Lui et ses frères s'étaient approprié les principes des vieilles dynasties. Du vivant de Georges 1^^, ils possédaient de peu de prestige. Ils avaient même été exclus de l'armée après la révolution de 1909. Ce fut M. Venizélos qui remit en selle les fils de Georges I^^. En assumant le pouvoir en 1910, il se persuada que la Grèce n'était pas mûre pour la république, qu'elle avait besoin d'une dynastie et qu'il importait de consolider celle qui existait. Il rappela les princes, leur rendit leurs grades et se préoccupa de rehausser le plus possible le prestige du diadoque de manière à lui faciliter plus tard sa tâche royale. Il fit célébrer ses succès militaires^ pendant la première guerre balkanique. Il observa le même système après le changement de règne. Au contraire des ministres qui cherchent à éclipser leur souverain, M. Venizélos ne négligea aucune occasion d'entourer le sien d'une auréole. Ce