‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 163 sur 200 · C. Bonnet écrit au baron de Haller, le 2tî février · texte numérisé non relu

C. Bonnet écrit au baron de Haller, le 2tî février

« Nous avons été très occupes, la semaine dernière, dans le Grand Conseil, a lexamen d'un des derniers articles des lleprésentations

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abaiidoiiiuiil un rien de la (!ari^aison [)Our sauver le bateau, ou du moins pour i^agncr du L(;nfi|)s, el laisser nu\ défenseurs du Gouvernemcnl le loisir d'achever les Lettres populaires^ dont on attendait l'elTet miraculeux qu'avaient un instant produit les Lettres de la campagne ^ .

La curieuse correspondance de Jean Cramer et de Bonstetten" montre ({ue, maigre leur incurable optimisme, les Négatifs ne méconnaissaient pas comj)lètement ces difficultés, que leurs amis étrangers comprenaientd'ailleurs mieuxqu'eux-memes. Ainsi, tandis que Cramer se félicite du résultat obtenu, Bonstetten, tout en approuvant la décision du Petit Conseir^ s'inquiète pourtant de certains points de la Beprésentation, « qui doivent, dit-il, donner bien de la tablature aux Conseils ». 11 en marque nettement la portée en ajoutant : « C'est l'article du droit négatif, et la revue générale de vos édits. L'un et l'autre de ces points se présentent à moi sous la face d'une hydre de difficultés'». » Et, pour pouvoir rassurer son ami par de meilleures perspectives, il en est réduit à escompter «des temps plus

lie nos citoyens : c'est celui des Vins, assés peu important de hii-uièuie, qui ne touche point à la Constitution, et que nous nous sommes laits un plaisir daccordcr à la réconciliation. Nous ne pouvons pas être aussi faciles sur tous les articles, parce qu'ils portent plus ou moins sur l'essence de la Constitution... »

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