‹ L'affaire J.J. RousseauChapitre 182 sur 200 · Jansen, p · texte numérisé non relu

Jansen, p

POLÉMIQUES DE GENÈVE. — TR01JHLES DE MOTfEIlS 'A'H

Roiissoiiu n'if^norait pas cos iiogociations. II s'en montrait loii soucieux. Le 'A mars, en edet, il en écv\i à Lenieps sans caciiei" ses inquicUudes : et sa lettre' montre à la fois qu'il est mal renseigné, que ses craintes sont, pour le moment, exagérées, et que d'ailleurs il est prêt à tout. Il écrit dans le même sens à Du Peyrou, le 7-. Le jour suivant, il reçoit la visite de Montmollin, auquel il olïVe, — comme il le raconte àMeuron — de s'engager à ne pi us écrire de sa vie « sur aucun point de religion*^ ». Bien que le pasteur l'ait quitté assez aigrement, il lui envoie, le 10, l'engagement en question, ou plus exactement l'olTre de cet engagement, qui ne lobligerait qu'à titre conditionnel'. Il semble alors très hésitant, très perplexe, tantôt résolu à la bataille, tantôt prêt, à capituler. Il écrit à Du Peyrou, le 14, qu'il n'a nullement l'intention de quitter le pays, à moins qu'on ne l'y force par la violence^'; et à Meuron, le 23, qu^après avoir pris l'avis de mylord Maréchal, il est résolu à s'en aller". Cité là-dessus à (comparaître devant le Consistoire de Motiers, pour justifier ses croyances, il prend la résolution de se rendre à la convocation, prépare son discours, le répète, — et manque de courage au dernier moment. Il lui avait d'abord paru facile, à lui dont la pensée remuait le monde, de confondre « ce pauvre ministre au milieu de ses

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