‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 17 sur 97 · ACTE 1, SCÈNE III il · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE III il

Eors un amour, même vîolenl, jtourrail jiir en douce amitié...

l'n:nRK

I Oui, comme une fraîche soirée termine jour brûlant. Evidemment ce serait mieux ; mais cela revient à dire qu'il fau- IraU nous débarrasser tout à coup des idées 'fie nous avons héritées depuis des siècles.. . Et encore empÈcherez-vous les passionnés 1 aoulTrir?

nor.ER

I Ils soulTriront... s'ils sont passionnés, pae peuvent-ils désirer de mieux que leur buETrancc, et ils n'ont pas besoin d'yajoui calomnie, le fer et le poison. Oui, en priant un langage do justice et de résignabn, on viendrait efficacement au secours bs âmes moyennes, c'est-à-dire do la masse [ est malheureuse parce qu'on lui parle ^écisémcnt le langage contraire, qui soull're mot, parce que c'est dans les livres, ■enez, à l'heure qu'il est, mettez au théâtre ■l.

42 l'affranchik

un amant qui se sépare d'une maîtresse infidèle, et si cet amant ne la tue pas, ou tout au moins ne la traîne pas par les cheveux en la piétinant, on dira qu'il ne Taimait pas. Et pourtant !

PIERRE

Oui, tout cela est fort beau en théorie ; mais vous-même...

ROGER

Je sais ce que vous allez me dire. Écoutez-moi : j'adore M"® de Moldère et je crois qu'elle m'aime; mais le jour où elle ne m'aimera plus, je prétends qu'elle me le dise loyalement, bravement...

PIERRE

Faites attention, les voici qui reviennent.

>ft«— W^< H MI ." ' l jt. ' ^ il| >^ v " ^ ■» •^'« » O >>--i—

Page 1