‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 15 sur 200 · Bibliothèque de Genève · texte numérisé non relu

Bibliothèque de Genève

2. Cité par Godet, tiïsl. lUL, p. 186. W. Sayous, XVllb siècle^ p. 99.

22 L AFFAIUE J.-J. ROUSSEAU

en question fut approuvée de tous : « Je vous remercie de l'excellente apostrophe àTincomparable M. Abauzit, écrit Vernes à Jean-Jacques ; c'était a vous à faire l'éloge de cet homme unique, comme ce serait à lui à faire le vôtre ^ » Etait-ce ainsi qu'on comprenait déjà l'admiration? lui demandait-on déjà d'être mutuelle? Abauzit eut le bon goût de ne pas rendre la casse pour la manne, et s'abstint de louer Rousseau, du moins publiquement : il était trop vieux pour une telle entreprise; il écrivait moins que jamais; mais il le loue à maintes reprises dans ses conversations qu'on écoutait comme l'Evangile, en des propos qu'on colportait, que des amis communs répétaient à Jean-Jacques'.

Tout autre est le naturaliste Charles Bonnet, à qui cependant incombera plus tard la mission de publier les œuvres d' Abauzit, qu'il s'appliquera à nettoyer de leur « socinianisme » \

Il est né à Genève, en 1720, d'une famille originaire de Thon ex. Il a eu la carrière la plus facile, la plus brillante qu'on puisse imaginer : à dix-huit

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